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#1 04-09-2011 16:37:47

 Kululumpia
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Exposé des oeuvres du Tournoi RP Edition I

Voici les oeuvres du premier tournoi RP.

Bonne lecture et n'hésitez pas à complimentez les auteurs par MP smile

                                              https://zupimages.net/up/18/49/fya5.jpg

https://zupimages.net/up/18/48/tlto.jpg


"Le plus difficile n'est pas de trouver sa voie mais de rester sur celle ci"

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#2 04-09-2011 16:40:24

 Kululumpia
Grand mage
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Re: Exposé des oeuvres du Tournoi RP Edition I

Texte 1





Dans les rues d'un petit village erre un gigantesque vêtu d'une cape, d'une robe et d'un capuchon noir. Finalement, il se décide à entrer dans une grande taverne, éclairée seulement en cette heure tardive d'une bougie. L'aubergiste apparaît aussitôt et lui indique du doigt deux fauteuils près de l'âtre. Il s'avançe et aperçoit une silhouette fine, allongée dans le premier siège. Il enlève sa cape, rabaisse sa capuche pour faire apparaître son visage, celui d'un vieillard garni d'une longue barbe grise. Il s'assit à son tour dans l'emplacement libre, regardant la silhouette. Fine, athlétique, les traits délicats, deux yeux bleus. Une crinière noire et sauvage serait descendue jusqu'au bas de ses reins s'ils n'étaient attachés pour se rassembler en une natte. Une lourde armure caparaçonnée cette elfe... Cette demi-elfe... Enfin...Isandre, dragonnier de Arn. Ils avaient l'habitude de se voir. Mais ... De moins en moins souvent à cause d'Arnoediad. Heureusement, Agrid appréciait ce jeune homme, et surtout, il pensait que c'était la personne qui pouvait le mieux combler sa vieille amie. Elle leva les yeux vers lui et ils parlèrent un bon bout de la nuit, discutant tout d'abord de stratégie de guerre, puis, évidemment, des dragons.

Isandre lui demanda :

- Agrid, pourquoi refuses-tu que tes dragons s'accouplent ? Je ne t'ai jamais vu avoir de dragonnet, à part Spiker, ton tout premier. Tous les autres sont des legs ou des abandonnés que tu as adopté.

Le mage baissa la tête, puis lui répondit :


- Un seul. Un seul dragonnet. Dans le plus grand secret je l'ai fait naître, dans le plus grand secret je l'ai éduqué avec affection jusqu'à son premier combat dans l'arène...


Déchéance ...



- C'était il y a très longtemps. Alrendir naquit, un dragon noir prometteur. Tellement agréable ! Intelligent. Et féroce ! A peine eût-il atteint la maturité qu'il exigea de moi que je l'envoie dans l'arène. Il n'avait aucune expérience, du moins, c'est ce que je croyais. Ce petit cachotier s'entraînait avec mes aînés !

L'arène était, comme tu le sais, un gigantesque cercle de pierre avec des tribunes le long des murs. Lentement, Alrendir apparut dans le colisée. Ses écailles d'ébène recouvrant tout son corps, une gigantesque mâchoire garnie de dents tranchantes comme des épées et deux yeux rouges sang faisaient exception. Une crête osseuse ressortait dans son dos, noire elle aussi. Ses deux ailes, dont la palmure était plus obscure que l'Ombre elle-même, était hérissée d'épines. Des griffes acérées et effilées terminaient les pattes d'Alrendir.

Une langue parcourut sa lèvre supérieure, attendant que son adversaire se montre.

La terre trembla brièvement. Puis, encore, jusqu'à ce que ces tremblements soient rythmés. Comme des pas. Alrendir inspira profondément, malaxant quelque chose.

Emergeant des ombres que procuraient les tribunes, un gigantesque dragon rouge apparut. Un grondement sonore terrifiant monta dans sa poitrine, cherchant à intimider le noir... Ce dernier n'en fut en rien affecté et il recracha dans l'air ce qu'il mâchonnait, un souffle de flammes consumant tout sur son passage. Rapidement, on ne vit plus le rouge dans les flammes. Alrendir s'arrêta de souffler, haletant légèrement.

Avec une vitesse terrifiante, le dragon rouge se propulsa à l'aide de ses pattes arrière sur son adversaire et commença à le labourer avec ses énormes griffes. Les écailles qui couvraient son corps étaient rouges comme le sang et deux cornes blanches partaient des tempes pour revenir vers l'avant, magnifiques lances pour empaler ses assaillants. Il était visiblement borgne, à en croire l'état de son œil gauche barré par une énorme cicatrice.

Brutalement, Alrendir se dégagea d'un coup d'aile épineuse. Tout son flanc droit était lacéré mais la partie supérieure du dragon rouge était calcinée. Le noir rugit sauvagement, avant de se ruer vers son adversaire et de saisir sa gorge dans l'étau meurtrier de sa mâchoire. Serrant de plus en plus, dans le sang et les craquements, Alrendir reçut un violent coup de griffes sur le poitrail, arrachant d'un seul coup la couche d'écailles et un morceau de chair.

Enragé, il fit basculer le rouge au sol, posant sa patte sur la base de son cou, tout en continuant de resserrer sa mâchoire. Le dragon rouge parvint à incliner suffisamment la tête pour cracher des flammes bleuâtres sur l'aile gauche d'Alrendir. Elle prit subitement feu. Le dragon noir lâcha prise à cause de la douleur, et vit sont flanc droit, déjà labouré, embouti par la queue du rouge. Il fut rejeté de trois mètres sur le côté et resta au sol...

Je retins ma respiration, de peur pour mon champion... Lentement, le dragon rouge s'approcha et se leva sur deux pattes pour s'abattre sur Alrendir. Quand il se laissa tomber brutalement, le sang gicla, tout comme des organes... Le dragon noir s'était relevé et avait empalé son assaillant sur son énorme crête. Il s'assura de sa victoire en coupant littéralement le dragon rouge en deux. Titubant, il se releva fièrement, le sang coulant sur ses écailles noires.

Une gigantesque ovation secoua le colisée, à laquelle je me joignis. Alrendir étira son cou et souffla un déluge de flammes en l'air, pour le plus grand plaisir des spectateurs.

Je remarquai aussitôt que la magie commençait à s'accumuler... Et je vis un grand vêtu de noir qui tendait la main vers mon dragon... Je voulus hurler, le prévenir de se mettre à l'abri. Trop tard... Une lueur bleutée jaillit, percutant mon cher Alrendir. Je dus me cacher les yeux pour ne pas être aveugle. Au terme du sort, mon dragon était allongé sur le dos, fumant... Il avait été frappé par la foudre magique du magicien.

Les spectateurs sortirent avec panique du colisée et, rapidement, il ne resta que moi et l'inconnu, le propriétaire du dragon rouge.

Je décrochai ma robe et la laissai tomber sur le sol en signe de défi. Alors, mon adversaire me vit tel que je suis en campagne, des bottes noires ornées d'un crâne au niveau du genou qui couvrent en partie mes pantalons en métal souple, noirs et couverts de runes. D'autres runes, taillées dans la pierre, sont accrochées par des lacets en cuir le long de mes bras. Pour l'occasion, elles étaient illuminées d'une lueur violette et malsaine... Lentement, les ombres projetées par les murs vinrent recouvrir mon torse et mes épaules hérissées d'épines noires et les lacets en cuir étaient devenus des os flexibles. Ma musculature n'avait guère changé, imposante, celle d'un qui s'est battu toute sa vie. Un mage de guerre, dit-on dans certaines contrées.

J'inspirai profondément. Et soufflai. De gigantesques flammes émergèrent de ma bouche, traversant le colisée et commencèrent à consumer l'assassin. Tel un dragon.

Il supplia, hurla de douleur... Les flammes s'éteignirent brutalement. J'apparus à ses côtés, et lui dit :


- Mes flammes pourraient te tuer.

- Alors pourquoi tu ne le fais...kof kof...pas ? réussit-il à articuler.

- Car sinon je n'aurais pas eu le plaisir de faire ceci :

Je sentais ma colère affluer. Je la laissai exploser. Mon pied percuta le crâne de l'homme, l'écrasant à terre. Son nez se brisa dans une effusion de sang. Je saisis sa cape, le soulevai, et l'écrasai sur mon genou. Il cracha une gerbe écarlate. Je pris son bras droit entre mes mains, et contracta, jusqu'à finalement le briser. A nouveau, mon pied traça un arc-de-cercle, venant exploser plusieurs côtes au malheureux. Le laissant choir au sol, désarticulé, je me retournai puis sautai dans l'arène.

Murmurant des incantations, je recommandai l'âme d'Alrendir au paradis des dragons et fit brûler mon fils. Mon tout dernier. A jamais. Je disparus dans une lueur violette.

L'assassin rampa sur quelques mètres avant de dire :


- Tu m'as ...pas tué, saloperie !

Avec un grondement, la foudre frappa. Elle tomba sur l'assassin, le consumant en un instant. Telle une malédiction."

Agrid se lève, d'un mouvement de la main, dit au revoir à Isandre, puis disparaît dans la fumée de l'âtre. Il réapparaît dans sa tour, s'assoit à sa table et sanglote silencieusement.


Ecrit par Agrid
Arrivé 3ème ex-aequo


"Le plus difficile n'est pas de trouver sa voie mais de rester sur celle ci"

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#3 04-09-2011 16:46:54

 Kululumpia
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Re: Exposé des oeuvres du Tournoi RP Edition I

Texte 2




Coup de fil



      Je m'appelle John Baranov et si j'écris ceci aujourd'hui c'est que... J'en ai envie.

Aujourd'hui c'est mon anniversaire, j'ai 63 ans. Je suis encore en très bonne forme malgré mon âge, c'est pourquoi j'ai pu me permettre de vivre seul chez moi, loin de toute autre habitation humaine. Je vis paisiblement dans ma maison loin de tout, loin du monde. Les seuls êtres humains que je croise encore, ce sont des livreurs. Je n'ai pas beaucoup d'activités dans mes journées, la majeure partie de mon temps est occupée à la réflexion. Quand au reste de mon temps, je l'emploie à profiter des plaisirs simples tels que dormir, manger des plats que j'aime, écouter de la bonne musique et cetera. Je ne reçois pas de visite, pas de carte postal, pas de mail, pas de sms ni d'appel. Et je ne m'en plains pas, bien au contraire... Car, en un sens, peut être est-ce ça la liberté. Lorsque l'on se fait arrêter on a le droit à un coup de fil. C'est très bien choisi, car, à mon avis, l'appel téléphonique, c'est ni plus ni moins que le symbole parfait de l'emprisonnement.


      De l'époque où je fréquentais d'autres êtres humains, où je recevais des appels, j'étais stressé. Si je ne recevais pas d'appel, si je n'avais pas d'activité, je m'ennuyais et je stressais. Je devais toujours faire quelque chose, je devais absolument parler aux gens, même lorsque je n'avais rien d'intéressant à dire. J'étais, comme tant d'autres, prisonnier du système social et victime de son terrible venin : Le stress.

Et... pour évacuer ce stress je n'avais trouvé qu'une seule solution efficace : combattre. C'est fou ce que ça peut calmer les nerfs ! Mais... Si les combats défoulent sur une courte durée, à long terme par contre ils sont sources de stress. Ainsi, plus je combattais plus je stressais et plus je devais me défouler, et donc me battre. Ce fut à un tel point qu'à ce qu'il parait aujourd'hui encore certains disent que chaque minute de ma vie fut employée à combattre. Et... ce n'est pas tout à fait faux, ce fut effectivement le cas pour une partie de ma vie.

Bien sûr je parle de combat au sens large, pas seulement au sens d'abattre son poing sur la figure de son adversaire. Un combat pour moi, c'est l'action, quelle qu'elle soit, employée pour prendre le dessus sur un adversaire, tout simplement. L'intimidation est une forme de combat ; un débat est un combat ; un match de football est un combat, tout comme tenter de rendre jaloux et envieux son voisin par le biais d'une accumulation d'argent, de biens et de pouvoir est un combat. Ce sont tout ces combats là qui ont animé une partie de ma vie... Partie de ma vie qui a débuté lors de l'année de mes 18 ans... avec mon premier gros stress, mon premier combat.


      Eh oui... 18 ans et je ne m'étais jamais battu.... J'étais né d'une famille aisée, je n'avais jamais eu le moindre problème. Ma philosophie de la vie ? Je n'en avais pas. Mon objectif dans la vie ? Vivre. Je ne m'étais jamais battu, je n'avais jamais eu de défi, jamais eu de conflit, j'étais en parfaite harmonie avec l'univers tout entier. J'avais de nombreuses connaissances avec qui j'aimais m'amuser, mais un seul véritable ami avec qui je m'entendais à merveille.

Ce jour là, le jour de mon premier combat, je traînais sans but avec ces « connaissances ». C'était un soir d'hiver, on avait bu quelques verres puis on s'était posés autour d'un banc en face d'un étang gelé. Et c'est à ce moment là, lors d'une conversation banale qu'un sentiment nouveau me traversa.

Si l'étang avait eu des yeux, je les aurais fixés. Mais il n'en avait pas. Ce fut donc sa glace que je fixai de mon regard noir.

Quelques semaines plus tôt ma copine m'avait largué... et ce fut ce soir là, à ce moment là, que je ressentis le besoin de me défouler, de vider ma colère. J'avais déjà choisit mon adversaire, ce serait l'étang. Je n'écoutais même plus la conversation, et c'est bien pour cela que je me permis de l'interrompre pour prononcer machinalement les mots suivants : « Les mecs, qui est chiche de marcher sur le lac ? ». Ils me regardèrent tous comme si j'étais fou, mais je n'en avais rien à faire, j'ajoutai donc : « Ça doit pas être impossible, la glace à l'air assez solide... ». Une voix me répondit : « Ouais probablement... mais j'irai pas risquer ma vie aussi bêtement ! ». Je l'entendis mais ne l'écoutai pas. Je me levai donc et me dirigeai vers le lac puis posai doucement mon pied droit sur la surface glacée. Il dérapa un peu et je pris peur. Mais lorsqu'il se stabilisa je fus envahit d'un grand sentiment de fierté. Ensuite je posai délicatement le deuxième pied sur la glace, même scénario. Je commençai alors a avancer prudemment sur le glace. Je restais tout d'abord sur le bord du lac, là où il n'y avait pas de risque, afin de m'entraîner à garder l'équilibre sur la glace et a prendre confiance.

Lorsque je fus suffisamment entraîné je commençai à m'éloigner doucement et prudemment du bord. Je pris très vite confiance, car, au fond c'était exactement la même chose qu'au bord... Je m'éloignai donc de plus en plus du bord jusqu'à ce que... CRACK!... et Plouf.


      L'eau était super froide, je venais de perdre mon tout premier combat, mais j'étais serein. J'allais vite ressortir et perdre avec honneur...

Car il n'y a trois types d'adversaires dans ce monde :

- L'adversaire que tu peux battre sans le moindre problème : S'il est respectable tu le battras sans trop l'humilier.

- L'adversaire qui est à peu prêt au même niveau que toi : C'est ton pire ennemi. Ton seul objectif, c'est de gagner, peu importe comment. Si tu perds, c'est l'humiliation totale.

- L'adversaire qui peut te battre sans le moindre problème : Tu vas perdre, mais tu peux perdre avec honneur.

Cet étang faisait partie du troisième type d'adversaire.


      Sauf que, au moment de ressortir le trou n'était plus là. Paniqué je regarde partout, il n'y était plus. Je nage alors jusqu'à la glace et abat durement mon poing dessus dans l'espoir de la briser, mais, sans succès. Je commençais à fatiguer et a avoir du mal à me maintenir prêt de la surface. Je regarde donc à nouveau autour de moi, toujours pas de trou... Mais un espoir renaît en moi, mes amis doivent être là, quelque part sur la glace à me chercher ! Je tape donc à nouveau sur la glace dans l'espoir qu'ils me retrouvent grâce à ces coups. J'ai tapé pendant un temps que m'a semblé infiniment long, puis je me suis résolu. Mes amis n'était pas sur la glace à me chercher, j'étais prisonnier de la glace, et, quand on est prisonnier on a juste le droit à un appel vers un possible sauveur.

Quand on en prison ce possible sauveur c'est un avocat. Quand est sous la glace ce possible sauveur c'est un pompier. Mes « amis » n'étaient en train de me chercher sur la glace, non, ils étaient en sécurité sur le bord et appelaient les pompiers. Mais les pompiers arriveraient trop tard, je serais déjà mort. L'eau était très froide, il n'y avait plus de trou et la glace était trop solide pour que je puisse la briser... Je fis donc un choix très étrange... je crachai mon air pour me laisser couler, je fermai les yeux et ressentis l'eau couler le long de mon corps. (Bien qu'en réalité ce fut mon corps qui coula le long de l'eau.)

Lorsque j'ai rouvert les yeux un poisson était là, au dessus de ma tête, j'eus alors une pensée très étrange : « Ce poisson se souviendra plus longtemps de ma mort que moi même. ». J'avais vraiment touché le fond... Un fond visqueux et désagréable au touché, de la vase. Mon cadavre s'enfoncera dans la vase et il faudra envoyer des plongeurs pour me retrouver. Ainsi je resterai dans les mémoires comme le mec qui est mort bêtement pour avoir voulu marcher sur l'étang gelé après s'être bourré la gueule !


      Puisse t-il reposer en paix dans son humiliante défaite.


      En fait, mon corps ne s'enfoncera pas dans la vase, il n'y en avait qu'une fine couche... En dessous il y avait des graviers qui feront un appuie solide pour mon cadavre...

Et c'est à ce moment là que je vis, à la surface, LE trou, celui qui avait disparu ! Si le gravier pouvait être un appuie solide pour mon cadavre peut être pourrait t-il aussi être un appuie suffisamment solide pour me propulser à la surface !

J'avais encore un espoir de perdre avec honneur !


      J'enlevai tout mes vêtements sauf mon caleçon, ils pesaient trop lourd. Ensuite je me propulsai de toutes mes forces avec mes jambes... Je fis quelques brasses et j'atteignis le trou. Puis, avec une grande difficulté je m'extirpai hors de l'eau et perdis connaissance sur la glace.

La suite de l'histoire est un peu floue, je me réveillai à l'hôpital, je m'en tirai sans trop de problème et ma vie continua.

Quelques semaines plus tard lorsque l'une des connaissances évoqua le sujet en utilisant le terme d'« acte idiot » mon poing s'écrasa durement sur son visage.

C'est ainsi que ma réputation de mec trop ouf, de taré se fit petit à petit... Et bizarrement, les gens aimaient ça. Je me fis donc très vite beaucoup d'amis et me retrouvai enfermé dans le système social ainsi que dans le cercle vicieux du combat.

Ecrit par LordAlakazamVv
Arrivé 2ème


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#4 04-09-2011 16:51:33

 Kululumpia
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Re: Exposé des oeuvres du Tournoi RP Edition I

Texte 3




Juché sur le promontoire sud, je suis seul dans la nuit, minuscule, entouré des montagnes énigmatiques dans le noir. La lune est là, bienveillante, rassurante. J’aime sa présence. Elle donne à la montagne ses ombres particulières et aux glaciers leur couleur bleutée si étrange. Je ferme les yeux. J’inspire profondément, me concentrant sur ma mission. Quand l’aube se dessine à l’horizon, mon cœur et mon esprit sont calmes. Je suis prêt.

Aujourd’hui est mon grand jour, j’ai été jugé digne de faire partie de la Garde, je vais partir en reconnaissance. Père va être fier de moi, je suis bien préparé.

Je pars.

Dans la pâleur incertaine et glaciale du petit matin, le Mont d'Argos qui me domine m'apparait prodigieusement raide et austère. Plus haut, comme dans un rêve de glace, le sommet est effleuré par la clarté du matin alors qu'autour de moi tout est encore dans l'ombre. Puis c'est l'instant magique où les premiers rayons se mettent à courir le long de la montagne. Après ce bref instant d'hésitation où le jour retient son souffle, tout bascule irrésistiblement dans la lumière. 

Au loin, les pics granitiques dans leur manteau de pins sont des piliers énormes et grandioses. De chaque côté, des parois vertigineuses semblent monter à l'assaut des nuages. Et, encore plus haut, les glaciers surplombent le Monde. Pays où nul ne survit, zone inquiétante où aucun de nous ne s’est encore aventuré. Là-bas, les vents peuvent parfois être violents et contraires, un froid intense y règne constamment.

J’approche enfin la zone à inspecter. En silence, les sens aux aguets,  je scrute la moindre faille de la chaîne montagneuse. Atterrissant pour visiter quelques grottes, je fouille chaque recoin, reconnais le passage et l’odeur de chaque animal vivant là. Rien d’anormal. Satisfait de ma fouille, je reprends mon envol et me laisse porter par les courants ascendants. J’ai mené à bien ma mission. Il fait beau. Le soleil darde ses rayons bienfaisants sur mes écailles d’obsidienne. Je me laisse aller à l’indolence.

Quand, soudain, un souffle brûlant me balaie. Il gonfle mes ailes et me fait perdre le contrôle de mon vol. Ivre de douleur, je parviens à les replier au prix de terribles efforts.  Je tombe en chute libre. Une pluie de morceaux de roches ricoche sur mes écailles. Je lève la tête et aperçois une silhouette sombre, agrippée à la falaise. Je fonce vers elle.

C’est un Dragon ! Il griffe éperdument la roche de ses serres puissantes et hurle sa colère. Il s’est installé sur notre territoire et le revendique. Je pousse un énorme rugissement. Il tourne alors deux yeux défiants vers moi, déploie ses ailes et fouette l'air de sa queue. Lâchant un cri rauque, je fonds sur lui, déterminé à le chasser ou à le tuer s’il n’obtempère pas. Il n’a pas le temps de prendre son envol, je suis sur lui. Les griffes en avant, je les referme sur son cou tout en lui crachant un flot de feu sur le crâne. Il pousse un cri strident, se convulse et m’assène un terrible coup de queue. Désarçonné, je tombe dans le vide, le ventre à découvert. Aussitôt, un nouveau souffle déferle sur moi, mettant feu à mes entrailles. La douleur est intolérable…

L’énorme Dragon noir m’a saisi en vol, ses mâchoires écrasent ma gorge. Je suffoque et reprends conscience. Dans un ultime effort, j’entre en contact avec mon assaillant :

- Je suis fils de Kerlanan-Dowigalath, Seigneur de ces hautes terres et Maître incontesté des Noirs. Quitte son Domaine ou prête-lui allégeance !

Durant de trop longues années, il a nourri de la rancune à l’encontre de ses pairs et son esprit est souillé par la folie. Il raille :
- Que Père-Dragon vienne m’affronter, s’il l’ose.

Mon sang bout dans mes veines, mon cœur cogne dans mes tempes.  Je suis vivant. Oubliant mes blessures, de toute ma rage je lui laboure le ventre de mes serres, lui infligeant de multiples entailles. Il lâche alors la tenaille de ses crocs, hurlant de douleur. J’en profite pour balancer ma queue et nous entraine dans une spirale meurtrière. Nous tombons. Irrémédiablement.

Choc. Je crois que tous mes os sont broyés et j’ai le souffle coupé. C’est lui qui a eu de la chance, il est sur moi. C’en est fini.

« Oh, Père, je n’ai pas ma place dans la Garde, je n’ai pas su défendre nos frontières. »

L’énorme noir s’est relevé, décidé à me donner le coup de grâce…

Un Dragon bleu surgit de nulle part et s’interpose entre nous. Etendant ses ailes immenses dans un geste de défi, elle crache la glace par rafales d’aiguilles acérées. Le noir rugit et reprend son envol. Il est aussitôt intercepté par un autre Dragon bleu. Elle a fondu sur lui à une vitesse vertigineuse. Au moment de l’impact, a saisi son aile gauche entre ses crocs et le lui a presqu’arraché. Le noir retombe et s’écrase dans les rochers, dans un fracas assourdissant.

Celle qui était restée à mes côtés fonce sur lui :

- La vie ou la mort, choisis.
- La vie.
- Dès que tu seras en état, tu pars.

Il gronde.

- Pardon ?
- Je pars. Oui.


Sûre d’elle, elle lui tourne le dos et revient vers moi :

- Tu t’es très bien battu !  Mais tu manques encore de puissance. Cela viendra.
- Qui êtes-vous ?
- Arn et Tintaglia, filles d’Arkama-Domith, Père-Dragon des Bleus. Tu n’as jamais vu de bleus ?
- Non, jamais. J’ignorais jusqu’à votre existence.
- Il y a encore beaucoup de choses que tu ignores.
- Vous ne m’avez ni tué, ni chassé. Alors ?
- Alors tu as besoin de soins et, pour ça, mon autre sœur est là.
- Vous êtes trois ?
- Oui. Elle n’est pas Dragon.
- …


C’est une humaine. C’est la première fois que je rencontre cette espèce mais on en parle dans certaines de nos légendes. Elle s’agenouille sans crainte à mes côtés, pose une main légère sur mes flans et murmure :

- Aie confiance, beau Dragon, je veux juste panser tes plaies.

Elle ouvre alors une sacoche dont elle extrait une pâte qu’elle applique sur mes blessures. Puis, d’une petite boîte, sort de quoi fermer les déchirures sur mon ventre.
- Ca va aller, ne t’inquiète pas. Tu souffres mais tu es en bonne santé et tu vas recouvrer tes forces en peu de temps.

Arn dit :

- Veux-tu rentrer chez toi à présent  ? Tu peux voler mais tu es trop faible pour monter seul jusqu’aux weyrs de ton clan. Tintaglia et moi t’aiderons.
- Non, je ne rentrerai pas.
- Pourquoi ?
- Je préfère mourir plutôt que d’affronter le courroux de mon père.
- Pourquoi serait-il courroucé ?
- J’ai failli, j’ai déshonoré mon clan. Je serais mort et notre domaine en danger si vous n’aviez été là.
- Tu étais dans ton bon droit mais tu n’avais aucune chance contre lui. Nous sommes intervenues pour cette raison. Nul ne le saura.
-  Moi je le sais.
- Et ?
- Je ne rentrerai pas. J’irai cacher mon existence honteuse.
- Ou tu peux venir vivre avec nous.


La guérisseuse a terminé ses soins. Elle pose à nouveau sa main sur moi et dit :

- J’ai le bonheur de partager l’existence d’Arn et de Tintaglia. Je pense que tu devrais rentrer dans ta famille mais, si tu ne peux t’y résoudre pour des raisons qui te regardent, je serai honorée que tu te joignes à nous. Fais ce qui est le mieux pour toi.


Tintaglia s’est posée au sol. Elle est belle, majestueuse, étonnamment puissante pour une femelle.

Toutes trois se rejoignent et se félicitent en s’étreignant. « Elles sont différentes mais d’une seule et même famille. »

A la lisière de la forêt, l’humaine se tient debout, flanquée des deux Dragons. Je sens son regard sur moi, plein d’humilité et de compassion. J’entends les chants muets d’Arn et de Tintaglia et en ressens la caresse sur mon cœur. Aussi, quand la femme tend la main vers moi et dit simplement « Viens »,  j’avance vers elles,  d’un pas sûr et plein de promesses et je réponds « Appelez-moi Balrog. »


Ecrit par Isandre
Arrivée 1ère


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#5 04-09-2011 16:53:13

 Kululumpia
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Re: Exposé des oeuvres du Tournoi RP Edition I

Texte 4



Les premières lueurs de l’aube surgissent à peine que déjà, de derrière la crête rocheuse, retentissent les sonneries des cors ennemis.

Que les dieux soient avec nous : ils sont là. Jusqu’au dernier moment, on a tous, sans oser le dire à voix haute, espéré que la bataille n’aurait pas lieu ; mais elle est là, qui nous tend les bras.
Je jette un coup d’œil à mes compagnons, puis raffermis ma main sur la hampe de ma lance. Bons dieux, vas-tu donc t’arrêter de trembler ? Je sais que chacun ici a peur, même les vétérans qui hier, au feu de camp, jouaient les bravaches devant la bleusaille. Seuls les capitaines semblent inaccessibles à la peur.
Je les observe, tandis qu’ils nous invectivent et nous haranguent. Seules des bribes de mots parviennent jusqu’à mon esprit, dans le brouillard qui m’environne. Il est question de gloire, de pays, de sacrifice….Que les dieux me protègent, je ne veux pas en entendre davantage.
Puis une image traverse mon esprit. Le village, ma vieille mère qui pleurait le jour de mon départ, devant le vieux pommier, la maison de mon enfance. Je vois aussi mes sœurs, mes tantes, et toutes les femmes du village, réunies pour saluer leurs hommes. Je vois Lina, son doux visage, ses yeux tristes ; je l’entends murmurer qu’elle m’attendra.
Je sais ce qui se passera si nous sommes vaincus. A cette idée, un violent courroux submerge ma peur ; je me redresse, et à l’ordre des capitaines, je pointe ma lance vers la colline.


Ha, les voilà, ils ont enfin gravi le chemin qui mène au plateau. Je ne vois encore que leurs bannières sanglantes et leurs lames acérées, qu’ils brandissent bien haut ; puis leurs premières lignes débouchent sur le plateau.
Que les dieux nous protègent, qu’est-ce qu’ils sont grands… Ils dégagent une terrible impression de puissance et de cruauté. Ce sont des guerriers, eux, pas des paysans entrainés à la va-vite dans un camp improvisé. J’arrive à peine à l’épaule du plus petit d’entre eux…
Le cours de mes réflexions s’interrompt lorsque je prends conscience que quelque chose ne tourne pas rond. Je reste quelques secondes avant de mettre le doigt dessus, puis l’évidence s’impose : le silence. Ce silence assourdissant, qui est venu remplacer les beuglements de l’ennemi, les bruits des lames heurtant les boucliers, et les bruits de pas, est tout à fait anormal. Plus personne ne bouge, ni chez eux, ni dans nos rangs. Nous avons une excellente raison de ne pas bouger, d’ailleurs : les capitaines nous ont aimablement avertis qu’ils planteraient leur épée dans les tripes du premier qui bougerait avant leur ordre.

Le silence se prolonge ; on dirait que le temps est arrêté. J’ai presque envie que ça commence, qu’on en finisse enfin avec tout ça ; mais une autre part de moi souhaite au contraire que le temps reste indéfiniment figé.

Puis leur chef s’avance, brandit son épée, et hurle quelques mots dans cette langue que je ne comprends pas ; puis, comme un seul homme, leurs guerriers s’élancent sur nous.
Le choc est terrible. Bien qu’au troisième rang, je suis projeté en arrière par la force de l’impact ; une violente secousse arrache ma lance de ma main. Etourdi, je cligne des yeux : un des leurs, emporté par son élan, est venu s’empaler sur mon arme. Fébrilement, je dégaine mon épée ; mais je n’ai pas le temps de la brandir, que je roule de nouveau à terre, frappé par un bouclier.

Je rampe péniblement hors de la mêlée, avec une seule idée en tête : me mettre à l’abri, fuir ce carnage insensé. Mais l’image de mon village danse devant mes yeux ; et je prends conscience que tout se joue ici. Je ne peux pas abandonner les miens, ni mes camarades : je dois y retourner. Mon destin est de mourir ici ; la netteté avec laquelle s’impose ce constat m’arrache un sourire.
Je me jette à nouveau dans la mêlée, hurlant à plein poumons, de toute la rage qui s’est accumulée en moi ; et je taille à droite, à gauche, et encore à droite. Mon bras se fait de plus en plus lourd ; la sueur et le sang qui ruissellent sur mon front me piquent les yeux ; un léger brouillard rouge danse devant mon regard, mais une seule chose compte désormais : lever le bras, l’abaisser, le lever encore, et encore.

Je prends soudain conscience que je suis seul, au milieu d’un cercle d’ennemis, piétinant dans une mare de sang. J’ai un haut-le-cœur ; le goût acre de la bile envahit ma gorge, mais je tiens bon. Je veux regarder la Mort en face.

Puis la foudre semble s’abattre sur les guerriers qui me font face : ils tombent les uns après les autres, balayés par un éclair d’argent. Galvanisé, je m’élance à mon tour, et romps le cercle hostile ; puis, à son commandement, je suis le capitaine qui est venu me tirer de là.
Je crois qu’il me demande si je suis blessé ; je secoue la tête, sans trop savoir si c’est la bonne réponse. Je ne comprends pas pourquoi il court ; mais je le suis malgré tout. Sur notre chemin, deux guerriers ennemis se dressent ; il faut encore se battre. Mon adversaire est bien plus grand, bien plus puissant ; mais une vilaine blessure à la jambe semble le faire souffrir, et le ralentir. Je sens confusément que la clef de la victoire est là ; et je commence à tourner autour de lui, de plus en plus vite. Lorsqu’il trébuche, je l’abats, d’un coup dans la gorge ; puis je lève la tête, et vois que le capitaine s’est lui aussi facilement débarrassé de son adversaire.
Je ne comprends pas l’air effaré du capitaine, dont les yeux vont sans cesse de mon ennemi à moi, et de moi à mon ennemi. Je me penche sur son corps, puis la vérité me frappe : c’est le chef des guerriers du Nord que j’ai abattu. Le plus grand et le plus puissant des leurs, celui-là même dont on disait qu’il pouvait arracher à mains nues le cœur de ses ennemis.
Mon épée s’échappe de ma main, et mes jambes commencent à trembler ; je tombe à genoux, et vomis tout ce que je peux. Derrière moi, la déroute de l’ennemi est consommée : je les entends fuir à toutes jambes.

J’entends confusément les acclamations de mes camarades, tandis que le capitaine me remet sur mes jambes d’une bourrade amicale. Je veux leur expliquer que je ne suis pas le héros qu’ils croient, que j’ai eu de la chance, que mon adversaire était déjà blessé ; mais les mots ne sortent pas, bloqués par ce gout atroce de bile et de sang qui se mêlent dans ma bouche.

La bataille est finie ; le village est sauvé. Mais je sais déjà que ma vie a irrémédiablement basculé : je ne puis plus être un simple paysan, un villageois comme les autres. Ce destin, dont j’ai tant rêvé, m’échappe à tout jamais : je lis dans le regard du capitaine, dans ceux de mes camarades, que je suis désormais à leurs yeux ce que je ne peux pas, ce que je ne veux pas être. Un guerrier. Un chef de guerre. Un capitaine.

Je sens une larme couler le long de ma joue tandis que je lève mon épée pour saluer les miens.


Ecrit par Rendash
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#6 04-09-2011 16:57:35

 Kululumpia
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Re: Exposé des oeuvres du Tournoi RP Edition I

Texte 5




Trevor



J’avais peur… J’avais très peur de ce qui pouvait m’arriver… Mes mains tremblaient, mes cheveux étaient mouillés à cause de la sueur… Mon coach était là, tentant de me rassurer du mieux qu’il le pouvait… Mes amis, ma famille, étaient là, dans les gradins, en train de m’encourager, mais tous leurs efforts ne servaient à rien, car le regard de mon adversaire me terrifiait à tel point que je ne pouvais penser à autre chose! C’était une véritable torture pour moi… Mes cheveux noirs tombaient sur mon visage, cachant ainsi mes yeux brun. J’étais de couleur noire, mais vue la peur que j’avais, je n’aurais pas été étonné d’apprendre qu’à ce moment-là ma peau avait viré au blanc pâle. Quand à mon adversaire, il était métis, avec d’étranges yeux bleus clair. Sa corpulence était plutôt impressionnante, tandis que la mienne… Je pensais à un moyen de le battre… Peut-être verrais-je son point faible en plein combat? De toute façon je n’avais plus le temps de réfléchir, il fallait monter sur le ring. Je pris alors mes gants, tenta de me relaxer au maximum et lança un dernier regard à mon coach et mes autres proches… Tout en pensant au fond de moi « Je vais mourir… C’est sûr, je vais mourir… » Mais après tous, il était normal pour moi d’avoir peur : c’était mon premier vrai combat! Et de plus, il fallait que pour les éliminatoires de ce combat, j’affronte le numéro 1 mondial… En montant sur le ring, je surpris mon adversaire en train de me faire un sourire qui semblait vouloir dire que je n’avais aucune chance. Je n’avais point tort en fait…



-« Comment tu t’appelles déjà, me demanda-t-il.

-… Trevor…

-Et comment tu te sens, Trevor, à devoir combattre contre le numéro 1 mondial de la box?

-Je… Je n’ai pas peur… Je me suis beaucoup préparé, mentais-je.

-Tu aurais pu te préparer pendant des années, ça serait revenu au même : tu n’as aucune chance, gamin! »


Je plissai le nez et fronça les sourcils, non mais pour qui il se prenait cet idiot? J’avais plus d’un tour dans mon sac, malgré le peu d’expérience que je possédais! Le combat commença, je me mis en position, le regard féroce, tentant de le décourager au maximum. Seulement, j’avais beau lancer mes poings sur lui, il les esquivait sans le moindre effort. Au début il ne m’attaquait point, ce que je trouvais bizarre. Je n’avais pas remarqué qu’en réalité il attendait que je me sois épuisé pour qu’il me porte le coup de grâce. Vers le milieu, j’étais si crevé que je failli tomber par terre. C’est là qu’il en profita pour me frapper au visage. Il le fît avec une telle force qu’il aurait pu m’envoyer à des kilomètres de là! Je m’écroulai lentement. L’arbitre commença alors le «compte à rebours». Mon père et mon coach ne cessait de me dire «Relève-toi!». Mais je n’y arrivais pas! C’était horrible… Mon adversaire s’approcha de moi et me tendit sa bouche pour me dire :



-« Il paraît que ton grand-père était boxeur lui aussi, qu’il était très doué. Quel honte tu dois lui faire en ce moment même!»



Peut-être que certains n’auraient pas tenu compte de ses dires, mais pas moi. Je détestais qu’on me dise cela! C’est alors que d’un bond je me relevai, lui prit le col et le plaqua au sol en lui envoyant de toutes mes forces mes poings. L’arbitre du nous séparer, mais heureusement je ne fus pas disqualifié. Il fut alors temps de faire une pause. Je partis rejoindre ma famille et mon coach qui m’attendaient derrière. Ma mère me mis une serviette sur le dos, quand à mon père il me faisait un massage. Mon petit-frère arriva un peu plus tard, me demandant comment j’allais. Pendant que mon coach m’enseignait une technique pour gagner, je remarquai qu’il y avait une jeune femme d’environs mon âge assise à l’autre bout de la salle qui ne cessait de me lorgner en souriant. Elle avait de longs cheveux noirs, les yeux vert feuille, la peau blanche comme les geishas après s’être maquillées, et par-dessus tous, un très beau sourire qui était capable d’arrêter n’importe quel homme. Je ne pouvais m’empêcher de me demander pourquoi une belle femme comme elle n’arrêtait pas de me regarder. Je n’étais pas très beau, je devais même être très laid vue le nombre de femmes qui m’avaient fuient!


-« Grand-frère, j’ai soif, tu pourrais aller me chercher à boire s’il te plaît, me demanda le petit.

-Voyons, Alexandre, dis ma mère, tu es assez grand pour aller te chercher à boire tous seul!

-Ce n’est pas un problème, j’y vais. Tu veux quoi? Un Pepsi? Un Coca?

-Mais ça va bientôt reprendre, Trevor, m’ont dit mon père et mon coach.

-Aucun souci, je vais me dépêcher. Bon alors tu veux quoi? Du Coca? D’accord! »





Je partis tous de suite en chercher. Il faisait nuit dehors, j’avais un peu froid, mais je ne me doutais pas de ce qui allait m’arriver. À peine étais-je sorti qu’un vieil homme d’une soixantaine d’années me bouscula. Il s’excusa, puis me dit ceci :



-« Vous avez l’air fatigué, jeune homme…


-Oui, et pressé également…


-Où allez-vous comme ça?


-J’ai un combat de boxe à terminer, donc si vous voulez bien…


-Ah oui! Je connais votre adversaire… D’ailleurs – il plongea sa main dans sa veste et en sortit un révolver – je suis un très grand fan de lui, je ne veux pas prendre le risque que vous le battiez… Donc, si vous voulez bien m’excuser, monsieur… »






Je ne savais pas quoi faire. Si je me mettais à crier, il aurait appuyé sur la détente, si je m’étais mis à courir ça aurait été pareil. Et puis, même si j’avais voulu le faire, je ne pense pas que j’aurais réussis vue la peur que j’avais. C’est alors qu’un chien, peut-être un teckel je ne sais pas, passa par là. Il vit le pistolet qu’avait ce vieil homme et se mit à grogner, puis à aboyer. Le vieux dirigea rapidement son bras vers le canidé et, d’un coup, le tua. Cet animal qui avait l’air pleins de vie il y a à peine quelques secondes étaient à présent mort, étendu dans une flaque de sang. Dire que j’allais peut-être finir comme lui… Je me baissai, me boucha les oreilles à cause du bruit que venait de faire l’arme, me mit à pleurer de peur et laissa ces mots échapper de ma bouche :



-« Je ferais tous ce que vous voudrez! Je vous le promets, mais s’il vous plaît, laissez-moi partir!

-Qu’est-ce que cela me rapportera de te laisser en vie?

-Je ferais ce que vous voulez, mais par pitié, laissez-moi partir!

-… Non »




Il appuya trois fois sur la détente, en visant bien ma tête. Je ne sentais plus rien, ma vision se brouilla jusqu’à ne plus pouvoir voir. J’étais mort, étendu sur le sol comme le chien de tout à l’heure. Et comme si cela ne suffisait pas, l’autre tira encore sur moi environs 3 fois. Ne pouvait-il pas me laisser tranquille? J’étais mort, c’était bon! Pas la peine d’en rajouter… Quoi? Vous pensez que j’aurais dû dire « je suis mort » au lieu de « j’étais morts » ? Haha, vous vous trompez...




Quelques minutes plus tard, je sentis comme un air chaud me caresser le visage. J’ouvris lentement les yeux, je me trouvais au bord d’un lac. Du moins je pense qu’il s’agissait d’un lac, car étrangement tout était blanc, il y avait une sorte de brume blanche comme la neige qui m’empêchais de voir clairement.


-« Où es-ce que je suis atterri?

-C’est une bonne question! »

Je me retournai et vit alors un homme d’environs 40 ans, tenant une canne à pêche sous l’aisselle gauche et portait dans la main droite un chapeau de paille. Je plissai d’abord les yeux, puis le reconnu : c’était mon grand-père.



-« Je suis bien heureux de te retrouver, mon cher Trevor!


-Gr... Grand-père? Mais... Tu es mort!


-Toi aussi, que je sache.


-... C’est vrais... je m’en souviens... Cet homme... il m’a tiré dessus... – je me racla la gorge – mais... On est au paradis alors?


-Eh bien à vrai dire je n’en sais rien. Depuis que je suis ici, je n’ai vue personne à part toi.


-Mais alors si on n’est pas au paradis... Où sommes-nous? On dirait... un de ces endroits où on allait souvent, qui se trouvait près de la maison...


-Peut-être est-ce le cas, qui sait?

-Je me demande sincèrement si tous cela est réel...


-Pourquoi ça ne le serait pas?


-J’ai l’impression que c’est uniquement dans ma tête ce qui est en train de se passer, que je vais me réveiller d’un instant à l’autre...


-Oh, mais c’est dans ta tête, Trevor! Mais... cela ne veut pas dire que ce n’est pas réel.


-Que veux-tu dire par là?


-Oh, rien de spécial... Mais il faudra que tu penses à te réveiller, tu vas rater ton combat!


-Je suis mort.


-Pas pour très longtemps, dit-il d’un sourire »



Il leva une main vers le ciel et fit apparaître alors une petite lueur verte qui m’entoura. Je me réveillai après dans la même ruelle où le vieillard m’avait tué. Étrangement, je le revis à l’autre bout de la rue, avec un jeune homme. Ils étaient en train de s’échanger de l’argent, d’après ce que j’ai pu voir. Puis je sentis une main sur mon épaule, une main douce. Je tournai les yeux et pu lorgner la jeune femme que j’avais vue tout à l’heure.




-« Dieu soit loué, tu n’as rien!


-... M’ouai...


-Viens, je vais t’aider, il faut t’emmener à l’hôpital!


-N... Non! D’abord... Je dois savoir qui est ce type, là-bas!


-... Lui? C’est un ami de ton adversaire, il lui rend souvent service... »

Elle me lorgna un court instant.




-« Un... un ami? C’est ce *censure* qui lui a demandé de me... Quel est ton nom?



-Tiana.



-Ramène moi dans l’arène, et vite!!! »





Et c’est ce qu’elle fit. En la regardant, j’avais la vague impression qu’elle savait tous ce qui venait de se passer, et qu’elle avait réussi à me ressusciter... Une fois arrivé devant l’arène, je lui demandai de me laisser monter seul. Passé la porte, j’entendis l’arbitre se mettre à compter. Mon adversaire lui disait que cela ne servait à rien, que je n’allais pas revenir etc etc... Quel ne fût pas la surprise générale quand ils me virent tous rentrer. Mon coach et ma famille me demandèrent où j’étais passé.


-« Enfin, Trevor! Arriver comme ça, lors de son premier combat qui plus est! Ce n’est pas très bien!


-J’ai mes raisons. Passe-moi mes gants petit-frère »



Je montai sur le ring, jetant à mon adversaire des regards pleins de rage et de haine. Quand le combat recommença, je ne me fis pas attendre pour donner des coups. J’étais sans doute trop rapide pour lui, il n’eût même pas le temps de se défendre! Mais quand il put enfin bouger et m’envoyer un coup, je l’esquivai rapidement et lui donna un hyper-cut. Il s’effondra lentement à terre. L’arbitre se mit à compter. 1, 2, 3, 4...


-« 8, 9, et... 10! Le gagnant est Trevor Williams! »





J’entendis les applaudissements de la foule, mes proches me crier « Hourra!! », mes amis me sauter dessus en me félicitant, et... et Tiana, me souriant, m’acclamant, m’aimant...



J’avoue ne pas avoir tous compris cette nuit-là. Je ne sais pas si le moment avec l’assassin et mon grand-père fussent réel, mais je sais que sans cela je n’aurais pas gagné le combat. Mon adversaire avait bien tenté de me tuer en engageant un tueur à gage, la police le découvrit par la suite. Quant à moi? Je n’ai pas gagné ce tournoi ci, j’arrivai à la deuxième place, derrière un certains... Comment s’appelle-t-il, déjà? Ah oui, ça me revient! Son nom était Mohammed Ali! Il était très doué d’ailleurs. Sinon pour moi tous c’est bien terminé, je vis à présent avec ma femme, Tiana, et mes deux enfants en Californie.

Ecrit par Saei
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#7 04-09-2011 16:58:24

 Kululumpia
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Re: Exposé des oeuvres du Tournoi RP Edition I

Texte 6




Toi que j'ai vu tout petit,
Toi que j'ai élevé, éduqué et nourri,
Te voilà maintenant un bel et fort adulte,
Prêt à prouver au monde que tu peux être aussi fort qu'Hercule.

Toi dont j'ai donné le nom d'un bois précieux,
Toi dont les écailles bleues font ressortir tes noirs yeux,
Tu t'avances fièrement dans l'arène,
La tête levée pour épater celle que tu aimes.

Devant toi se dresse ton adversaire,
Affûtant avec gourmandise ses serres.
Tu bondes ton poitrail,
Craches tes flammes.

Et voilà que tout à coup
Le combat sonne, rendant ton ennemi fou !
Les griffes s'entrechoquent,
Les mâchoires claquent.

Vos feux incendient l'arène,
Vos écailles font des étincelles.
Le sang gicle et coule
Comme force qui s'épuise et s'écoule.

Soudain l'attaque fatale,
Un coup de griffe qui déchire le poitrail,
Laissant blessé
L'un des adversaires acharnés.

Pourtant pas d'abandon,
Et alors que le temps semble long,
Une autre blessure vient traverser l'armure
Et un craquement sinistre résonne contre les murs.

Victorieux, l'un des deux dragons rugit,
Laissant son adversaire qui sur le sol gît,
Baignant dans son sang
Et respirant avec la même difficulté qu'un mourant.

Ce n'est pas grave mon Ébène,
Elle est quand même près de toi celle que tu aimes.
Tu as perdu mais tu n'es pas vaincu,
La prochaine fois la victoire tu ne l'auras pas perdue !

Relève toi !
Renforce toi !
Et la prochaine fois qu'on ira en arène,
Tu épateras ta reine.

Ecrit par dragonnit
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#8 04-09-2011 16:59:10

 Kululumpia
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Re: Exposé des oeuvres du Tournoi RP Edition I

Texte 7



Une lumière violacée
dans la forêt s'alluma d'un coup.
Par cette lueur je me sens attirée,
Comme hypnotisée, j'avance jusqu'au bout.

Je ressentis alors de la chaleur
qui fait battre mon cœur.
Et je la rencontrai sans peur,
Celle qui pourtant avait contre l'humain, de la rancœur.

Dans mes bras je l'ai accueilli,
Sur son museau je posai mes mains,
Sur son front je mis le mien,
Quand je l'ai rencontrée, il était Minuit.

Depuis nous sommes amies.
Et c'est aujourd'hui,
Ton premier jour à l'arène,
Ton premier jour sur la scène.

Fièrement, toi mon victorieux,
Tu t'avances face à tous ces dragons courageux,
Prête à combattre,
Prête à faire de multiples frappes.

Voilà que tu te lances,
Voilà que tu veux tenter ta chance.
Mais tout cela est bien étrange,
Car il est Minuit comme à nos rencontres, ô mon ange !

Vaillamment tu te bats,
Vaillamment vos crocs et griffes se lacèrent au combat.
Infatigable tu montres ta rage,
Prête à tout pour m'épater, tu te montres sauvage.

Coup de queue sur le museau.
Coup de griffes sur l'aile.
Coup de crocs sur les naseaux.
Coup de patte sur un ventre frêle.

On ne distingue bientôt plus ni toi ni lui.
Pourtant la poussière retombe,
Dévoilant une masse à terre et l'autre qui de victoire gronde.
Je te vois ma Minuit.

Et comme l'autre nuit,
La lumière l'éblouit,
J'ai chaud au fond de mon coeur,
Car ce soir à Minuit, tu sors en vainqueur.

Ecrit par Shinuka
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#9 04-09-2011 17:00:01

 Kululumpia
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Re: Exposé des oeuvres du Tournoi RP Edition I

Texte 8



Le dragonnier à peine entré dans la taverne conta son histoire…

Le lendemain, je serai bien plus qu'un Sorcier, je serai un Dragonnier. Du bout de mes deux épées, mon dragon et moi allions remporter la victoire.

C'était le grand jour : celui de mon triomphe. Nous nous envolions vers les plaines de Phantasmagore lorsque nous nous posâmes sur la clairière, j’aperçus mon adversaire. Il avait envie d'en découdre avec moi et ce sentiment était réciproque. Chacun sur notre dragon nous nous préparions au combat.

"Un siphonphonphon la petite Dragonette, un siphonphonphon et ses trois petits dragons s'en vont ! "

M'avait-il dit.

Il m'avait distrait par cette petite chanson et frappé par derrière en traitre.

*Quel lâche celui-là ! Frapper dans le dos, franchement c'est d'une lâcheté ... *

Puis de rage, je chargeais mon dragon telle une bête sauvage, frappait l'animal adverse avec tant de violence que quelques écailles de l’ennemie s’arrachèrent. Le combat reprit, chacun des adversaires faisait preuve d’une rage de vaincre incroyable. Aucun ne voulait céder, coups après coups, jet de flamme après jet de flamme… Une bataille des plus palpitantes. Jusqu'au moment fatidique où mon adversaire épuisé... s'écroula.

Victoire et gloire furent miennes et je nageais dans le bonheur.

Pourquoi ? Parce que c'était ...

Mon premier combat.


Ecrit par Garkandolf
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#10 04-09-2011 17:05:16

 Kululumpia
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Re: Exposé des oeuvres du Tournoi RP Edition I

Texte 9




Ma vraie vie a commencée avec lui
On ne doit pas abandonner, pas se relâcher
Ne pas laisser tomber et continuer jusqu'au bout !

Pris dans la course infernale du destin
Rendant la gloire à portée de nos mains
Entendant cette petite voix qui résonne au fond de soi
Murmurer à chaque instant de cette rude bataille :
Impose toi, impose toi...
Eclates au grand jour,
Rappelles toi qui tu es !

Combattant le terrible destin
On se bat sans cesse
Montrant les dents quelques fois
Battre jusqu'à l'épuisement total
Ayant la rage au ventre
Tout faire pour ne pas lâcher !


Ecrit par MarieNawaki
Arrivée 7ème ex-aequo


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#11 04-09-2011 17:06:01

 Kululumpia
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Re: Exposé des oeuvres du Tournoi RP Edition I

Texte 10




"Mon Premier combat"


Le ciel se lève sur le Monde,
Pendant que cette sublime lune toute ronde,
Disparait devant l’ardeur du Soleil.

Pourtant je vous jure que le Ciel,
M'avait promit les étoiles,
Car à ce moment là je rêvais de prendre les voiles.

A la maison ça n'allait plus vraiment,
Alors comme un idiot je me suis dis qu'il était temps,
Temps de mourir, de me suicider,
Pour qu'enfin sonne l'heure de la récrée.

Cette récrée aurait été un Paradis,
Et peut-être même qu'un jour j'aurai regretté la Vie,
Voulant retourner sur cette Terre,
J'aurai coupé mes ailes lassé, tombant dans les airs.

Ô Seigneur,
Comprends donc mon malheur,
Non pas que j'aime la mort,
C'est juste que elle, elle me prend au corps.

Entre nous c'est passionnel,
Y a pas besoin de battre des ailles,
Entre nous c'est sûr,
Y aura pas d'usure.

Ah ça y est j'entends le roulement de tambour,
Sans doute la faucheuse qui me dit que je vais être à la bourre.
Alors tu m'excuseras mais je vais y aller,
Je voudrai pas la rater.

Vaincre l'envie de partir,
On dirait que c'était mon premier combat,
Mais on peut le dire, j'ai cru en l'avenir,
A présent je suis certains que j'étais tombé bien bas ...

Ecrit par Vala
Arrivé 3ème ex-aequo


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#12 04-09-2011 17:06:36

 Kululumpia
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Re: Exposé des oeuvres du Tournoi RP Edition I

Texte 11




Ma tête se tourna vers le ciel. La journée se terminait sur un beau coucher de soleil. Je regrettai de ne pas pouvoir l’observer encore plus longtemps. Je continuai alors à marcher d’une démarche souple vers mon destin me remémorant ma décision de la veille…

L’amour conduisait à faire des folies, tel était mon cas. Si le soleil éclairait la voie que j’empruntais, Kalyra m’éblouissait plus autant par sa beauté que sa personnalité. Depuis notre tendre enfance, nous étions restés côte à côte comme deux jumeaux inséparables. C’était avec elle que je me chamaillais, c’était elle qui me réconfortait, c’était elle qui m’aider à voir le monde sous un autre angle. Jusqu’au jour où je me rendis compte que j’avais envie de rester à ses côtés jusqu’à la mort, que je l’aimais plus que tout. Ce fut réciproque et ainsi un beau couple était né. Mais son père ne le voyait pas de cet œil-ci ne me jugeant pas assez fort pour la protéger. Pour le lui prouver, j’avais uriné tout près de lui pour le provoquer en duel. En colère, il accepta le défi. Quant à Kalyra, elle essaya jusqu’à aujourd’hui de me dissuader d’aller mourir pour elle. Je n’avais certes aucune expérience au combat mais je devais lui montrer ma valeur.

Je me dirigeai tranquillement vers le lieu de rencontre quand je commençai tout à coup à ressentir la peur et l’excitation. Peur d’affronter le chef de mon clan mais excité de pouvoir le rabaisser devant tout le monde. J’aperçus droit devant les premiers membres de notre groupe. Ils étaient silencieux et me jetèrent des regards désespérés dû à mon inconscience. Tous les yeux étaient fixés sur moi. Une fois de plus j’étais sous-estimé. Une ronde s’était formée en guise d’arène. Ils me laissèrent passer. Je repérai immédiatement la présence de Kalyra qui arborait un air triste. Je ne l’avais jamais vu comme cela auparavant. Un grognement sauvage attira mon attention. C’était le père. Il se dressait du haut d’un rocher exhibant son imposante musculature. Une aura de férocité se dégageait tout autour de lui. De multiples cicatrices sur son corps et sur son visage laissaient croire qu’il était un combattant hors pair. Logiquement, je n’avais aucune chance mais ma volonté surpassait de loin la logique. Mon opposant poussa son cri qu’il sortit de ses tripes, un énorme rugissement, ayant pour but de m’intimider mais au lieu de reculer, je m’avançai d’un pas. Alors mon adversaire sauta en atterrissant lourdement sur le sol. Le duel débuta.

Je ne sus quoi faire pour commencer. Le chef du clan me jaugea de son regard tout en faisant le tour de l’arène. Je gardai alors mes distances en suivant ses mouvements, prêt à riposter. Un pas devant l’autre, mon cœur battait de plus en plus vite. Mais quand allait-il se jeter sur moi ? J’eus ma réponse dans la seconde qui suivait. Mon assaillant s’élança sur moi et fit un bond pour me porter un coup bien placé. J’esquivai de justesse et répliquai en lui sautant dessus. Il ne me laissa pas s’accrocher à lui en me repoussant en arrière. Quelques réactions émergeaient du public. Je ne pus me retourner vers mon rayon de soleil lorsque je reçus une terrible gifle. Déconnecté un court moment de la réalité, il en profita pour me plaquer dos contre terre. Je sentis son haleine qui en dégageait assez pour faire fuir une gazelle. Le sauvage opta pour une méthode assez barbare en pénétrant ses griffes dans mon corps. Je gémis de douleur en serrant les dents. La scène provoqua une exclamation dans la foule. Cependant je ne devais pas flancher. Je plantai mes canines dans son cou recouvert par son épaisse chevelure. Il lâcha prise et je l’éjectai donc grâce à mes puissantes jambes. Nous nous mîmes debout tout les deux pour se donner corps à corps. Une rafale de coups pleuvait. Ma force de frappe n’équivalait pas la sienne. Je m’appuyai alors sur son épaule puis le pris par le cou pour le faire retomber à terre. Nous roulâmes tous les deux l’un ne voulant pas relâcher l’autre. Quelque chose me piqua à l’oreille droite. Mais je ne fus pas le seul à souffrir. Une frappe par-ci, une frappe par là… Je ne sus plus ce que je faisais et je me fatiguai trop vite. Je décidai de me séparer de mon adversaire. Nous échangeâmes un regard. Il était recouvert d’éraflures et semblait boiter. Par contre, le chef encaissait plutôt bien les coups. Quant à moi, je m’entendais haleter. Du sang jaillissait abondamment de mon flanc et de mon oreille. Tout autour de moi n’était que murmure à part ma respiration résonante dans ma tête. Je ne m’étais jamais battu auparavant mais je savais que je pouvais compter sur l’instinct de survie animal. Soudain mon adversaire fit un pas et souleva son corps pour m’asséner un coup ultime. Je ne pus l’éviter. Ma tête tomba violemment à terre. Je vis une toute dernière fois le magnifique visage mon rayon de soleil avant de fermer mes paupières. Mais à présent je l’avais perdu et l’exil m’attendait…

J’ouvris les yeux. La lune avait chassé le soleil. Tout le clan m’avait abandonné. Je ne pouvais me relever sans avoir affreusement mal. Mais quelqu’un était resté là, auprès de moi. Je sentis une douce langue passer et repasser sur mes blessures. Je me retournai pour constater avec surprise que Kalyra faisait tout pour soigner les dégâts que le mâle dominant m’avait infligés. Elle ne m’avait pas quitté en fait et ne me quittera jamais. Elle se blottit contre moi reposant son cou sur ma crinière. Le lion chanceux que j’étais pouvait enfin se reposer sereinement.

Ecrit par Dragonolas
Arrivé 7ème ex-aequo


"Le plus difficile n'est pas de trouver sa voie mais de rester sur celle ci"

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