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Quels sont vos 3 textes préférés ?
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Total : 79
Isandre


Ces conteurs de talents ont écrit pour vous leur histoire, celle qui les lie à leur Dragon. Venez en goûter la teneur et exprimer vos coups de coeur. Merci 
Rappel du sujet :
Dragonnier débutant ou confirmé, vous chevauchez le Dragon. Entre bagarres dans l'arène et guerres des Clans, il est le centre de votre vie.
Lui, qui vous donne tout, vous accorde sa confiance et remet sa vie entre vos mains. Chaque jour s'écoule en sa majestueuse présence et le lien qui vous unit est unique.
Il connait tout de vous, jusqu'à la moindre de vos pensées. Il vous soutient dans toutes vos entreprises, il est de toutes vos aventures.
Mais, si nous vous connaissons ou vous avons croisé, nous ne savons rien de la vie que vous menez ensemble.
Aussi, vous allez raconter votre histoire en veillant à mettre à sa juste place votre Dragon. Vous allez écrire un hommage au Dragon, le sien.
Vous nous le présenterez, nous indiquant son caractère et ses particularités. Vous parlerez de lui avec l'intensité qui lui est due, vous nous ferez comprendre et sentir la complicité qui vous lie, au travers d'une aventure ou d'une anecdote.
Et merci, nobles dragonniers, d'avoir eu le courage de nous raconter votre histoire, de nous avoir fait partagé vos émotions 
Leurs textes vont être affichés à la file, merci de prendre le temps de les lire car cela en vaut vraiment la peine ! Ce sont de très beaux textes, il va vous être difficile de les départager !
Amateurs de récits, c'est à vous de voter !
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Isandre


Kululumpia a écrit:
Mon frère
Ô majestueux souverain des cieux, au caractère ambitieux, envieux d'égaler les dieux
Quel honneur d'être l'élu, d'avoir la chance de t'épauler dans ta quête si ardue
Sens-tu mon courage te transcender? Sens-tu notre orgueil au combien précieux?
Nous ne ferons qu'un jusque dans l'au-delà, jamais nous ne nous avouerons vaincus
Ce n'est pas le même sang qui nous unit, mais nos âmes qui sont réunies
Bien des êtres ont voulu nous voir détruits, mais l'échec est de mise, car notre lien n'a pas de prix.
Ô mon frère, nos consciences vont de pair
Ô mon frère, notre lien est ce qu'il y a de plus cher
Ô mon frère, avec toi je suis capable de tout faire
Ô mon frère, tu es le centre de mon univers
Ô grandiose maître des flammes, des brasiers fantastiques, ta colère réclame
Tes incendies auront pour allié mon esprit embrasé, et notre justice s'accomplira par mes lames
Notre règne du feu vient de commencer, par celui-ci notre volonté sera exaucée
Gloire et respect sont nos maîtres mots. Force et volonté nos fondamentaux.
Quiconque contestera nos lois, sombrera dans le chaos et connaitra mille maux
La faiblesse est exclue, la pitié non retenue, notre détermination est la seule vérité absolue.
Ô mon frère, nos consciences vont de pair
Ô mon frère, notre lien est ce qu'il a de plus cher
Ô mon frère, avec toi je suis capable de tout faire
Ô mon frère, tu es le centre de mon univers
Ô habile combattant, maintes victoires nous avons su mener à bien, devenant d'habiles tacticiens
Plusieurs fois nous avons dû faire face et terrasser les tiens, n'en laissant presque rien
Alliant écailles et acier, mêlant feu et armure, nous sommes un parfait guerrier
Redoutable assassin que tu es, la vue simple de ton ombre, nos adversaires, fait plier
Tes yeux emplis de fureur, ne sont que terreur, ils prédisent l'avenir et ses imminentes horreurs
Déployant tes ailes, révélant tes talents de tueur, ainsi tu amènes leur dernière heure.
Ô mon frère, nos consciences vont de pair
Ô mon frère, notre lien est ce qu'il a de plus cher
Ô mon frère, avec toi je suis capable de tout faire
Ô mon frère, tu es le centre de mon univers
Ô illustre esprit sage, ton expérience et ton infini savoir font des ravages
Grand orateur, maniant les mots, manipulant les esprits, égal des plus grand mages
Réfléchi, tu connais tes vices et en fait force. Impatience et orgueil t'ont fait subir bien des sévices
Ambition et courroux t'ont bien souvent induits en erreur, laissant à tout jamais leur cicatrice.
Altruisme et bienveillance contrebalance, ton coeur noir est gardien de bien des confiances
Loyauté et honneur sont tes seules créances, nombreux sont ceux qui se sont heurtés à ta méfiance.
Ô mon frère, ensemble il est impossible de choir
Ô mon frère, notre parcours m'inspire l'espoir
Ô mon frère, nous ferons flotter notre étendard
J'écrirais l'histoire avec toi, mon frère Jeskar.
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Isandre


druimcarth a écrit:
- UN PAS VERS.... HIER!-
On est enfin posés.
On a parcouru bien des kilomètres au-dessus des vastes contrées, durant plusieurs jours, et cette nuit est notre dernière escale avant d'affronter Trench'an.
Mon dragon dort à point fermés. Je suis allongé contre son flanc. Arwen, la mini fée, s'est glissée sous ma chemise de lin pour se lover dans le creux de ma clavicule avant de s'endormir à son tour.
Je ne parviens pas à trouver le sommeil.
Je prends conscience que demain sera le dernier.... le dernier lendemain.
Mon corps fatigué cède sous l'angoisse de mon esprit. L'étreinte de la peur se révèle corrosive, impitoyable et sans pitié.
De plus, je n'ose bouger de crainte de blesser Arwen...
Il est des jours où l'esprit parle à votre conscience: certain l'appelle l'Ego, d'autres l'Inconscient... histoires d'hommes tout ça mais pas d'elfes. Nous, petit peuple, on surnomme ça "Le dialogue Astral".... On ne se dérobe pas sous des pseudos-mots-psychologiques pour chercher au fond de nous; nous trouvons au fond de nous!!!
" Tous les lendemains n'ont pas leurs levés de soleil!!!"
" Demain, je verrais le soleil!"
"Et après ? Après l'affrontement ?"
"Le soleil se lèvera à nouveau!!!!"
"Quels doux mots quand on sait que c'est ta monture qui périra sous les jets des lances... Mais affronteras-tu la colère des hommes une fois Druim mort ?... Car sans lui, qui es-tu ? Un elfe ? La belle affaire!!!! Vous les elfes, faites rêver les hommes mais pas la Destinée!"
"Druim.... Druim....!!!! Je ne veux pas qu'il meurt!"
"Alors que feras-tu pour éviter ça ?....."
Flash
Un flash blanc se dessine brutalement devant mes yeux, comme si on les avaient frappés du poing.
Je me suis endormi. L'espace d'une seconde, je me suis endormi et j'ai parlé à mon esprit, à ce qu'il voit et ressent.
Je déboutonne les trois premier boutons de ma chemise, prend délicatement Arwen et la dépose dans ma bourse en cuir, au chaud, au pied d'un chêne de la clairière.
Et je m'assois!
Je m'assois en tailleur et part en méditation.
Durant mes longs périples d'autrefois, on m'a appris à méditer, à faire des voyages Astraux. Ces Maîtres, m'ayant appris ce don, me conseillèrent de voyager à travers le passé; celui de notre vie actuelle et de nos précédentes. Car ce n'est qu'en puisant dans le souvenir de notre passé, comprendre les erreurs d'hier, que l'on peut se permettre de voir demain avec la connaissance du Sage.
De plus, ce travail a un avantage: il distrait l'esprit, le nourrit de connaissance tandis que le corps se repose.
Ma respiration ralentit, devient plus profonde dans ses inspirs et expirs. elle devient consciente... puis je vois le mouvement de mes poumons, de mon coeur, l'afflux du sang dans mon cerveau.
Et mon corps s'alourdit, s'enfonçe dans la terre. Mon squelette pulse sous chaque mouvement respiratoire et cardiaque... je le sens vivre!
Puis une légère nausée m'envahit quand mon esprit sort de mon corps.
J'ai le vertige.
Je me vois à présent en train de méditer. J'aperçois Druim qui dort et Arwen dans sa bourse de cuir.... je vois tout d'en haut!
Un léger filet d'argent me retient à mon corps comme le fil d'un ballon pour ne pas qu'il s'envole.
Je me regarde. Je regarde Druim. Puis je scrute les étoiles.
Et plus je les regarde, plus elles grandissent!
Je m'approche d'elles.....
Je vole.
Je flotte.
Je traverse la nuit de la Terre, l'obscurité de l'espace, le Néant de l'Univers.
Je suis.... Rien!
... Et Tout!
Je m'avance dans le Vide et m'arrête. Je regarde en bas. C'est comme un bassin où se profilent des gens qui évoluent dans leur existence.
Et je me vois!
Je me vois braquant mon arme vers le ciel. Vers cette ombre menaçante qui me domine et s'écroule dans un fracas tonitruant. Je me vois apercevoir l'entrée de la grotte et les trois oeufs qui s'y trouvent.
Je vois celui que je prends dans ma main et qui y éclos.
Je vois Druim la première fois.
Je le vois à cet instant faire son premier pipi dans ma main et cracher sa première volute de fumée dans un rot.
Je revois son regard, celui d'un bébé envers son père.
Et j'ai craqué, bien sûr!!!!!!
Je me revois lui déposé un baiser sur sa minuscule gueule, jeter mes flèches (j'en ferais d'autres) et le placer dans mon carquois.
FLASH
Retour au néant bienfaiteur qui m'entoure.
J'avance un peu et regarde en bas...
Druim s'envole et... tombe!
Les premiers vols sont toujours difficiles.
Je râle.
"Druim, mince, t'es aussi souple que l'enclume du forgeron! Fais un effort bon sang!!!!"
Il se relève et tente à nouveau une envolée!
Encore une chute.
Il me regarde, désemparé et s'énerve. Il ouvre la gueule et crache du feu dans sa colère.
"Druim..... DRUIM!!!!!!! Ta première enflammée......."
Je suis ému.
C'est comme s'il m'avait dit "papa"!
Je me vois l'enlacé!
"Ce soir, sanglier à la broche pour fêter ça!!!!"
Satisfait, il s'enroule sur lui-même et s'allonge.
FLASH
Encore un pas!
Vers quand d'hier ?
Je ne sais pas encore.
Je regarde par le bassin...
... Je suis assis et je pleure.
Un messager est venu m'annoncer la mort de mon père.
Druim s'approche de moi et s'enroule autour de mon corps.
Sa chaleur n'y fait rien.
J'ai trop froid!
Trop froid dans mon âme.
Il me regarde et comprend qu'il est impuissant.
Mon corps semble se dissoudre et mon âme s'évaporer. Un petite mort vient de percer mon coeur.... ma mort. Ma première mort.
Druim me scrute. Mon regard croise le sien et je m'y perd avec délice.
Et il me dit:
"_ Accepter la mort est la première vérité de la vie!
_ Mais... mais... tu parles ?
_ La vouivre parle dés sa naissance mais ne dit mot tant qu'on n'est pas prêt à l'entendre. Tu es prêt!
_ Aujourd'hui, malgré ma joie d'entendre ta voix, je ne désire parler avec toi!
_ Tu ne désires parler avec moi car tu as peur de mourir.
_ Non. Je ne désires parler car je viens de perdre un être cher!
_ Ton père!
_ Oui!
_ Et après le père, c'est le fils; cours normal de la vie!"
Je ne dis mot.
Il m'énerve!
Puis je craque!
"_ Et ta mère!!!!! TA MERE!!!!!!! ELLE EST MORTE! COMME MON PERE! SANS MOI, TU NE SERAIS RIEN!!!! T'ENTENDS ? RIEN !!!!!!
_ J'entends! C'est pour ça que nos âmes sont liées! Parce que nous sommes identiques. Ce n'est pas pour rien que nous sommes là tous les deux! Ce n'est pas un hasard!"
Je pleure à nouveau et je le frappe.
Je le frappe et je ne lui fais même pas mal. Mes mains saignent sous sa cuirasse d'écailles et il déploie une aile pour m'enlacer.
Je me débats mais il insiste.
Je cède sous sa force et me laisse aller dans ma douleur.
Je pleure, pleure et m'endors sous sa tendre protection.
FLASH
Un pas de plus dans le "Rien" qui m'entoure.
Je regarde!
Le guerrier!
Le vieux guerrier brise la pierre de jade en deux et la pénètre dans mon corps. L'autre moitié dans celle de Druim. Nous nous réveillons dans la clairière, une demi pierre de jade brillant dans le torse de chacun de nous.
FLASH
La fée! Arwen! Notre première rencontre sur cet arbre. La reine des fées qui me confie cette mission de combattre Trench'an.
Les vols sur les contrées multiples.
Et enfin, moi, me voyant, du haut de se fil argenté qui me rattache à mon corps au ici et maintenant!
FLASH
Je regarde le néant. Je regarde Rien. Je regarde Tout. Je regarde droit devant moi.
Et je fais un pas!
Un pas vers demain!
Je regarde.
Je scrute.
Et je pleure.
FLASH
Mon esprit revient dans mon corps.
Je me réveille, mon corps contre le flanc de Druim.
Je ne suis pas fatigué.
Je jette un coup d'oeil sur Arwen. Elle dort à poing fermé.
Je dépose ma main sur la gueule béante de Druim.
Je le caresse.
Il ronchonne un peu mais j'insiste.
Il ouvre un oeil, me voit et le referme.
J'insiste!
"_ Druim, réveilles-toi! C'est important!"
Il me regarde à nouveau et grommelle:
"_ Tu crois que l'insomnie nous rendra service ?
- Le soleil se lève. Il pointe à l'horizon. C'est maintenant où jamais!
_ Alors ce sera jamais!
_ Druim! DRUIM!!!!! Il est l'heure!
_ L'heure de quoi ?
_ Le vieux guerrier nous a donné l'unité du coeur avec l'oeuf de jade mais il manque l'essentiel!
_ L'essentiel ?
_ Oui! L'essentiel! Ce lever de soleil est peut-être le dernier. Et on n'a pas tout fait!"
Druim se relève, complètement réveillé cette fois:
"_ Tu n'es pas sérieux, Aguenor ?
_ Si, on doit le faire!
_ Mais, si je meurs, tu....
_ Je sais, je sais!
_ Alors....
_ Oui! Faisons le rituel! Il est l'heure. Il se fait à l'instant subtil de l'aube, entre la fin de la nuit et le début du jour; de la mort et de la renaissance.
_ .... Mais......!
_ Faisons-le! Faisons le rituel! Unissons nos Âmes. Ainsi, dans la plaine, nous mourrons ensemble.....!"
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Isandre


Loree a écrit:
À écouter dans une fenêtre à côté
http://sd-2.archive-host.com/membres/pl … Chapel.mp3
http://sd-2.archive-host.com/membres/pl … of_God.mp3CŒUR DE DRAGON
-Tout est fini. À quoi bon vivre, il est perdu. Le seul être pour lequel je vivais est mort... Mais avant de partir, laisse moi te conter notre histoire, ami, qu'elle serve d'exemple à quiconque prétend ne pouvoir tolérer la différence...
Il est des peuples où l'on prétend que chacun connait deux naissances. Je crois que la mienne a eut lieu il y a quelques heures seulement, à l'approche du danger. Tapie au plus profond de notre antre, je me blottissais contre lui. Mon ami, mon frère, mon alter-ego. Ma fourrure ocre contre ses écailles bleues, je tenais à rester avec lui alors qu'il était si mal en point. J'aurais volontiers pleurée comme les humains si les cougars le pouvaient. Hélas, mes yeux restèrent secs. Impuissante, je gardais pour moi ma douleur et ma haine. Cachée par son imposante stature, si belle et terrible à la fois, je me rappelais... Comment en étions arrivé là? Tout était à cause du tueur... Nous étions si bien, avant qu'il n'arrive... Juste tous les deux.
J'avais rencontré Al un an auparavant, ce dragon qui était si cher à mon cœur. Difficile de croire que nous ayons été si proches et si vite... À l'origine, il vivait avec une connaissance à moi. Comme nous deux ensuite, ils étaient inséparables. Mon amie, ma sœur de race, l'avait trouvé abandonné alors qu'il était encore dans l'œuf, et l'avait élevé comme s'il était son fils. Comme les autres, j'avais ri au début de cette amitié improbable entre un félin et un dragon. Si j'avais su à l'époque qu'il m'arriverais la même chose... Son protégé grandissait à une vitesse prodigieuse. Ses écailles couleur d'eau prenaient chaque jour plus d'éclat et de couleur. Son corps, d'abord chétif, avait gagné en corpulence et une puissante musculature avait prit place sur ce corps qui était devenu celui d'un guerrier redoutable, à la fois imposant et en même temps léger comme l'air qu'il fendait avec grâce. Mais mon amie avait des ennuis avec des chasseurs et savait que ceux-ci avaient repérés sa tanière et qu'ils la suivraient jusqu'au bout. La mort dans l'âme mais sachant que c'était nécessaire, elle m'avait confié son jeune compagnon. J'avais accepté par amitié pour elle dans un premier temps, puis par amitié pour Al par la suite. J'appris quelques temps plus tard que ces maudits humains l'avaient trouvé et que sa route s'était arrêtée ici. Mais pour celui qui était désormais mon protégé, la cougar était simplement partit très loin pour un voyage forcé qu'elle n'avait pu repousser, et devait faire seule. Ce n'était pas vraiment un mensonge, n'est-ce pas? Juste une interprétation des faits...
Bref, nous vécûmes dans ma tanière, et je dois avouer que malgré le malheur qui était à l'origine de cette cohabitation, je passais les plus beaux mois de ma vie. Al était toujours gai, prompt à aider comme à jouer. Fidèle, chaleureux, fiable et protecteur, il fut je crois le meilleur ami que l'on puisse rêver d'avoir. Chaque seconde passée à ses cotés, chaque instant avec lui constituent mes plus précieux souvenirs, que je garde enfouie dans mon cœur comme un trésor inépuisable et inaltérable. C'est grâce à lui que je vis encore, que j'eus ensuite la force d'avancer et de me battre.
Lorsque ces mêmes chasseurs m'avaient également dénichée alors que je traquais également le gibier, il était immédiatement venu à ma rescousse. Ses ailes brassant l'air créaient des bourrasques contre lesquelles les chasseurs peinaient et luttaient. Deux yeux dorés, étincelant d'un éclat meurtrier qui ne présageait rien de bon pour les saucissons à jambes, des crocs que lui envieraient les plus gros prédateurs de la forêt, Al avait surgit de nul part et s'était interposé dans la clairière entre mes assaillants et moi même. J'étais abasourdie, je ne l'avais jamais vu dans une telle rage. Grondant et tonitruant, c'était toute la fureur du ciel qui s'exprimait à travers lui. Seigneur des vents il était, et les flammes qu'il cracha ce jours là épouvantèrent terriblement les hommes. C'est miracle si la forêt ne prit pas complètement feu. Ses yeux roulaient de fureur, ses mouvements de queue et ses battements d'ailes abattirent bon nombre d'arbres et des hommes périrent écrasés par ses pattes griffues ou brulés par ses flammes meurtrières. Il était magnifique et je restais subjuguée par la beauté du spectacle qui s'offrait à moi ce jour-là. Al m'avait sauvé sans hésiter une seconde, et c'est justement cela qui causa notre perte. À cause de moi...
Vois-tu, ami, les trappeurs ne sont pas fous. Ils ont tout de suite compris qu'un dragon, surtout avec une détermination pareille, ils n'en viendraient pas à bout. Alors les survivants avaient rebroussé chemin tant bien que mal, emportant si possible leurs blessés avec eux. Mais plutôt que de décider de nous laisser la paix, qu'ont-ils fait? Ils ont choisit d'appeler un chasseur de dragon professionnel. Nous ne nous en doutions pas, jusqu'à ce qu'une décharge ne soit tirée en direction de la tête d'Al. Une attaque brusque, à laquelle nous ne nous attendions pas. Oh, les réflexes du dragon lui permirent d'esquiver, néanmoins la chasse était ouverte.
Nous avions face à nous un chasseur d'un tout autre type. Puissance, réactivité, cruauté, détermination... Cet homme-là dépassait en dangerosité tout ce que nous avions pu rencontrer ou même imaginer. Ses tours multiples, armes inconnues jusqu'alors, tout cela nous terrifiait. Bien sûr, nous avons essayé de fuir, loin de lui, loin de tout. Je ne pouvais m'empêcher de repenser à mon amie, qui avait eu confiance en moi. J'avais le sentiment de l'avoir trahi, d'avoir trahi mon ami d'écailles et de flammes.
Notre adversaire semblait disposer d'armes inconnues qui ne visaient que les dragons. À plus d'une reprise, Al sembla affecté par des sons et des maux que je ne ressentais pas le moins du monde. Les artefacts guerriers que ce combattant lui opposait me laissaient de marbre, mais malgré mes attaques répétées contre lui, Il m'esquivait toujours, quoi que je fasse. J'étais totalement impuissante, mais voulu rester avec mon écailleux quoi qu'il arrive. Nous pûmes échapper à notre adversaire pendant un temps et avions trouvé refuge dans notre tanière. Mais cela ne pourrait durer, nous le savions. Lui était affalé à mes côté, le souffle court et saccadé, les yeux brouillés par la douleur, et le corps saignant à plusieurs endroits. Comment était-ce arrivé ?
Je me morfondais en voyant le piteux état de mon compagnon lorsque je l'entendis. Il s'avançait, sûr d'avoir touché sa proie. Sûr de nous tenir au creux de sa main. Sûr de sa victoire. Et il avait raison... Que pouvais-je faire? J'imaginais déjà son sourire narquois et suffisant, son petit ricanement sarcastique à la vue du dragon souffrant et incapable de se défendre... Non! Je ne pouvais tolérer ça. Au fur et à mesure que cet ignoble personnage surgissait dans ma mémoire, mon poil se hérissait, des grondements sourds sortaient de ma gueule, tout comme les griffes jaillissaient de mes pattes. Une résolution et une combattivité que je croyais perdues refaisaient surface, aidées d'une colère comme jamais je n'en avais ressenti. Nous avions perdu la bataille, mais pas la guerre. Les cougars sont réputés pour leurs pugnacité et leur détermination paraît-il? J'allais lui montrer de quoi j'étais capable! Le temps des pleurs était fini, place à la guerre.
« Je reviens, reste là. »
Quelques mots soufflés, une ou deux caresses, et me voilà partie pour la forêt. D'après mon ouïe, mon adversaire peinait dans les éboulis qui menaient à notre antre. J'avais eu raison d'installer mon camp là-haut, personne ne pouvait gravir la pente sans prévenir, à moins de ne pouvoir voler. Pattes de velours et griffes d'acier, j'avançais, toujours, j'avançais. Je le voyais à présent, à mi chemin. Les pierres roulaient et son pied glissa sur elles. La pente est rude, et avec du recul, je suis impressionnée de voir qu'il a réussit à monter si haut. Jamais humain n'avait pu grimper jusqu'alors dans cette mer de pierre. Me dissimulant rocher après rocher, je descendais sans un bruit en sa direction et finit par me tapir derrière un tas de caillasse particulièrement imposant... Et instable. Je savais qu'il serait forcé de passer par là. Mon cœur criait de rage, et chaque larme versée pour Al se muait en pique acérée et emplie de haine et de fiel contre cet homme. Pour lui, pour mon frère, j'étais capable de tout, même de ce sentiment meurtrier alors que d'ordinaire je suis si placide. Mon homme, ma proie, ma victime... Je me délectais à la pensé de son corps écrasé par la roche. Il devait payer le prix du sang ce qu'il avait infligé au seul être que j'aimais à présent. De lui, je comptais bien faire notre prochain festin. Et lui continuait d'avancer vers sa mort.
1 mètre. Je me raidis un peu.
60 centimètres. Je calmais ma respiration qui se réduisit à un filet inaudible.
45 centimètres. Je me collais contre le tas de roche imposant tout en me gardant bien de m'appuyer contre.
25, 20, 15... La distance diminuait au rythme de sa respiration saccadée et de ma haine qui croissait. Il allait mourir, nous allions vivre. J'en avait décidé ainsi, il fallait que cela en soit ainsi.
Soudain, je sus qu'il était temps. Je m'arc-boutai contre la pile bancale et poussai de toute mes forces. L'amas de rocher s'abattit sur lui, qui réussit à se jeter à temps sur le côté, sans parvenir à tout esquiver. Victime du dénivelé et de la chute des caillasses, je le vis rouler à une vitesse effrayante jusque la moitié du trajet, tentant de se raccrocher à chaque obstacle qu'il rencontrait. Lorsqu'enfin il parvint à stopper sa course, encore sonné par les coups contre les pierres roulantes, ce fut pour voir une cougar enragée se jeter sur lui avant même qu'il puisse reprendre son souffle. Je n'étais pas un vulgaire cailloux, moi. Je pouvais anticiper, changer de trajectoire, m'accrocher à ma proie. Ce que je fis sans vergogne. Ma haine et ma colère me donnaient une énergie et une force assassines que je découvris à ce moment. Je ne luttais pas pour chasser, mais bien pour massacrer, et à ce titre j'étais bien plus dangereuse que ce qu'il pouvait imaginer. Ses armes ne valaient rien contre moi, et tout ce qui lui restait se résumait à un gros poignard.
Tourneboulant dans l'éboulis tout en bataillant entre nous, nous atterrîmes au bas de la pente sur un terrain qui lui était plus favorable. Qu'importe, mon but était partiellement atteint : durant la chute, toutes ses armes anti-dragon s'étaient éparpillées, et probablement abimées. Al ne craignait plus rien. Mais maintenant le combat qui m'attendait serait d'autant plus dangereux qu'il était tout aussi furieux que moi. Cela ne pourrait que se solder sur la mort de l'un de nous deux, et j'étais en théorie plus faible que lui, nous le savions tous les deux. Mais je vaincrais peu importe le moyen. Quitte à y laisser ma fourrure, je ne le laisserai pas toucher une seule écaille de mon compagnon.
Un feulement et un cri guerrier retentirent dans la forêt, et le combat à mort commença. Pour chaque attaque que je parvenais à lui infliger, lui me rendait la pareille. Au fil des affrontements, nous nous retrouvâmes vers les falaises qui bordent une partie des hautes terres boisées. Évidemment, j'étais celle qui se retrouvait dos au vide. Je sais que les chats retombent toujours sur leurs pattes, mais là ma situation devenait malgré tout quelque peu compliquée. Une attaque frontale de mon ennemi aurait du me pousser à esquiver et tomber dans le vide. Mais ma décision était déjà prise: je ne reculerais plus. Son coutelas me transperça la cage thoracique en même temps que mes griffes acérées se plantèrent dans sa chair. Piégé l'un comme l'autre, la situation semblait dans l'impasse lorsque je basculais sur le coté, face au vide. C'est à cet instant je crois qu'il comprit que je ne le lâcherai pas. Son visage effaré et sa peur me ragaillardirent et je renforçai ma prise alors que nous chutions tous les deux vers la mort. Je pensais à mon ami. Puisse-t-il guérir et vivre heureux, il le méritait amplement.
Soudain, le choc. Bien que m'étant servie du chasseur de dragon pour amortir ma chute, je sentis tous mes os ébranlés, se briser. La douleur était à hurler. Après, je ne me souviens de rien si ce n'est que je tombais dans les pommes sous l'effet des terribles élancements qui me parcouraient de part en part. Je ne sais combien de temps je restais ainsi, mais un souffle chaud finit par me réveiller doucement. Lové autour de ce qui allait devenir ma carcasse, Al semblait en aussi piteux état que moi. Quel duo pathétique! Néanmoins, je n'en revenais pas : malgré toutes ses blessures, il avait pu se trainer jusqu'ici. C'était un acte héroïque et surtout incroyable d'avoir pu aller aussi loin. Peut-être le fait que les engins du tueur aient été brisé avait-il amélioré son état? En tout cas il était là, avec moi, et rien d'autre ne comptait. Cet être courageux avec qui j'avais vécu ces mois privilégiés... Oui, c'est ainsi que je voulais mourir : entre ses pattes, comme lorsque nous nous endormions ensemble le soir. Au fond, la mort n'est qu'un long, très long sommeil...
Sans un mot, nous avons profité de ce sursis. Sans un mot il s'est éteint. Ainsi périt l'un des derniers dragons de la contrée, si ce n'est l'ultime survivant de cette race autrefois prospère dans ces lieux. Malgré cela, j'ai senti comme il était serein au moment fatidique. L'un pour l'autre, nous nous étions battu et avions donné nos vie. Je ne suis pas inquiète ni triste, je sais que dans quelques instants j'irai le rejoindre. Nous volerons à nouveau, lui fendant les airs et moi sur son dos. Qu'importe ce que disent les êtres de la forêt sur cette étrange amitié : il est moi et je suis lui, deux corps pour une seule âme, une même destinée. J'étais une cougar au cœur de dragon, il était un dragon avec un âme de cougar. C'était une belle personne.
-Que puis-je faire pour toi, alors, mon ami?
-Ce que tu peux faire? Te souvenir. Ne pas oublier qu'ici, à cet endroit, sont mort deux amis que même la mort n'a pu séparer. Et rappeler à tous qu'une amitié ne se bâtit pas sur une race ou une couleur de pelage, mais bien sur la rencontre entre deux êtres. Maintenant, s'il-te-plait, passe ton chemin et laisse moi le rejoindre seule. Il m'attend.
-Paix à vous deux, puissiez-vous vous retrouver dans une vie prochaine.
-Qui sait, ami blaireau, qui sait...
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Isandre


Vendy a écrit:
Ôde à cette créature de légende
Qui n’a jamais rêvé devenir dragonnier ? Quel piètre menteur celui qui me dira le contraire. Le monde fantastique dans lequel nous vivons regorge de merveilles, mais retirons donc ce voile qui enlace notre bon sens, le Dragon reste et restera la créature la plus majestueuse que nous puissions rencontrer. Alors imaginez-vous la stupeur qui m’a saisi lorsqu’un jour je découvris cet œuf dans mon jardin, seul au milieu de la verdure. Le blanc nacré de sa coquille brillait de couleurs irisées dans le paysage et il me fallu quelques minutes de béatitude pour me rendre compte de ce qu’il représentait. Pourquoi moi ? Pour quelle raison m’accorde-t-on cet honneur ? Ces questions demeurent encore sans réponses tandis que je mis tout en œuvre pour être digne de ce cadeau incroyable. Aussi je chéris cet œuf jusqu’à son éclosion. Bien plus encore fut la surprise et l’émotion lorsque son museau fluet et curieux s’aventura au dehors de sa capsule. Petit, presque fragile mais déjà tellement influent. Ce petit bout de créature mystique respirait la force, électrisait l’air autour de lui à tel point que moi pauvre humain, je me sentais bien ridicule face à lui et frissonnais à la fois d’excitation. Le premier contact s’engagea avec toute la déférence dont j’étais capable et lorsque nos yeux se croisèrent, lorsqu’il posa son regard de jade dans le mien, profond, hypnotisant et brillant d’une lueur solennelle, je sentis une douce et néanmoins très vive chaleur m’envahir jusque dans mes veines. Il m’a choisi, il m’a adopté et je plongeais démesurément dans l’immensité de ses prunelles sans la moindre hésitation. Son nom s’imposa à moi comme une évidence : Yawë… Ses écailles de jais lui donnaient toute cette beauté unique qui caractérise si bien ses semblables et je ne me lasse jamais de les contempler avec admiration et dévotion à la fois.
Je ne fus pas étonné de la vitesse avec laquelle il grandit. Très vite ses pâtes puissantes s’allongèrent, et ses griffes menaçantes s’aiguillèrent. Sa queue poussa elle aussi, accumulant robustesse et splendeur. Néanmoins, cette imposante et ô combien impressionnante silhouette jamais ne m’a effrayé alors même qu’un homme ne saurait résister plus de quelques secondes dans un combat contre lui. Malgré cela, il était impensable qu’il me fasse un jour du mal. Je ne lui donnais pas ma confiance, c’est lui qui m’accordait la sienne. Si ma présence auprès de lui était possible, c’était parce que lui le voulait. On ne possède pas un dragon, c’est lui qui nous tolère, qui nous offre cet incroyable honneur de partager son quotidien. Aussi docile qu’il y paraît, je savais que c’était lui qui détenait les rênes, lui qui inventait les règles du jeu, tout en maintenant ce respect inébranlable qui nous unissait. Je ne pourrai jamais décrire assez bien l’ardeur avec laquelle nous sommes liés, puissante connexion magique. C’est comme si nous nous étions cherchés depuis toujours, et enfin trouvés…
Lorsqu’il fut en âge de voler, je redoutais le moment où je devais expérimenter cet art du dragonnier si particulier : le vol à dos de dragon. Après des heures d’entraînement assidues, prudent mais courageux, Yawë se lança dans les airs tel un oiseau des plus majestueux. L’éclat de ses écailles aux teintes obsidiennes éclaboussait l’air de son rayonnement alors que Yawë fendait l’atmosphère dans une danse parfaite. A aucun moment il ne fut déstabilisé maîtrisant parfaitement son vol, à l’aise et sûr de lui ; il ondulait avec volupté, se mouvait avec délicatesse et vigueur comme un prince parmi les nuages. Il resplendissait et j’étais tellement fier de lui.
Lorsqu’il revint se poser au sol quelques minutes après son envol, souverain de grâce et de légèreté, mon cœur bondit littéralement lorsqu’il m’invita d’un geste de tête à grimper sur son dos. En étais-je capable ? Voyant le stress me tétaniser, il s’approcha de moi en baissa sa tête à hauteur de la mienne. Il ferma les yeux, et inclina doucement le museau vers le bas. C’est alors que j’enlaçai sa tête, posant mon front contre le sien. Soudain, ces sentiments de doute et d’angoisse qui m’avaient perturbé la minute d’avant disparurent dans une vapeur de confiance, de calme et la certitude que rien ne pouvait m’arriver auprès de mon compagnon, que dis-je, de mon âme sœur. Yawë m’insufflait sa force, me rassurait de sa présence, de son contact. Cet état de plénitude était une véritable source de bienfaisance et de vie lorsque j’étais avec lui. Même lorsqu’il se moque de moi quand je suis maladroit, je sais que quoi qu’il arrive il sera toujours là pour moi. C’est donc armé de tout le courage dont j’étais capable que je m’élevais dans les airs avec Yawë, cet être de légende qui m’a subjugué de sa tendresse, de son respect et de son singulier mysticisme ; c’est sans mesure que je lui rends la réciproque, voué entièrement à lui. Je pense le connaître mieux que quiconque, mais je sais très bien au fond de moi que Yawë garde une part de sauvagerie, belle créature indomptable qu’il est. Il m’aime, cependant je reste convaincu que cet acte de clémence envers moi ne me permet pas de le brider ni de le maintenir. Sa nature est telle que nous autres humains sommes incapables d’asservir un Dragon sous notre volonté. C’est en pensant à tout cela que je m’élevais parmi les cieux au dos de mon prodigieux destrier, serein, nos esprits en harmonie, nos cœurs à l’unisson bâtant au rythme du temps.
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Isandre


Darknigth a écrit:
DRAGON D'OR
Dragon brillant comme l'or
Resplendissant de beauté protèges ton trésor
Au griffes d'acier et au souffle ardent
Grandement plus puissant que tout tes attaquants
Ô comme tes écailles démontres que ton cœur est pur
Ne montres pas que tu n'est pas sûr
Dragon brillant comme l'or
On est en sécurité sous tes ailes
Reste dans ta caverne protéger ton trésor
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Isandre


Spectros a écrit:
Apogée de notre histoire
Par ce lien qui nous unit,
Cette amitié qui sans aucune limite nous relit,
Ta douleur m'est sans relâche octroyée,
Toi pour qui toute vie me quitterait.
Tes griffes, longues, puissantes, majestueuses et si denses
Ont su, et sauront toujours me préserver de toute offense
Et par les pouvoirs qui m'ont été attribués
Je donnerai jusqu'à mon dernier souffle pour pouvoir te protéger.
Sur ton dos, au rythme de tes ailes battantes
Et non sans mal face à ces quelques tempêtes incessantes,
Parcourue d'une saugrenue secousse, d'une avenante émotion,
Une enivrante béatitude m'envahit, chassant à jamais ce sentiment d'oppression.
Ce zéphyr, s'exhalant de tes naseaux
Par sa main invisible, venant frôler ma peau,
Me procure, non avec aisance, cette sécurité
Que tout être doué de raison serait à même de rechercher.
Ta peau, à la fois si âpre et si tendre,
Face à ce froid qui ne cesse de s'épandre
Et par la chaleur qui émane de ton corps
Me permet au mieux de sortir de cet inconfort.
Ton souffle d'agonie, par lequel
Toute ta douleur se révèle,
M'arrache sans aucune complaisance
Ce cri strident emplit de tant de souffrances.
Oh toi mon grand ami pour qui je chanterai mille et une louanges
Saches que si tu plongeais dans ce gouffre sans fond tel un sinistre archange
Je te suivrais sans perdre un seul instant
Car sans toi, mon grand ami, mon être bien aimant,
Sans ton cœur qui ne bat qu'au rythme d'une certaine cadence,
Ma vie, dans laquelle ta place est grande, n'aurait alors plus aucun sens.
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Isandre


medusa a écrit:
La promesse
Alors que les guerres de clans dévastaient nos terres, j’avais décidé de vivre loin de toute civilisation avec ma fille. Nous habitions une modeste cabane à l’orée d’une forêt et, grâce à l’enseignement que m’avait donné mon défunt mari, nous vivions des produits de la terre et de la chasse.
De jour en jour, je sentais ma fille m’échapper : elle devenait de plus en plus silencieuse, sa mine autrefois radieuse était triste, de plus en plus triste. Elle gardait le secret sur ses absences quotidiennes qui s’éternisaient au fil du temps. Et à chaque retour, le chagrin ravageait davantage son visage.
Convaincue qu’il se passait quelque chose, je décidai de la suivre. Persuadée d’être seule, elle s’enfonçait à pas pressés, tête basse dans la forêt. Elle semblait connaitre ce chemin par cœur. Tout à coup, j’entendis non loin de là une sorte de cri sourd. Linlyss hésita un instant avant de se mettre à courir. Je la vis déblayer frénétiquement l’entrée d’une grotte. Elle se dirigeait à l’endroit d’où provenait le cri… ce n’était pas un cri mais plutôt une plainte lancinante que je percevais maintenant. Soudain, un hurlement se fit entendre.
« Ma fille ! »
J’arrachais les quelques branchages restants pour m’engouffrer dans la grotte, guidée par les hurlements de désespoir de mon enfant.
Je la découvris, minuscule, agenouillée devant une immense et superbe dragonne qui paraissait bien mal en point.
« Ainsi donc, le destin nous a rattrapées et malgré tous mes efforts, Linlyss partage sa vie avec une de ces créatures mystérieuses … tout comme son père… »
« Pourquoi ne m’as-tu rien dit ?
-C’est trop tard, maman…elle a été blessée alors qu’elle était partie chercher de la nourriture pour… »
Sa voix fut étouffée par la plainte de la dragonne qui semblait vouloir attirer notre attention. M’agenouillant à mon tour, je découvris entre ses pattes énormes, une petite boule d’écailles toute rouge. Mon regard croisa celui pénétrant de la créature et avant même que je puisse réaliser ce qui était en train de se produire, elle fit un immense effort et poussa délicatement son bébé vers moi, à l’aide de son large museau. Sans prononcer une parole, je jurai solennellement de dévouer ma vie à ce petit être qui allait se retrouver orphelin. Je compris alors dans le dernier regard échangé avec cette mère qu’elle avait entendu ma promesse. Elle posa ses yeux plein de reconnaissance sur Linlyss et dans un dernier souffle, elle s’éteignit paisiblement.
Envahie par son chagrin, ma fille ne me fut pas d’une grande aide alors que je m’acharnais à condamner l’entrée de la grotte pour que la dragonne puisse reposer en paix. Elle semblait totalement absente, assise au milieu de nulle part, avec le dragonnet lovée dans le creux de ses bras. Une fois terminé, j’ordonnais à Linlyss de se relever, pris le bébé dans mes bras (il était déjà bien lourd) et dans un silence pesant, nous nous dirigeâmes vers la maison.
« Qu’allons nous faire de ce dragon ? Je n’y connais absolument rien… et pourtant j’ai fait une promesse. »
Les premiers temps furent difficiles, l’absence de la dragonne pesait terriblement sur notre famille. Au fil du temps, le chagrin s’estompa laissant place à l’amusement provoqué par la maladresse de « boule d’écailles ». Elle grandissait à vue d’œil mais ne s’en rendait pas compte et il lui arrivait de nous renverser avec sa lourde queue lors de ses déplacements. Ce qui ne manquait pas de provoquer chez nous de grands éclats de rire. Elle nous observait alors de son regard malicieux qui semblait vouloir dire :
« Vous me croyez maladroite hein, mais qui sait si je ne fais pas exprès pour vous divertir ? »
Un jour où elle venait de nous faire une de ses farces, je décidai de la prénommer Dragibus. Pourquoi ? Tout simplement parce que je la trouvais pétillante, colorée avec une touche légèrement acidulée dans son caractère, tout comme ces bonbons que j’aime tant (si, si ne cherchez pas, ils existaient déjà à cette époque :p ).
Les jours passaient et se ressemblaient. Dragibus était devenue une dragonne massive avec un gros appétit. Refusant de me rendre en ville, nous passions beaucoup de temps à chasser pour la nourrir. Elle ne semblait pas vouloir se débrouiller par elle-même.
Un matin tôt, ne réussissant pas à me rendormir, je décidais d’aller chasser seule. Mais cette fois, la forêt qui m’était si coutumière me paraissait étrangère, anormalement silencieuse.
« Il se passe quelque chose d’inhabituel. »
Avant même de réaliser ce qui était en train de se produire, je vis fondre sur moi une masse gigantesque qui me renversa. Il s’agissait d’un dragon noir, réputé pour être une créature redoutable à l’état sauvage. Paniquée, le souffle coupé, je n’eus pas le temps de faire le moindre geste que j’entendis un claquement d’ailes vigoureux dans le ciel. Légèrement étourdie, je vis une immense forme rouge s’abattre sur le dragon menaçant. Stupéfaite et apeurée, je constatais qu’il s’agissait de Dragibus. J’assistais, impuissante, à la lutte acharnée qui opposait les deux créatures. Malgré ma peur pour elle, Dragi qui n’avait jamais combattu, m’épatait. Elle se servait de ses griffes acérées comme des lames de rasoir, de ses lourdes ailes de cuir, de ses dents. Et pour la première fois, je la vis cracher du feu.
Son puissant et redoutable adversaire savait quant à lui combattre et il affligeait de vilaines blessures à ma dragonne alors que j’étais là, désœuvrée. Malgré son manque d’expérience, ma compagne d’âme réussit vaillamment mais non sans mal à vaincre mon assaillant. Epuisée, blessée, elle s’écroula. Envahie par l’émotion, je me jetais sur elle.
« Je te dois la vie ma douce amie. Tu aurais pu mourir au combat pour moi aujourd’hui alors que c’était à moi de te protéger. Je sais que c’est le lien si fort qui nous unit qui t’a permis de ressentir ma peur face à ce dragon. Grâce à ton courage, j’ai la vie sauve mais je ne peux accepter que ton manque d’expérience et d’entrainement ne te coûtent la tienne. J’ai fait une promesse à ta mère et je la tiendrai. Malgré mes réticences, nous devons rejoindre la ville pour acheter de quoi te soigner dans un premier temps puis nous essaierons de trouver un clan, digne de ta bravoure, qui nous permettra d’évoluer ensemble. »
Le regard glacial que je lui avais vu lors du combat avait laissé place à un regard d’une douceur incomparable qui semblait vouloir me remercier d’avoir enfin pris cette sage décision.
Quelques mois ont passé, nous avons toutes trois rejoint le village le plus proche. Dragibus, totalement soignée était resplendissante. Linlyss semblait reprendre totalement goût à la vie et s’était même fait quelques amis.
C’est alors, qu’entre deux chopes, dans la taverne du coin, je fis la connaissance de mon poilu. Noble Consul des Dragons de la Liberté, Rendash nous a proposé de rejoindre son clan dont les principales valeurs sont : Liberté, Entraide et Respect.
Je sus à cet instant que ma fille, ma Dragi et moi avions trouvé notre famille et que quoi qu’il arrive, je pourrai désormais honorer ma promesse.
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Isandre


menra a écrit:
La Terre de Feanora, regroupant plusieurs ethnies toutes gouvernées par la reine Nadra du peuple des humains, prospère depuis des siècles dans la paix et la tranquillité grâce à la surveillance d'un clan allié: l'Ordre des Dragonniers. Des dragons, unis par un mystérieux lien avec des chevaliers, survolent en permanence le royaume, assurant le respect et la sécurité de tous. Ces magnifiques bêtes majestueuses couvertes d'écailles étincelantes peuvent être de n'importe quelle couleur, et atteignent à l'age adulte la taille d'une maison.
Parmi elles, un dragon plus grand que les autres règne en maître: c'est le mien. Dix fois plus gros que la taille normale, le peuple des nains a dû lui creuser dans la roche d'une montagne une grotte aussi grande que la forteresse de la reine. Sa robe noire brille de mille reflets couleur de sang. Ses yeux sont d'un rouge intense et à l'intérieur de ses naseaux flambe un brasier continu qui ne s'éteint jamais. Ses flammes peuvent atteindre un kilomètre. L'enfer qu'il crée chez ses ennemis lève le voile sur son identité: Satan.
Lui et moi somme les seuls de notre caste survivants de la Guerre du Trône, qui a jadis libéré les peuples de la Terre de Feanora de la dictature qu'imposaient le tyran Oslakan et ses alliés. Le roi avait presque détruit notre guilde pour parvenir à ses fins mais les elfes, mon peuple, avaient pu cacher cinq œufs de dragons, les derniers. L'un des œufs a éclot pour moi, et un autre pour Ahruin, mon frère, mort avec son dragon, Ashrël, lors de notre combat contre Oslakan et son dragon, Sharkan, en nous sauvant, Satan et moi, et en nous permettant de porter le coup fatal au roi.les autres œufs de dragons n'ont éclot que bien après la bataille, durant la remise en place du pays.
Satan et moi commandons maintenant l'Ordre des Dragonniers, au final grâce au courage, à la bravoure, à la sérénité et à l'intelligence dont mon compagnon a fait preuve en me sauvant quand j'étais en danger, en me raisonnant quand je perdais mon calme et en prenant lui même une décision quand je ne savais que faire.
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Isandre


LordAlakazamVv a écrit:
C'était une nuit d'hiver, il faisait froid, il faisait sombre. Je tremblais et je ne voyais rien. J'étais jeune, je n'étais pas habitué ni au froid, ni au manque de luminosité. C'était ma première chasse, mon père m'avait dit que l'on irait chasser un dragon, mais j'ignorais à l'époque ce qu'était cet animal. On était 12 chasseurs, tous possédant une arbalète et une épée. On ne savait pas où était l'animal, on fut donc obligés de se séparer pour recouvrir toute la forêt. Je me retrouvai seul. Il faisait froid, il faisait sombre, je tremblais, je ne voyais rien. Soudain je repérai un mouvement. Ma main se jeta sur la corne qui me servirait d'avertir les autres si je trouvais le dragon. Dans la pénombre deux gros yeux vert émeraude m'apparurent. Ils étaient plus haut que moi, l'animal était donc d'une grande taille. Mon coeur frappait ma poitrine comme si ce fut elle son ennemie, ma peau ne ressentait plus le froid, mes yeux ignoraient l'obscurité. Le dragon m'apparut clairement, deux yeux étincelants vert émeraude posés sur un reptile ailé noir qui imposé le respect. Telle fut ma rencontre avec Destinée. Tout en elle m'inspirait du respect, de ses cornes jusqu'à sa queue, tout son corps recouvert d'écailles noires luisantes, ses dents et ses griffes acérées, mais par dessus tout son regard. Je lâcha ma corne et abaissa mon arbalète. Elle s'approcha doucement de moi, malgré sa taille et son poids ses pas étaient discret et délicat. Mon coeur s'était arrêté de battre, ma peau ne ressentait plus que la chaleur de son souffle, et mes yeux ne voyaient plus qu'elle. Lorsqu'elle fut assez proche de moi, je lui tendis ma main. Elle la sentis puis redressa son imposante tête.
- Je m'appelle Venty, mon père et ses hommes cherchent à te chasser, tu ferais mieux de partir. Dis-je.
"Je m'appelle Destinée, monte sur mon dos jeune dragonnier." Dit une voix dans ma tête.
Je ne savais pas ce qu'étais un dragonnier, mais elle m'inspirait confiance, je monta donc sur son dos.
En quelques coups d'ailes elle s'envola, elle avait une maîtrise parfaite du geste, c'était une dragonne victorieuse. Dans les airs je regarda en bas, dans la forêt, je voyais mon père. Reviendrais-je un jour ? Non. Ma famille était maintenant en dessous de moi effectivement, mais bien plus prêt que mon père. J'avais rejoint la communauté des Drakemasters. Autrefois, où que j'allais, on me voyait comme un démon. Désormais, on me voit comme un dragonnier, et on me témoigne du respect, ou on le témoigne à ma dragonne, mais c'est pareil, nous ne formons plus qu'un.
Nous sommes tout deux des combattants, nous sommes tout deux courageux, nous avons tout deux la soif de devenir toujours plus fort. Et nous nous entraidons pour y arriver.
Je suis LordAlakazamVv est c'est ainsi que débuta ma vie.
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Isandre


Vous avez fourni de très beaux textes et je vous remercie encore mille fois d'avoir tenté l'expérience, je regrette seulement que plus grand monde s'intéresse à quoi que ce soit ici-bas et que si peu soient venus exprimer leurs choix.
Le message défilant a expiré, il n'a pas généré beaucoup plus de votes. Nous allons donc clôturer ainsi.
J'annoncerai très prochainement la répartition des lots.
Merci encore 
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Spectros


Je tiens à dire que je ne souhaite pas recevoir de lot. Tu peux donc répartir ma part entre les autres concurrents
.
Dernière modification par Spectros (06-06-2010 16:58:29)

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Winds
Que c'est Long de tout lire... O.0
Félicitation à vous
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iDashoun
jsui pas un grand lecteur de compte
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bustaBon je vote blanc ^^ (envie de savoir qui c'est qui a le plus de vote sans fausser le vote)
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hinenaitepoa voter pas facile ils ont tous bien
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Arnoediad


Les votations sont bouclées, merci à tous les lecteurs 
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Bon, si y'a plus à votater...
Vous me dites quand je peux détacher le sujet, et j'irai mettre les textes en section ad hoc, histoire qu'on les perde pas.
À moins qu'ils n'y soient déjà, j'ai un peu perdu le fil... ? 
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Arnoediad


Tu peux le détacher, et le mettre dans la section RP 
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