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Mortemin
Il y a bien longtemps, dans un petit village nommé Peagle, vivait un homme s'appelant Menedil.
Cet homme, ce n'était pas n'importe qui, personne ne pouvait le vaincre lorsqu'il sortait ses dagues.Cet art, il l'exerçait depuis ses 10 ans, depuis le jour où il avait vu son frère mourir pour le sauver.
Pourquoi avoir appris cet art ? Tout simplement par esprit de vengeance. Si son frère est mort, ce n'est pas pour le sauver d'un accident, mais d'un meurtre.
Un jour, où ils se promenaient tous deux en pleine campagne, une voiture vint derrière eux et les suivit, sans les dépasser. Pendant bien deux heures, elle resta derrière eux, sans qu'ils ne comprennent pourquoi. Puis, soudainement, la voiture leur fonça dessus. Menedil n'eut pas le temps de comprendre la situation que son frère le poussa dans le champs. Mais, au grand malheur des deux frères, il n'eut pas le temps de se sauver également, et se fit renverser. La voiture sans alla avant même que Menedil ne se soit relevé. Une fois debout, celui-ci courut vers son frère pour le sauver, mais il était trop tard.
Il prit son frère sur son dos et entama le chemin du retour. Après des heures interminables de marche, il parvint enfin à la porte de sa maison, mais n'osa pas rentrer. Il posa alors son frère sur le pallier, y donna trois coups et s'en alla.
Il marcha pendant des semaines, des mois, peut-être même bien des années, il n'en savait rien. Toutes notions du temps lui étaient devenues inconnues.
Un beau matin, il vit dans un journal trainant par terre le nom de son frère et commença alors à lire l'article. Il y apprit que les assassins de son frère avaient été libérés de prisons, et il avait enfin les noms.
Il se dirigea vers le magasin d'armes le plus proche et y acheta deux dagues et, pendant des années, jour et nuit, il s’entraînat en pensant au jour où, enfin, il pourrait venger son frère.
Même après être devenu le plus grand maître des dagues de tous les temps, il continua à s’entraîner, refusant d'arrêter tant qu'il n'aurait pas vengé son frère.
Un jour, une jeune fille, intriguée par son isolement, décida d'aller le voir, sans savoir que c'était lui, l'homme dont tout le monde parlait, que tout le monde craignait. Elle du donner plus de dix coups sur la porte avant qu'enfin, il vienne lui ouvrir. Elle fut surprise de voir en face d'elle un si bel homme, musclé et bronzé, bien que tout en sueur. Elle l'avait à peine vu qu'elle en était chamboulée de tout son être. Elle préféra s'excuser d'une erreur et rentra chez elle.
A peine eut-elle fermé la porte de chez elle qu'elle se déshabilla et se coucha sur son lit, elle se sentait submergée d'une chaleur interne. Mais qu'avait donc cet homme pour lui faire un tel effet ? Elle-même n'en savait rien. Tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle était irrésistiblement attirée par lui.
Elle passa toute la semaine suivante à tourner en rond dans sa chambre, n'osant pas sortir de chez elle, par peur de le rencontrer, alors qu'elle savait très bien qu'il ne sortait jamais de chez lui.
Elle se décida finalement à retourner le voir, en espérant que les effets de la première fois étaient dus au fait que, justement, ça avait été la première fois qu'elle le voyait. Et pourtant, à peine eut-il ouvert la porte qu'elle sentit à nouveau cette chaleur interne monter en elle. Elle essaya de se maîtriser quand il l'invita à entrer, et pénétra dans la maison en essayant de paraître la plus calme possible.
Ils s'installèrent dans le salon et entamèrent les présentations. Elle lui expliqua ensuite la raison de sa présence et ils entrèrent dans une grande conversation qui dura plusieurs heures sans qu'aucun des deux ne s'en rendent compte.
Elle rentra chez elle tard le soir, le cœur léger, et alla se coucher avec pour seule image en tête, le visage de cet homme qu'elle trouvait particulièrement séduisant. A partir de ce jour, ils commencèrent à se voir de plus en plus souvent, jusqu'à ce qu'ils se voient tous les jours.
Au fur et à mesure que les jours passaient, tous deux ressentaient une attirance de plus en plus forte envers l'autre. Mais Menedil avait peur, peur que ses sentiments ne l'éloignent de son but premier. Il savait très bien qu'après avoir vengé son frère, il devrait mourir ou finir sa vie en cellule. Il ne pouvait donc pas se permettre d'avoir une histoire avec une femme.
Mais cette fois, c'était différent de tout ce qu'il avait déjà connu. Dès qu'il la voyait, il ne contrôlait plus rien de ce qu'il faisait. Il était obligé d'obéir à une force plus forte que lui, et dont il ne connaissait même pas la nature.
Leur relation continua à se développer, au point qu'ils paissaient même parfois la nuit ensemble.
Quelques mois plus tard, les hommes qui avaient tué le frère de Menedil arrivèrent dans son village et il en fut bien évidemment mis au courant. Il attendit une semaine avant d'aller les trouver et, à peine eut-il frappé à leur porte qu'un couteau partit dans sa direction. il l'esquiva de justesse et apperçu au même instant Laura au bout de la rue, courant dans sa direction avec peine.
Arrivée devant lui, elle le supplia de ne pas se battre contre ses hommes. Elle passa bien dix minutes à essayer de le convaincre etlui dit pour dernier argument qu'il allait être papa. Puis elle partit en courant, pleurant toutes les larmes de son corps.
Menedil ne savait que faire. Cela faisait si longtemps qu'il attendait le moment où, enfin, il pourrait venger son frère. Mais il savait très bien que, s'il le faisait, il se condamnait à mourir, et il ne pouvait abandonner sa bien aimée, la laissant seul avec un enfant qui était le sien.
Il partit en courant dans la direction que Laura avait prise peu de temps avant lui. Il la rejoignit chez elle et la trouva couchée dans le canapé, pleurant à chaudes larmes. Elle eut un petit sursaut quand il la prit dans ses bras, puis elle l'enlaça à son tour.
Il fallut plusieurs heures à Menedil pour réussir à la calmer. Il lui proposa ensuite de déménager pour partir loin de ces hommes, ce qu'elle accepta sans hésiter.
Un mois plus tard, ils étaient dans leur nouvelle maison, et Laura accoucha la semaine suivante.
Menedil venait de faire ce qu'il s'était toujours interdit de faire : il avait fondé une famille. Mais il en était heureux, tout autant que sa femme et sa fille qu'ils décidèrent d'appeler Espoir, car elle offrait à Menedil un espoir d'avoir enfin une vie normale, et à Laura l'espoir de terminer sa vie avec l'homme qu'elle aimait.
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