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Total : 30

#1 06-02-2014 06:45:33

 Neyilla
Modérateur
Lieu: France
Inscrit(e) le: 06-02-2008
Mess.: 18769

Tekmatey




Sondage du Concours d'Ecriture

TEXTE 1 :



La Geste d’Eorthan Souldracovar, la bataille pour la Liberté.

Tout débuta en plein hiver, une femme aux cheveux couleur miel, pousse des cris, allongé sur le dos, les jambes écartées. Avec l'aide d'une sage-femme, elle met au monde un enfant, plus précisément un garçon.
- C'est un fils que vous avez, Belina, vous avez donné naissance à un héritier.
Lorsque la sage-femme tandis les langes dans lesquels était emmitouflé le nouveau-né, la dénommé Belina, eut une moue de dégoût s’écriant:
- Non ce n'est pas mon fils, je n'ai pas de fils, que ce rejeton du diable aille pourrir en enfer.
La sage-femme décontenancé ne savait plus que faire, mais protégea l'enfant lorsque dans un sursaut de folie la allonge bondit vivement sur elle pour tenter d’étrangler l'enfant. Mais ratant sa cible la mère tomba au sol en se cognant la tête.

La Sage-femme, Isolida, ne demanda pas son reste et décampa chez elle avec l'enfant dans les bras. Elle chercha que faire du nouveau-né, mais ne put se résoudre à l'abandonner, c'est ainsi qu'elle décida d’emmener le petit, à un Prêtre de l'Eglise.
- Mon père, je vous confie ce garçon, il est le fils de Beliana, mais elle a cherché à le tuer. Je vous en prie prenez soin de lui et faites en un homme de bien.
Durant dix années, tout se passait à merveille, pour le jeune garçon qui avait reçu le nom de SoulDracovar. Il était un peu plus grand que la moyenne pour son Age, il deviendrait un grand homme fort et musclé, mais ce n’était pas le détail le plus étonnant chez lui, mais bien l'aspect de son visage, ses yeux bleu et rouge formant le symbole du Yin et du Yang décontenançait la plupart des personnes qui l'observait. De plus ces cheveux noir comme le jais n’aidaient en rien à donner à ce visage l'aspect jovial que devrait avoir un garçon de 10 ans.

Il avait appris auprès du père la lecture, l'art de la stratégie et de la guerre, sans oublier que sa force était élevée pour sa stature. Il lui avait même été recommandé de ne toucher personne. La dernière fois qu'il avait voulu aider quelqu'un en le retenant pour ne pas qu'il tombe, il lui avait brisé les phalanges et déboîté les deux articulations, celle du coude et celle de l’épaule.

Rejeté par tous durant son enfance, il grandit seul, n'ayant pas de foyer à part entière, avec juste un nom qui avait échappé au Père Notale , Beliana, il partit en quête de son passé, il parcourut les villes, aidant ceux qu'il pouvait , arrêtant des bagarre de taverne, ou en en créant, il se battait rudement fort , mais n'avait que peu de connaissance martial du combat.

Il avait mis longtemps avant de finir par s’équiper correctement, afin de pouvoir être engagé en tant que mercenaire, afin de se faire sa propre expérience. Mais ce n'est que plus tard, bien plus tard, alors qu'il s'en allait vers son vingt-cinquième hiver, qu'on lui indiqua qu'une folle du nom de Beliana avait trouvé refuge en un lieu reculé, dans les Hauts Tertres des Monts Cendreux.

Il s'y rendit, après moult déboire en chemin, il finit par trouver la chaumière qu'il cherchait depuis tant d'année. Une femme était assise sous le porche et regardait cet inconnu encapuchonné s'approcher d'elle.

- Qui êtes-vous ? demanda-t-elle d'une voix rendu tremblante par sa santé mentale qui se détériorait.
- Je suis un voyageur qui vous cherche depuis de longues années, l'individu tomba la capuche pour révéler ces yeux, je suis celui qui est venu demande pourquoi vous l'avez rejeté à la naissance.
La femme surprise éclata en sanglots, avant d'inviter le jeune homme a entré en sa demeure et à prendre place sur un tabouret de bois branquignolent, puis lentement, cherchant avec soin ses mots elle commença:

- Je me nomme Beliana, fille de Kalnorim et d'Anabeth, je suis une Ataléenne qui a toujours chercher à honorer ma famille, mais un soir je fis la rencontre d'un bel homme aux yeux rouge comme la braise, ses cheveux noir comme l’ébène, il a conquis mon cœur, il me prit pour femme, et me mis enceinte, puis il disparut durant les mois précédent la grossesse. Il revint me voir quelque jours avant ta naissance, m'annonçant une terrible vérité, il se nommait Olthranor et était le fils d'un démon, et que jamais son père, Ilgran, démon du cercle inférieur, ne devait apprendre pour son fils, puis il jeta un sort sur moi. Jamais je ne pourrais me faire du mal à moi-même, il voulait être sûr que je n'essaye pas de me suicider avant de mettre au monde ce rejeton démoniaque que tu es. J'ai donc accouché de toi, et j'ai tenté de te tuer car je en voulais pas être déshonoré d'avoir mis au monde un démon. Voilà tu sais tout désormais. Maintenant je te demande de t'en aller et de ne plus jamais revenir me voir, mais je dois te dire une dernière chose, ton père avait choisi un nom pour toi, Eorthanduir.
Le jeune homme se leva et sortit, sur le pas de la porte il dit sans se retourne:

- On m'a nommé SoulDracovar, maintenant je sais de qui je suis le fils, et je n'en ai aucune honte, je vivrais avec

Quelque mois passèrent, une mystérieuse épidémie fit rage, décimant les populations des villes et villages, toute race confondues. Il décida d'embarquer sur un de ces bateau qui faisait voile vers le nouveau monde.
Lorsqu'il mit pied à terre, il se dirigea aussitôt vers l'avant-poste Ataléen, car désormais il consacrerait sa vie à la protection des opprimés, des orphelins et des veuves. Il déciderait que son héritage démoniaque servirait le bien, malgré ses humeurs massacrantes qui faisaient leurs apparitions de temps à autres.

La pays bougea, le nouveau monde était explorer, on fit bien des découvertes, de nouvelles élections pour les différents rois des peuples s’annonçaient. Rapidement un Khan, Grearde, fut nommé à la tête des kugroxs, un Kal, Striker, à la tête des morgons, une Reine, Blair, pour les Sylvons, tandis que celle des ataléens traînait quelque peu, on était décontenancé, cherchant à prendre nos marques. Un Tyler Durden voulait bien se présenter si personne n'y concédait, à la lourde charge d'empereur.
Mais je décidais qu'il était temps que je joue un rôle pour le peuple de ma mère, pour son honneur, et pour redorer le blason Ataléen, je décidais donc de me présenter en tant que candidat, Tyler Durden, accepta de me laisser la place, en contrepartie je lui demandais de m’épauler en tant que conseiller personnel.
Nous tentâmes ensemble de recruter de jeunes recrues, qui étaient formées par l'un des Lieutenant Ataléens Rimaley, ensemble on réunifia et nous avons reconsolidé les bases de l'empire Ataléen.
Dans ma réserve de fromage j'y débusquais un petit Lemming masqué qui devint vite un animal auquel je m’attachai.
Mais un Mal rodait déjà dans l'ombre, dans plusieurs villes ont aperçus des cocon d'œufs. Ceux-ci furent rapidement détruit par l'ensembles des armées, mais ils sembleraient que cela n'ait été qu'un prélude à une menace bien plus vaste et présente, de gigantesque araignées sortirent de nulle part et envahir les villes.
Il était la désormais, Empereur d'Atalie, il était SoulDracovar, ou Eorthanduir, fils de Olthranor et de Beliana, et il mènerait son peuple vers une gloire et une renommée éternelle.
Ce fut fort de ces convictions qu’il entra dans la salle du conseil, ses principaux généraux, et le grand conseil, s’était dès lors réunis, un ambassadeur Sylvons, envoyé par la Reine Blair, siégeais lui aussi. L’heure était grave, ils avaient appris que les troupes ennemies avaient pris la ville d’Oblivion et faisait route par ici.
Un des conseiller se leva, le visage livide, il revenait à peine d’oblivion, car Gorganor l’avait laissé s’échapper.
- Nous ne pourrons jamais gagner, ils ont une armée immense, des démons se battent à leur cotes, de même que des araignée, des gobelins, des orcs, et autres créatures pustuleuse. Nous allons être vaincus si nous restons ici, abandonnons les villageois à leur sort et allons-nous refugier dans la forêt de Sylvonnie, les créatures des bois nous protègerons.
Je tapai du poing sur la table, prenant à mon tour la parole :
- Il ne sera jamais question d’abandonner quiconque, j’ai déjà donné les ordres d’évacuer la ville des civils, les hommes en état de se battre, les chevaliers du royaume et magicien se battront pour la LIBERTE des peuples, je ne tolèrerais plus un seul autre commentaire de ce genre Conseiller Alduir. Je ne retiens aucun d’entre vous, partez si vous le souhaitez, fuyez ou vous voulez, mais jamais l'Empereur d’Atalie ne capitulera face à ces créatures infernales.
La discussion revint rapidement sur la stratégie à adopter, abandonner dès le départ les premier murs de l’enceinte extérieur, creuser des trappes, des pièges, y verser de l’huile, afin que les archer du premier rempart à défendre les enflammes.
L’Empereur réfléchissait, Roc–en-Tain, était réputé pour sa citadelle au bord de la falaise, ainsi l’ennemi devait venir de face, et affronter les 4 murs d’enceinte, mais trop peu d’homme pour les défendre tous, il faudrait tenir au moins les 3 derniers, et abandonner le premier.
Les Ordres furent donnés dès la fin du conseil, l’ambassadeur lui expliquant que des renforts arriveraient dans un mois.

L’Empereur avait des cernes sous les yeux, fatigués, par les multiples assaut de l’ennemis sur le mur trois, qui ne cessaient pas depuis maintenant 2 mois, ne savait plus quoi faire, ils arriveraient bientôt à cours de vivre, et avait perdu beaucoup d’homme durant ces deux mois de siège. Il se mit à y repenser, les souvenirs aussi vivace que s’ils s’étaient déroulée la veille.

Golganor était arrivé quelque jours après la fameuse réunion, il avait alors lancé un ultimatum aux Ataléens :
- Livré moi votre seigneur, et ouvrez moi les portes, il ne vous sera alors fais aucun mal, mais si vous refuser sachez que rien ne vous sauvera même pas vos dieux.
Shimak, un de mes capitaines me regarda, acquiesçant d’un signe de tête, il prit alors un arc et une flèche et tira au pied du démon hideux. Je pris alors la parole :
- Jamais aucun homme d’atalie ne se rendra à un démon, nous luttons pour la liberté des peuples, nous luttons pour nos convictions, chacun des hommes présents luttera jusqu’à la mort, non pas pour me protéger, mais pour protéger leur convictions. Retourne en enfer et vas dire à ton seigneur que nous ne lâcherons rien.
Le Démon m’observa :
- Sache que mon seigneur et père est Olthranor, neuvième commandant des forces infernales, et que toi batard a son sang, n’a pas de raison de vivre, je vous détruirais tous.

Ainsi commença le siège et les combats épiques, les magiciens créant des bouclier pour protéger les hommes qui tiraient flèche sur flèche, les fantassins protégeant les remparts. Personne ne se relâchait, toujours tendu, le premier jour les pertes durent nombreuses des deux côtes, trop pour les ataleens, et si peu pour l’ennemis. Shimak faisait partis des premiers morts, un éclair avait pourfendu le ciel et brisé le bouclier magique qui protégeait son escouade.
Les sol entre les deux murs étaient jonchés de cadavres, les corbeaux, vautours et autre charognards se délectaient de ce festin offert, picorant les yeux, arrachant des lambeaux de chairs, se battant pour tel ou tel autre morceaux de foie.
Les assauts ainsi se répétèrent, sans cesse, jour après jour, tentant de lutter bravement durant ces deux mois qui parurent durer une éternité.

Il revint soudain au présent lorsqu’il entendit la course effréné d’un page dans le couloir :
- Seigneur, Seigneur Eorthan, le mur 3 est tombé, tout le monde se réfugie sur le dernier mur d’enceinte, mais c’est un massacre.
Enfilant l’armure rapidement, prenant les armes, je me précipitais dans le couloirs en toute hâte, le page derrière moi :
- Va prévenir Rimaley, dis-lui de rassembler son escouade a la porte, je l’y rejoins.
La page s’élança, tandis que je pris un autre couloir, pour pouvoir observer dehors rapidement et juger de la situation.

Quelque minute plus tard, l’Empereur entoure de l’escouade d’Elite de Rimaley, se tenait prêt à faire une percée afin de détourner l’attention sur eux pour permettre aux soldat de se réfugier.
Chargeant tels des hommes possédés, ils décontenancèrent l’ennemis le boquant au niveau de la brèche du mur 3, luttant férocement, se protégeant mutuellement, l’Empereur couvert de sang moulinait à tour de bras, son épée tranchant bustes, membres, cou sans aucune pitié. Lorsque le cor retentis ils se mirent à battre en retraite quand tout d’un coup Golganor se montra.
- Te voici pitoyable homme, crois-tu pouvoir tenir éternellement ces pierres qui te servent d’édifice. Combattons, affrontons nous pour voir qui est le meilleur, le vainqueur pourra faire ce qu’il veut de l’armée adverse. Mon marché est honnête, accepte le et je serais clément lors de ma victoire.
L’Empereur l’observa un instant, secouant la tête, il ne pouvait qu’accepter le marcher du démon. Il aurait ainsi une infime chance de gagner cette guerre qui trop longtemps avait duré.
- J’accepte, mais sois sur que tu périras par mon épée, je vais te tuer et venger tous ces morts, je te tuerais et ainsi gagnerais une fois de plus pour la liberté que j’incarne.

Le combat commença, les deux personnes se tournant autour cherchant une faille dans la carapace de l’autre, de petits assauts pour tester la force de chacun était lancer, lame contre hache, puissance a l’état brute contre finesse , le combat semblait interminable, cela faisait dix minute qu’ils se battaient sans réellement se battre, une guerre psychologique était en lieu et place à ce moment du duel, le sang de l’Empereur bouillait dans ses veines, réagissant a la présence du démon, le sang appelait le sang, quand d’un coup dans un cri de rage l’Empereur se jeta sur le démon telle un fauve sur sa proie, le choc fut violent le faisant reculer de quelque pas suite à la parade du démon qui enchaina aussitôt. Le vrai combat débuta ainsi, les attaque se faisaient violente, tous deux usant aussi de magie (démoniaque pour Golganor, et arcanique pour Eorthanduir). Eorthan s’épuisait plus vite que le démon et savait qu’il ne tiendrait pas longtemps, il fit alors un choix, pour cette liberté qu’il chérissait, il décida qu’il y donnerait sa vie. Il s’élança sur le démon, ne prenant même pas la peine d’esquiver les coups, se protégeant simplement les points vitaux, il réussit à être assez près de celui-ci, quand d’un coup la pointe de la hache s’enfonça dans son sternum. L’Empereur hoqueta un flot de sang et tomba à la renverse, n’arrivant plus à respirer, il happait frénétiquement l’air pour en avoir.
Rimaley se précipita sur lui, le retournant, pour voir un trou béant sur la poitrine de son seigneur qui dans un murmure :
- J’ai gagné pour la liberté, prend la dirigeante le temps de ma sieste.
Il ferma les yeux, son corps devenant inerte. Rimaley se releva et s’en allait prendre l’épée de son Empereur quand il ne la vit pas.
Golganor voyant cette scène ne pus s’empêcher de rire :
- Ahahahah, un humain qui pensait pouvoir gagner, ahahahaha
Quand d’un coup il tomba à genoux, hoquetant à son tour du sang, baissant son regard il vit l’épée de l'Empereur fichée dans sa poitrine là ou son cœur était. Il s’écroula au sol, face contre terre.

Suite à ce combat les démons repartirent, ayant perdu leur commandant, et ne voulant pas mourir pour rien ils abdiquèrent, les ataleens trop éplorés par la perte de leur seigneur, ne les poursuivirent pas.

Une tombe de cristal fur érige en l’honneur de cet Empereur ayant donné sa vie pour la liberté, pour des convictions qui étaient chères aux cœurs de chaque ataleens.

- Voilà l’histoire d’Eorthan Souldracovar est fini les enfants, il fut enterre derrière moi.
Le vieil homme se leva quand un enfant lui demanda :
- Monsieur comment connaissez-vous l’histoire ?
L’homme regarda la petite avec un regard attendrissant :
- Parce qu’il fut mon amis, mon empereur.

*FIN*

Dernière modification par Neyilla (26-02-2014 17:29:34)


https://zupimages.net/up/20/09/3jmr.gif Il a survécu ! A bas le zombie ! Vive le Mini-Raton ! http://zupimages.net/up/17/44/1pcy.jpg

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#2 06-02-2014 06:45:49

 Neyilla
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Tekmatey




Re: Sondage du Concours d'Ecriture

TEXTE 2



La première goutte de pluie tomba quelques instants après que le dernier de nos ennemis fut tombé, nos lames encore sorties et maculées du sang des elfes que nous venions de tuer. La pluie s’intensifia rapidement, le bruit résonnant dans mon heaume puis ruissela sur mon armure et mon épée, se mêlant au sang. On aurait dit que le ciel pleurait ce massacre, mais il ne faisait que rendre la scène plus accablante et funeste, accompagnant les cris des blessés et les soldats profanant les corps sans vie pour récupérer leur or ou tout ce qui pouvait leur être utile. Je levai la tête pour regarder le ciel, l’eau s’infiltra par l’ouverture rectangulaire de mon casque, mouillant mon visage et imitant des larmes qui ne coulaient plus depuis longtemps.

Je n’avais aucune envie d’imiter mes hommes et de piller les cadavres, mais je les comprenais, il était inutile de gaspiller ces ressources et ils faisaient un bien sale métier mal payé, j’avais donc pour habitude de les laisser faire. Tout juste après leur besogne finie, je leur ordonnai d’enterrer les corps qu’ils soient humains ou elfes ; même si enterrer leurs frères d’armes était pour eux évident, le faire pour leurs ennemis l’était beaucoup moins, certains n’appréciaient pas ce zèle de ma part mais ils obéiraient sans restriction, ils me respectaient et acceptaient mes habitudes malgré mon jeune âge. J’avais vingt-trois ans et je devais mon grade de capitaine surtout à mes connaissances que j’avais obtenues en grandissant avec des sorciers. C’est aussi grâce à ces connaissances que j’avais réussi à battre si facilement un groupe d’elfes sur son propre terrain, des éclaireurs avaient vu la troupe ennemie dans une forêt, mais il était trop risqué pour eux de s’y aventurer. Alors je mis en place un plan pour les battre, je savais que l’un des principaux défauts occasionnés par l’immortalité des elfes est qu’ils ne changent que très rarement de technique, ce qui les rend très prévisibles. Nous passâmes la nuit à la pleine lune à quelques kilomètres de la forêt. Une fois bien reposés nous pûmes partir, pour cette fois s’installer à la lisière de la forêt, assez proches pour voir si un ennemi apparaîtrait mais assez loin pour empêcher des tirs de flèches venant des bois. J’ordonnai à mes hommes d’installer un campement pour une vingtaine de personnes mais pour y cacher une cinquantaine d’hommes. Avec l’autre moitié de mes soldats, nous allâmes nous cacher dans les bois, après leur avoir appris des techniques des mêmes ennemis que nous allions attaquer, après de longues heures à attendre, et comme je l’avais anticipé les elfes attaquèrent avec en soutien des animaux comme un ours, quelques loups, des cerfs, des sangliers et même un lynx. Ils n’avaient pas demandé aux êtres magiques de venir, ils les respectaient trop et ne les utilisaient pas assez à mon goût. Les familiers servaient de premières lignes pendant que les elfes tiraient leurs pluies de flèches mortelles. Cachés dans la forêt, nous attendîmes que les bêtes soient passées pour attaquer par surprise la plus grande menace et qui serait sûrement capable de tuer tous mes hommes dans le campement, mais pris par surprise, au corps à corps et en une telle infériorité numérique ils n’avaient aucune chance.

Nous étions en avance sur ce qui avait été prévu et je pris la décision de laisser mes hommes se reposer la nuit, nous rentrerions au campement général seulement le lendemain, après avoir installé le reste du campement. Ils l’avaient mérité, combattre des elfes n’est ni facile ni très plaisant, ils n’étaient pas nos vrais adversaires : nous étions en guerre contre des démons, qui en ce moment même dévastaient Lomirta, le domaine de notre seigneur Furagorne. Nous avions lutté pendant des mois mais ils avaient finalement pris le dessus et nous avions été obligés de fuir. Nous avions pris la direction de Cridor une puissante cité alliée à la nôtre où nous pourrions trouver des forces supplémentaires pour reprendre nos terres, mais il fallait pour cela traverser le territoire des elfes qui nous refusaient le passage de peur que l’on souille les terres sacrées.

Malheureusement tous les autres chemins étaient déjà envahis par les démons et nous avions été obligés de prendre ce chemin malgré les menaces de leurs propriétaires. Nous évitions les grandes villes en espérant qu’ils nous laisseraient un minimum tranquille mais dès qu’ils le pouvaient ils nous attaquaient. Quand toutes les tentes furent placées, la nuit tombait à peine et l’atmosphère avait changé, il ne pleuvait plus, les soldats étaient en train de cuire la viande des animaux abattus pendant la bataille et on pouvait entendre des voix et des rires s’élever partout dans le camp. Après un repas avec mes hommes je me rendis dans ma tente que je partageai avec mon meilleur combattant, Otarine qui était un peu plus âgé que moi et était ce qui se rapproche le plus de mon meilleur ami, peu le savaient mais il était aussi le dernier membre de la grande famille des Aileblanche qu’il ne tenait pas dans son cœur. Allongé dans le drap qui lui servait de lit il me demanda avec sa voix d’une douceur incroyable :
- Tu ne lis pas ce soir, tu adores lire pourtant ?
- J’ai laissé mon seul livre dans le campement général il était trop encombrant et de tout façon je le connais déjà par cœur.
- J’espère que tu as pris un livre important car à l’heure qu’il est la bibliothèque royale a dû brûler depuis longtemps.
- Non les sorciers de la cour l’on protégée d’un sort pour ne pas que les démons puissent la voir, tant que les sorciers sont en vie ça devrait aller.
- Bah j’espère que tu n’y tiens pas trop à tes livres, la seule raison pour laquelle ils sont en vie c’est qu’ils chevauchent des dragons mais vu comme ils sont doués ils ne tiendront pas longtemps, le seul qui devrait avoir un dragon dans tout le royaume, c’est toi.
- Comment quelqu’un avec une aussi belle voix peut dire une chose aussi méchante.
Je savais qu’il n’allait pas apprécier cette réflexion, il n’aimait pas sa voix, il haïssait sa famille et sa voix était justement l’un de ses héritages, comme ses cheveux blonds, ses yeux bleu clair et un visage innocent, mais lui aussi savait que je ne voulais qu’on dise du mal des sorciers, et alors qu’il allait me répondre une corne d’alerte sonna. Je me levai d’un bond et un coup d’œil de l’autre côté de la tente me confirma que Otarine faisait de même. Je m’étais habitué aux désagréments de dormir avec mon amure quand je n’étais pas certain d’être en sécurité, je pris mon heaume et le temps de sortir un deuxième appel résonna, il provenait du coté le plus proche de la forêt, en même temps que je courais pour rejoindre le combat, j’étais accompagné par d’autres appels et des soldats qui sortaient de leurs tentes.

L’affrontement commença quelque instants avant notre arrivée, et la crainte m’envahit, c’était des êtres magiques, il y avait une hamadryade, armée d’une hallebarde totalement en bois, trois dryades avec de vraies épées, un serpent géant, quelques fées et trois rouganes, des sortes de petits loups-garous avec plus de poils, un visage plus humain et qui marchent à quatre pattes. L’hamadryade, avait la forme d’une grande et jolie fille avec les cheveux blonds et les yeux marron foncé, et bien que son arme en bois fût originale, elle découpa deux de mes hommes en quelques gestes. J’ordonnai à Otarine :
- Je m’occupe de l’hamadryade, toi prends le serpent.
- Bien sûr c’est toi qui t’occupes de la jolie fille et moi je dois me faire le reptile, plaisanta-t-il.

Le temps que j’arrive sur elle, elle avait déjà tué un autre soldat. Elle esquiva facilement mon premier coup et ensuite mon deuxième, puis elle riposta avec une rapidité incroyable mais pas assez, mon bouclier bloqua son coup. De près je voyais mieux son arme : son manche faisait penser à une branche, tordue et avec des petits bourgeons alors que la lame était taillée, mais le plus étonnant était sa résistance. Elle cognait contre mon bouclier d’acier avec une puissance qui me faisait vaciller, sans même s’émousser. Notre échange continua chacun essayant de trouver une faille chez l’autre combattant, elle donna un coup de sa lame que je parai puis elle tourna rapidement sur elle-même pour me donner un coup avec l’autre côté de sa hallebarde mais je réussis à l’esquiver. Deux de mes soldats la chargèrent, je l’assaillis de coups pour qu’elle ne puisse réagir mais elle réussit à utiliser ma précipitation pour me donner un coup de pied qui me fit tomber et essaya de frapper ma tête avec son arme, mais j’eus encore le temps de parer. Malheureusement mes deux alliés n’avaient pas des réflexes aussi affinés que moi le temps que je me relève ils étaient déjà tombés et ne se relèveraient plus jamais.

L’hamadryade récita un sort dans le langage des fées, je le connaissais assez pour reconnaître la langue mais pas assez pour la comprendre, en même temps qu’elle me frappait. De peur du sort je préférai éviter le coup plutôt que le parer, ce que je réussis en reculant d’un pas mais alors que sa lame passait devant moi, elle explosa en mille morceaux. Mon adversaire recula à son tour d’un pas et en une seconde la lame repoussa, mais aussi les petits copeaux de bois éparpillés autour de moi s’ouvrirent comme des graines pour faire pousser en un instant des lianes géantes qui s’enroulèrent autour de moi. Toutes mes tentatives pour m’en débarrasser se retrouvèrent infructueuses. Mon adversaire avait le visage déformé par la colère, elle était impatiente de me tuer. Alors que la peur me prenait, un trait flou passa près de moi. Il me fallut une seconde pour reprendre mes esprits : l’hamadryade avait une flèche en travers de la gorge, son expression s’était changée en terreur avant de s’effondrer, mes entraves s’effritèrent pour finir en poussière.

Regardant derrière moi je vis Rivorgue, mon meilleur tireur et mon seul arbalétrier, ses tirs auraient pu rendre les elfes jaloux et il était aussi le plus vieux de la division et bien qu’il ne partageait pas la plus part de mes principes, je lui faisais une complète confiance. Et vu les corps au sol jonchés de flèches et de carreaux, lui et ses partenaires archers avaient bien contribué au combat. Le dernier ennemi, une dryade, succomba sous la lame d’Otarine.

Je ne savais pas pourquoi ils avaient attaqué mais il y avait de nombreuses autres créatures magiques dans la forêt et normalement elles n’intervenaient que très rarement de leurs propres chefs. Si un groupe avait attaqué il y avait un meneur derrière, et il allait réattaquer. J’ordonnai à mes hommes :
- Rangez le campement vite fait, laissez le moins utile et laissez les corps.
- Qu’est-ce qui se passe, pourquoi ont-il attaqué ? demanda un homme
- Je ne sais pas mais il est trop risqué de rester ici et notre roi est peut être en danger, il faut rentrer au plus vite. Sur cette phrase tout le monde se mit à courir vers sa tente. Sauf Otarine qui s’approcha de moi :
- Tu es trop inquiet pour qu’il s’agisse seulement d’une possibilité d’attaque, je te connais il y autre chose, à moins que tu sois encore vexé qu’une fille t’es battue, dit il avec le sourire aux lèvres.
- Ce n’est pas qu’une possibilité je les ressens, ils se rassemblent et il y a trop de magie pour cette forêt ici. Si on reste on va devoir affronter l’armée qu’ils ont sûrement prévue pour les démons, on n’aura aucune chance. Gardes ton armure.

Mon enfance avec les sorciers m’avait apporté quelque pouvoir que je n’utilisai jamais tellement ils étaient faibles mais j’avais développé une sensibilité à la magie qui m’était souvent utile. L’armée fut prête plus rapidement que je l’espérais mais les forces de nos adversaires se rassemblaient aussi très vite, nous devions impérativement partir. Nous laissions derrière nous quelques tentes et affaires mais ce qui me blessa fut les corps de nos camarades qu’on dut abandonner, savoir que quelques un s’étaient recueillis sur eux me consola un peu, je n’avais pas eu le cœur à les en empêcher. Nous avions eu de la chance de ne pas avoir de blessés graves, cela nous permit de marcher vite. Le voyage se fit sans problème et le campement général fut enfin en vue. Il était bien plus grand que celui qu’on avait eu pendant la nuit, celui là était conçu pour beaucoup plus de personnes, l’on pouvait distinctement faire la différence entre le côté royal entouré des campements des soldats et celui qui hébergeait les paysans et le reste du peuple. L’on pouvait voir dans le ciel HurleFer et PlumeArdente, deux dragons qui étaient respectivement montés par Zank et Ivrisse. Le premier, une dragonne rouge était l’une des plus puissantes du royaume mais elle avait un fort caractère, seul Zank pouvait la monter, c’était le seul que je n’avais pas réussi à amadouer. Le deuxième était un dragon à plumes multicolores d’une gentillesse et d’une sagesse incroyable, il avait été mon professeur à plusieurs reprises.

Alors que nous rentrions enfin en sécurité notre général, Lytios escorté de deux guerriers mages, nous interpella :
- Vous revenez plus tôt que prévu, c’est excellent vous étiez les derniers et comme ça je n’aurai pas à envoyer un messager.
- Nous avions rempli notre mission mais des êtres magiques nous ont attaqués pendant la nuit.
- Je m’en doutais une autre de nos équipes a malencontreusement violé un sanctuaire des elfes. Ils nous ont attaqués aussi, nous les avons repoussés mais Ivrisse pense qu’ils se rassemblent, elle monte la garde avec Zang. Et il y a un changement de plan nous partons maintenant. il faut que vos soldats chargent toutes leurs affaires nous partons dans moins de deux heures puis vous escorterez l’arrière du convoi.
Il tourna des talons pour repartir, puis je répétai les ordres à mes hommes et attendis qu’ils se dispersent pour informer Otarine, qui n’avait plus son armure depuis quelques temps déjà, que j’irais voir le roi et lui demandai de ranger mes affaires. Il accepta, et je me mis en route pour les tentes impériales. Alors que je m’approchai des quartiers royaux, je sentis un puissant être magique qui s’approchait de moi. Je devinai vite que c’était PlumeArdente qui venait me voir, regardant au-dessus moi je le vis accélérer de plus en plus, la belle Ivrisse le chevauchant.

Quand ils furent proches du sol, elle se métamorphosa en un nuage de fumée puis le dragon commença à rapetisser. Les seules écailles que possédaient le dragon, sur le torse, disparurent pour de la peau, les plumes qui se trouvaient sur sa tête se transformèrent en cheveux pour finir comme une grande chevelure qui rejoignait les plumes dans le haut du dos. Ses pattes se changèrent en bras et en jambes, ses ongles se finissaient en pointes qui imitaient des griffes. Il possédait pour seuls habits ses plumes et il gardait ses ailes et sa queue bien qu’ils aient perdu beaucoup de leur volume, sa transformation semblait étrange mais était loin d’être laide. Ivrisse se reformait à ses côtés :
- Tu es enfin revenu mon petit chevalier, me dit-elle avec un sourire. Elle m’appelait comme ça depuis que je favorisais la voix de l’escrime à celle de la magie. C’est elle, quand j’étais enfant, qui m’avait élevé. Je la considérais comme une grande sœur, même si elle avait l’âge d’être ma grand-mère ; grâce à un sort elle ressemblait à une jeune femme de mon âge.
- Oui mais il a frôlé de peu la mort, ajouta PlumeArdente.
- Ce n’est pas comme si c’était la première fois et c’est parce que notre petit chevalier n’a jamais su résister au charme d’une jolie femme.
- Mais vous ça va ? l’attaque des elfes a dû être difficile.
- Non l’attaque était plutôt une mise en garde, aucun des deux côtés n’à eu de vraies pertes. ils sont venus avec plusieurs dragons, griffons et autres créatures volantes puis sont partis rapidement. Ils voulaient juste nous faire peur pour que nous partions, ils craignent surtout les démons, précisa le dragon.
- Pendant que vous irez à Cridor, moi et ma petite plume partirons voir les elfes. Pour essayer de détendre le conflit et même peut-être s’en faire des alliés. Mais pour l’instant on va te laisser, notre petit chevalier a un rendez-vous.
L’homme à plumes pris dans ses bras Ivrisse, puis s’envola. Sans attendre, j’entrais dans une des tentes voisines à celle du roi. Je commençais à ressentir une grande impatience, mon cœur se serrait, j’avais du mal à respirer et mes jambes que je ne sentais plus commencèrent à trembler. La seconde que je mis à parcourir la pièce des yeux me parut durer une éternité. Elle était remplie de femmes plus ou moins jeunes et plus ou moins belles, mais mes yeux n’en cherchaient qu’une. Et quand enfin je trouvais celle que je cherchais, mon cœur s’accéléra d’un seul coup, l’impatience fit place à l’excitation et mon esprit s’embrouilla. La cause de mes tourments me regardait déjà et elle avait un sourire doux et chaleureux à mon égard. Elle me fit signe de la suivre, et sans m’en rendre compte mes jambes lui obéirent sans aucune opposition. Nous rentrâmes dans la deuxième pièce, beaucoup plus petite, deux femmes qui discutaient sortirent en nous voyant rentrer, un sourire aux lèvres. La magnifique créature à qui je ne pouvais résister s’appelait Camillia elle était l’une des nombreuses suivantes du roi, mais la seule élue de mon cœur. Quand nous fûmes enfin seuls, elle me prit dans ses bras, malgré la lourde armure que je portais. Cette armure qui m’avait sauvé la vie de si nombreuses fois, mais qu’à cet instant je haïssais plus que tout car elle me séparait de celle que j’aimais. Et comme si elle pouvait lire dans mes pensées, elle releva la tête et posa ses lèvres contre les miennes pour m’embrasser tendrement. Toutes mes pensées s’évanouirent, plus rien ne comptait à part la chaleur de ses lèvres.

Quand elle desserra son étreinte, elle me souriait toujours, et me regarda pendant quelques secondes avant d’ajouter :
- Tu devrais y aller, le roi veut que tu ailles le voir avant que nous partions et moi je dois finir de me préparer.
- D’accord j’irai le voir, répondis-je reprenant mes esprits mais toujours sous l’effet euphorique de sa présence.
- Tu sais il t’aime bien, il a plus confiance en toi qu’en la plupart de ses généraux et conseillers. Tu es un bon capitaine, tu réussis toutes tes missions les plus compliquées, tu es fort, tu es intelligent et bien qu’il ne le voit pas tu es très beau. Me dit-elle avant de m’embrasser à nouveau puis de s’écarter de moi en ajoutant : tu peux utiliser le passage que nous utilisons pour aller voir directement notre roi.

Camillia alla rejoindre les autres femmes, je suivis donc son conseil. Une fois dans la tente du roi, les deux mages devant l’entrée principale, surpris de voir un homme prendre ce passage, mirent une main sur la poignée de leurs armes et mon sixième sens m’avertit qu’ils étaient prêts à utiliser des sorts. Puis après une seconde, ils reprirent leur position initiale. La tente était beaucoup plus décorée que les autres, des bannières et des drapeaux flottaient un peu partout. Il y avait même un tapis sur le sol, le passage où je me trouvais était propre mais de la terre mouillée imbibait les poils du tapis devant l’autre entrée. Seulement quelques chaises trônaient ici, autour d’une table très modeste pour un seigneur. Tout le contraire de l’abondante nourriture qui se trouvait sur la table et que le roi et sa famille mangeaient. Le roi se retourna pour me dire:
- Enfin te voila, viens manger avec nous.
- Je dois aller aider mes hommes pour se préparer au dé….
- Viens manger avec nous, répéta-t-il avec une voix encore plus grave qu’il avait à l’accoutumée.
- Bien mon seigneur.

Il était un bon roi mais il ne supportait pas qu’on ne lui obéisse pas. J’allai donc m’asseoir, à part Furagorne il y avait autour de la table son premier fils et futur roi, Cthugorne, qui était sombre et silencieux, à ses côtés Mila, sa femme, puis le deuxième fils Anathir. La femme du roi était morte depuis longtemps. J’avais déjà mangé à la table du roi et à chaque fois je m’étonnais de la différence entre le repas du roi et celui de l’armée. Je n’avais que peu d’appétit à cette idée, et le roi le remarqua :
- Je suppose que c’est par respect pour tes hommes que tu n’obéis pas à mes ordres. Mais ne t’inquiète pas je comprends, si je le pouvais je servirais tous mes hommes avec les mêmes plats que je mange. Il posa la cuisse de lapin qu’il avait dans la main, imité par tout le reste de la tablée à l’exception de Cthugorne et poursuivit : Certains de mes conseillers veulent qu’une fois la cité Cridor rejointe, je laisse mon armée là-bas pour que les elfes combattent les démons et les affaiblissent. Afin qu’on puisse reprendre nos terres plus facilement, j’aimerais avoir ton avis sur cette stratégie.
- J’y ai bien entendu déjà pensé, mais je pense que ça laisse beaucoup trop d’éléments au hasard. Nous ne savons pas ce qu’il y a sur le territoire des elfes, ils ont l’habitude de s’installer ou même garder de grandes puissances magiques qui pourraient aider les démons. Et si nous voulons reprendre nos terres il faudra repasser quoi qu’il arrive par le territoire des elfes et combattre les démons sur ce territoire sera loin d’être facile vue notre connaissance du terrain. Et pour finir notre destination est une cité pas un royaume, et même si on dit qu’elle est imprenable et autosuffisante, elle n’est pas conçue pour une armée aussi grande que la nôtre à long terme donc impossible de faire marche arrière.
- Oui, c’est aussi ce que je pensais mais ça me rassure que tu sois d’accord avec mon point de vue. Mais bon moi j’ai faim et tu dois sûrement avoir des préparatifs à finir donc tu peux disposer. J’espère qu’on pourra parler plus longuement une fois en sécurité à Cridor.
- Oui mon seigneur.

Après avoir salué tous les membres royaux, chacun d’eux me saluèrent à leur tour sauf, comme je l’avais deviné, le futur roi, Cthugorne. Puis je pus enfin rejoindre mon armée.

Tout se passa bien, nous marchions depuis quelques heures, au rythme lent qu’on peut attendre d’un convoi aussi grand. Comme me l’avait dit Ivrisse, elle était partie dans une direction opposée, en plein cœur de la forêt mais elle avait été accompagnée par trois autres sorciers avec leurs dragons. La moitié de nos pièces maîtresses étaient parties, il ne restait que Zang qui protégeait le roi, l’immense Ritord qui était en tête du convoi avec Mirror et ses dragons élémentaires et enfin Azathoth qui, gardait l’arrière tout comme moi. Le sorcier n’était pas le seul à nous accompagner mon armée et moi, il y avait aussi deux autres divisions, un général sur son cheval et avec ses deux gardes mages et un groupe de cinq guerriers mages. Nous avions dû disperser beaucoup de troupes pour sécuriser parfaitement tous les villageois. Le roi avait insisté pour que nous puissions voyager avec tout le peuple pour le protéger. Il aurait très bien pu partir avec son cheval et, escorté par des troupes d’élites et les dragons, il serait arrivé, il y a longtemps à Cridor.

Depuis quelques kilomètres je ressentais des forces autour de nous, qui n’appartenaient pas à la nature de ces lieux. Des Hurlements de dragons se firent entendre mais ce n’était pas un appel à l’aide : un combat se déroulait bel et bien mais les cris étaient dû à l’excitation de Rot, le dragon de Ritord. Par cette excitation je devinai que les attaquants n’étaient pas des démons, mais sûrement des bandits orcs, qui provenaient de leurs terres que nous longions. Ils devaient être nombreux pour oser s’attaquer à un aussi gros nombre d’ennemis même avec le conflit engendré par les démons sur leurs terres. Tant que nos alliés ne demandaient pas d’aide nous ne devions pas défaire la formation et attendre que les combats finissent. Après une vingtaine de minutes à peine je sentis un autre danger, et Azathoth avait dû le sentir aussi car quelques secondes après son dragon, Nyarlathotep hurla à son tour. Du ciel la menace était peut-être visible mais du sol on ne voyait rien, malgré cela tous les hommes étaient prêts à se battre et à l’affût du moindre signe suspect. Quand soudain apparurent, de l’autre côté de la carrière où nous nous trouvions, des démons. Ils chevauchaient des zèlgas, des énormes lézards démoniaques que chevauchaient certains démons.

Ces reptiles possédaient des crinières, le haut de leurs corps était puissant et musclé et même s’il ne fallait pas sous-estimer leurs mâchoires, le plus dangereux était leurs énormes griffes empoisonnées. Comme toutes les créatures démoniaques nous ne savions que peu de choses sur les zèlgas, jusqu'à leurs noms que nous ignorions jusqu'à ce que HurleFer, le plus vieux de nos dragons, nous l’apprenne comme la plus par des noms des autres démons. Les démons qui les chevauchaient étaient des énios, ils étaient tous assez fins ce qui les rendaient parfaits pour les missions d’attaque rapide comme celle que nous subissions à cet instant. Le détail le plus frappant était le manque de mâchoire inférieure, bien qu’ils aient des dents sur la mâchoire supérieure, leur cou rejoignaient directement cette dernière. Ils se nourrissaient en buvant le sang de leurs victimes grâce à des pieux qu’ils pouvaient sortir quand ils le désiraient, de leurs mains. Recouverts de très nombreuses cicatrices et certains amputés de quelques morceaux comme des oreilles, le nez ou même leurs doigts. Leur peau était blanche, presque grise et certains avaient des clous, des hameçons ou d’autres choses en métal qui parcouraient leurs corps. Des trous, dus à leurs blessures, parsemaient leurs cheveux sales et gras.

Nyarlathotep fonça sur la troupe d’adversaires, mais deux énormes guivres, plus grosses que la plupart des guivres que l’on pouvait voir, s’envolèrent du troupe de zèlgas. Elles étaient plus grosses que Nyarlathotep, qui était jeune comme son maitre mais pour compenser il possédait une puissance magique sûrement plus prometteuse que tous les autres sorciers. Sous ces deux menaces le dragon du reprendre de l’altitude pour se préparer à un combat aérien. Inquiet et pour remotiver un peu mes hommes j’ordonnai :
- Il ne faut pas les laisser passer ils vont vouloir nous traverser pour s’attaquer aux civils. Notre roi, notre peuple, nos familles comptent sur nous, il est de notre devoir de les tuer. Sur ces mots tout le monde courut au contact des démons. Puis j’interpelai Otarine :
- Quant à toi tu vas devoir utiliser toute ton armure, pour aider Azathoth, c’est trop dangereux nous n’aurons pas de renfort.
Il hocha la tête, puis s’arrêta, bien qu’il était derrière moi je savais ce qu’il faisait, il mit d’abord un genou à terre, puis posa sa main gauche au sol, sa main droite sur le visage et puis psalmodia dans un langage non magique :

Sainte épée
Qu’en ce lieu
Ta puissance s’abatte
Ta beauté s’illumine
Que ta force soit ma force
Que mes désirs deviennent leurs réalités
Ravis mon âme comme j’accable mes ennemis
Lave-moi de tout péché et accorde-moi ta pureté
Pour leur apprendre : la terreur, la douleur et l’admiration
Dans le sang et le sang.



Je sentis la magie en mouvement derrière moi, je savais que le sort était fini et même si j’avais déjà vu de nombreuses fois son armure je ne résistais pas à l’envie de la regarder encore une fois. Il était plus grand qu’avant, il devait faire un peu moins que trois mètres, aussi grand qu’un troll. Son armure, d’une blancheur absolue, recouverte de motifs dorés était sublime, bien plus belle que n’importe quelle armure de souverain, et sa cotte de maille que l’on pouvait voir à certains endroits était fine mais opaque. Deux grandes ailes, d’un blanc aussi pur que l’armure, ornait son dos, la partie supérieure des ailes recouverte par l’armure. Dans sa main droite il possédait une immense épée, sa lame couleur ivoire et la poignée dorée n’avaient rien à envier au reste de l’armure. Le morceau de l’armure du bras droit était différent du reste, il était encore plus gros, c’était de ce bras qu’il lançait ses sorts. Ses cheveux aussi changeaient : ils étaient beaucoup plus longs et dépassaient de son casque pour descendre plus bas que ses hanches, mais toujours aussi blonds. A cause de son heaume je n’avais jamais su comment était son visage, mais son armure dégageait une aura mélangeant crainte et fascination. Il se jeta en avant puis s’envola, survolant tous nos soldats il recommença à psalmodier :

Lumière aveuglante de la vie
Éclaire mon chemin
Protège-moi du danger
Et renvoie mes ennemis à l’obscurité infinie.



Son bras gauche se mit à briller et peu de temps avant le contact avec la horde ennemie des petites sphères lumineuses s’en détachèrent pour flotter dans les airs. Continuant sa course, qui continuait d’accélérer bien qu’il atteignait une vitesse déjà impressionnante, il frappa deux énios, les découpant d’un seul coup, eux et leurs montures sans la moindre difficulté. Puis il prit de l’altitude pour rejoindre le sorcier qui affrontait les reptiles volants. Et quand les démons se retrouvèrent au niveau des billes de lumière, ces dernières foncèrent chacune sur une cible, qui prirent instantanément feu, elles et leurs montures.

Le général qui commandait nos troupes restait en arrière mais ses deux gardes étaient partis rejoindre les autres mages, qui étaient avec moi et le capitaine d’une autre division, en tête. Le troisième capitaine lui était un archer et restait en arrière avec les autres archers et arbalétriers. Ayant quelques secondes devant moi avant le contact, je décidai de me concentrer pour envoyer un sort. Les mages n’avaient pas à se poser cette question, ils psalmodiaient déjà dans le langage magique des hommes, différents sorts, certains enchantaient même leurs armes, des épées s’enflammèrent ou s’illuminèrent.

Les mages préféraient enchanter leurs armes au dernier moment, c’était l’une des nombreuses différences entres eux et les sorciers, ces derniers préféraient envoûter leurs armes de manière plus durable comme l’étaient mon épée et mon bouclier. Cela permettait de ne pas gaspiller de la magie aux moments les plus importants, mais en contre partie le sort était généralement plus faible ou beaucoup plus compliqué à créer et pouvait même demander des sacrifices. Mais l’envoûtement permettait aussi d’armer des soldats qui ne connaissaient rien à la magie. Après avoir choisi mon sort et avoir récité la formule parfaitement, j’envoyai trois pieux d’énergie, qui allèrent exploser au contact de l’ennemi. Mais mon sort fut accompagné par les sorts des mages : des énormes boules de feu, des traits de foudres, des boules d’énergie, mais aussi des zèlgas qui se mirent à se secouer dans tous les sens et à attaquer leurs maîtres.

Une vague d’eau sortit de terre pour emprisonner un cavalier et sa monture pour les noyer et des armes des démons se mirent à voler et à frapper leurs anciens propriétaires. Il y avait bien plus de sort que de mages ce qui voulait dire que chacun des sept mages envoyait plusieurs sorts. Et aucun des sorts des magiciens ne frappèrent deux fois la même personne comme si ils pouvaient communiquer par la pensée, sauf l’un de mes projectiles qui frappa un démon déjà carbonisé par une boule de feu et qui explosa sans vraiment faire de dégât. Le deuxième tua aussi bien le démon que sa monture démoniaque, mélangeant le sang noir au sang du reptile, puis le dernier fut paré par une arme et ne blessa que légèrement la cible. Mon estime en prit un coup mais je savais qu’au corps à corps je me rattraperais, les mages savaient manier l’épée mais c’était leur magie qui était leur plus grande force.

Le combat n’avait pas encore commencé que nous avions déjà pris un léger avantage mais ils étaient toujours beaucoup plus nombreux que nous, même après que la première pluie de flèches ait fait tomber beaucoup d’énios, les zèlgas avaient une cuirasse d’écailles trop dures pour les flèches, qui rebondissaient dessus.

Ensuite je me focalisais sur ma première victime, qui elle aussi m’avait prit pour cible, et levait sa hache pour me frapper. J’interceptai son coup avec un coup de bouclier, le choc fut terrible, il me fit tomber, mais lui fut désarçonné de sa monture. La seule raison qui me permit de garder les idées claires était que mon bouclier magique diminuait l’impact. Le zèlgas seul fonça sur moi, qui était encore à terre, il me donna un coup de patte que je parai et alors qu’il allait frapper de son autre patte, je la lui découpai d’un seul coup, une giclée de sang inonda le sol pendant que l’animal hurlait. Je le finis en lui plantant ma lame dans son crâne puis après m’être relevé, je fonçai sur l’énios qui était encore sonné par le choc. Mais un autre zèlgas, avec un corps d’énios parsemé de flèches sur le dos, se mit sur mon chemin, et me donna un coup de griffe. Je l’esquivai puis lui tranchai la tête, recommençant à courir vers ma cible initiale, qui se relevait, essayant de se défendre en secouant maladroitement son arme mais toujours pas remise du choc et le bras dans un sale état, je n’eus aucune difficulté à être le plus rapide et à le tuer. Quand ils mourraient ou souffraient les énios ne criaient pas, mais on pouvait voir leurs côtes remuer et produire un bruit qui ressemble au chant d’une cigale. Ils ne représentaient pas une grande difficulté pour moi mais la bataille était loin d’être gagnée pour autant.

Beaucoup de soldats tombaient, certains justes à cause de simples blessures causées par les griffes empoisonnées des zèlgas, d’autres des coups des démons qui couraient dans tout les sens et semaient le chaos dans nos rangs. Je vis un mage tuer un zèlgas puis agripper la gorge de l’énios qui le montait, qui prit instantanément feu. Pendant plusieurs secondes le démon crépita pendant que le mage ne desserrait pas son étreinte et le regardait se consumer dans son étrange chant. Nous étions en train de perdre la bataille, quand je ressentis une puissante magie apparaitre, cette magie était trop importante pour être ignorée, je me dirigeai donc vers elle. Bien que quelques démons s’interposassent, je réussis à rejoindre la source de cette magie, suivi par le mage qui avait brûlé le démon, et qui avait eu la même idée que moi.

La source de magie était sous terre et allait bientôt sortir. Restant sur mes gardes, une forme aqueuse sortit de terre, mais elle prit rapidement forme humaine. Et je la reconnus aussitôt : c’était Mirror. Mirror était considéré comme le plus puissant sorcier de mon royaume, qui à l’origine était destiné à monter HurleFer, le plus puissant dragon mais ils ne réussirent jamais à s’associer. A la place il resta un sorcier sans dragon jusqu’aux jours où il trouva Néro, un dragon d’eau, puis plus tard il créa Floga, grâce au sang, à une plume et au souffle de PlumeArdente. Il avait aussi inventé une technique rare, il pouvait fusionner avec ses dragons élémentaires pour décupler ses pouvoirs, même si à cause de leurs natures opposées il ne pouvait utiliser la magie des deux en même temps. Voyant le mage prêt à l’attaquer je l’avertis :
- Non attends, il est avec nous c’est un sorcier, il me répondit d’un hochement de tête et partit.
- Merci, comment ça se passe ? m’interrogea-t-il vite.
- Mal, Azathoth et Odarine combattent de grosses guivres et je ne sais pas comment ça se passe et ici nous sommes submergés et désordonnés.

Sans dire un mot, Néro sortit de lui et s’envola rejoindre le combat aérien. Sous sa cape noire, ses mains s’enflammèrent et des flammèches s’allumèrent dans ses yeux lui donnant l’aspect d’un démon. Il tendit la main vers un vrai démon et dit « entomo fotia », pour une raison que je ne connaissais pas il lançait ses sorts en grec sans avoir besoin d’utiliser le langage magique, en même temps qu’il prononçait ces mots des runes argentés apparurent sur sa cape. Des envoutements pour augmentaient la puissance de ces sorts. La victime commença à convulser et à gonfler pour finir par exploser, libérant une centaine de petites lucioles de feu qui commencèrent par bruler le reptile de la victime précédant puis se dispersèrent pour attaquer tous les créatures ennemies. Voyant le danger deux cavaliers foncèrent sur nous, et exactement comme les mages avait fait au début du combat, je savais instinctivement lequel était pour moi et lequel Mirror allait tuer. Il ne me fallut pas longtemps pour les tuer, puis je fonçai sur un autre qui venait de tuer l’un de mes hommes, je continuai à tuer tout ce que je pouvais. Depuis que Mirror était là, le nombre de morts par brulure augmentait et peu de temps après notre séparation Néro, Otarin et Azathoth revinrent et nous reprîmes le dessus.

Quand le combat fut enfin terminé des morts s’étendaient partout, des invocations de Mirror s’éteignirent il y avait en plus des lucioles, qui étaient bien plus nombreuses que la première fois où il les avait créées, des chiens et des oiseaux de feu. Une horrible odeur de brûlé flottait dans l’air, le général donnait des ordres pour réorganiser les troupes. Des corps s’étalaient plus loin que la zone de combat comme je l’avais prévu , certains avaient essayé de foncer sur les civils mais des flèches les en avaient empêché, mais aussi le général qui avait du sang sur sa lame. Malheureusement, il avait aussi perdu son cheval qui était allongé par terre, une blessure sur le flan surement causée par un zèlgas. Le mage qui était avec moi lors de l’apparition de Mirror vient vers moi :
- Tu te débrouilles bien avec une lame pour un sorcier.
- Je ne suis pas un sorcier, j’ai juste été élevé par eux.
- Ce n’est pas ce qu’on dit sur toi. Et tu utilisais bien des sorts pendant la bataille. Mais ce n’est pas grave, je venais juste pour te dire que j’ai été fier de combatre au cotés du puissant Mirror et du Héros de Lomirta. Je me nome Siphirain. Puis il me tendit la main que je serrai avec plaisir.
Il me surprit par son attitude ; la plupart du temps les mages et les sorciers ne se côtoyaient pas trop, bien qu’il n’y avait pas de vraies raisons , plus une sorte d’habitude. Et ce changement était loin de me déplaire. Et pour le surnom de Héros, qui était un peu exagéré ,peu de gens m’appelaient comme ça ; Il venait du fait que lors d’un problème dans le royaume avec des êtres magiques, on m’envoyait souvent, normalement on envoyait un sorcier, et rarement un mage qu’on considérait comme des soldats d’élites qui protègent les nobles et qui possédaient moins de connaissances que mes anciens professeurs, mais les sorciers avaient aussi une mauvaise réputation due à des rumeurs sur leurs magies qui seraient malsaines. Alors que moi je possédais les connaissances des sorciers sans en utiliser les pouvoirs, ce qui me rendait très populaire parmi le peuple de Lomirta.

Quand nous pûmes enfin partir, nous passâmes prêt du combat de l’avant du convoi. L’odeur de brulé était pire, et il y avait aussi bien plus de corps calcinés et mis à l’écart, presque exclusivement de ça. Mais l’on pouvait quand même reconnaitre que c’était bien des orcs. Otarine qui portait son armure normale marchait à mes cotés :
- Alors Otarine, qu’est que ça fait qu’un sorcier te sauve la vie.
- Je ne vois pas ce que tu veux dire c’est moi qui est allé sauver l’autre des guivres et ce n’est pas le sorcier qui m’ a sauvé mais son dragon.
Le voyage fut long et difficile, bien que nous ne subissions plus d’attaque, nous avions perdu beaucoup d’hommes depuis le début de la guerre et surtout lors de la dernière bataille, qui lors de la première nuit continuait à faire des morts, les soldats trop empoisonnés pour que les sorciers ou les guérisseurs puissent les soigner, succombaient. Au bout de trois jours nous arrivâmes enfin à notre destination. Nous n’eûmes aucune nouvelle d’Ivrisse et des autres sorciers qui l’accompagnaient. L’on pouvait voir le Mont Touchétoile, où se trouvait Cridor, depuis longtemps, sans compter qu’elle choquait dans le paysage, une si grande montagne entourée de prairie sans aucune de ses sœurs autour. C’était l’une de ces montagnes si haute qu’elles dépassaient les nuages et se cachaient du reste du monde, beaucoup disaient que seuls les dragons avait le droit de monter à de telles hauteurs et que si un autre être escaladait la montagne il recevrait une malédiction qui le condamnerait à bientôt mourir de la main d’un dragon.

La cité en elle-même était beaucoup plus difficile à repérer. Elle ne se trouvait pas sur la montagne mais dedans et il n’y avait aucune indication, si on ne connaissait pas la route il devait être très difficile de la trouver. Mais nous passâmes près de plusieurs maisons, il devait surement connaitre le passage. Le roi et surement certains sorciers et autres connaissaient la route, nous pûmes donc avancer sans demander notre chemin. Je me forçais à mémoriser le trajet, un tel renseignement pourrait être utile pour plus tard. Arrivé à la grande porte sculptée dans un flanc de la montagne abrupte, les dragons s’envolèrent vers le haut de la montagne pour prendre un autre passage puis ce fut notre tour d’entrer. Et alors que je m’attendais à quelque chose de plutôt lugubre, l’intérieur était lumineux et coquet. Des Soldats de Cridor placèrent les gradés personnes importantes dans des chambres, toujours accompagnés de leurs gardes du corps, les soldats dans des casernes et les paysans des maisons, dans ou hors du château, pour y travailler.

Pendant la nuit, un sentiment étrange me réveilla, quelque chose, dans le château, m’attirait. Et bien que ces souterrains soient un labyrinthe pour un non initiè, habituellement un garde nous escortait. Après avoir traversé quelques salles et un escalier je me retrouvais devant un autre escalier mais celui la en spirale, il y avait autre chose une puissance magique incroyable se trouvait en haut de cet escalier. En le montant je découvris qu’il était immensément grand, et plus je le montais plus je me disais qu’il y a avait une puissance qu’un seul être ne pouvait posséder. Je ne sus pas combien de temps je mis pour le monter, arrivé en haut il y avait une trappe au plafond et une fois qu’on la poussait, on rentrait dans une pièce sombre, aucune torche pour dissiper l’ombre. Quand mes yeux furent un peu habitué à l’obscurité je remarquai un objet, m’en rapprochant lentement, je vis une ombre bouger dans les ténèbres, elle continuait de se faufiler autour de moi de ses pas silencieux. Elle était un peu plus grande qu’un homme, elle se rapprochait de moi petit à petit, jusqu'à que je sente son souffle sur moi et entende ses grognements.

D’un seul coup la lumière s’alluma, le plafond pourtant de pierre se nouait dans une mer de feu. L’ombre s’était remplacée par un dragon multicolore, c’était un dragon arc en ciel. Je ne connaissais cette espèce que grâce à mes livres, celui là était jeune, le haut de la tête et le dos jusqu’aux ailes était bleu, autour du bleu et le reste du dos était vert ensuite le reste du corps était un dégradé de l’arc en ciel. Sur le visage le dégradé était si rapide qu’il était presque exclusivement bleu et rouge.
- Tu dois être un sorcier et pas des moindres pour être aussi près de TrancheAube et encore en vie .Me dit une voie enfantine derrière moi.
- Je ne suis pas un sorcier mais j’ai déjà monté des dragons si c’est ça que tu voulais dire. Sans me retourner ne voulant pas tourner le dos aux dragons.
- Quoi que tu sois il t’aime bien, même avec moi il n’est pas aussi familier.
- Vous n’êtes pas proche de votre dragon c’est étrange. Le dragon se retourna et parti se recoucher dans ce qui lui servait de lit, un grand crâne surement celui d’un géant.
- Ce n’est pas mon dragon, il n’appartient à personne, mais peut-être qu’il va bientôt le trouver.

Je me retournai et vis enfin mon interlocuteur, c’était une petite fille charmante, mais il était facile de deviner que ce n’était qu’une apparence tout comme Ivrisse ,elle devait se cacher derrière un sort. Mais il y avait autre chose quelque chose de vicieux, une aura malfaisante autour d’elle, elle était capable du pire derrière ses airs d’enfant innocente. Et alors que j’allai lui répondre la lumière s’éteignit et je me retrouvais en bas du long escalier en spirale, une voix résonna dans ma tête :
- Et au fait je m’appelle SarahKay.

Après cette escapade nocturne je décidai d’aller me recoucher. Lors des deux jours suivants Ivrisse revenu, les elfes acceptaient notre alliance et bien d’autres groupes nous rejoignaient, soit des mercenaires en recherche de récompenses, certains avait peur des démons et voulaient leur porter une grosse attaque ou même tout simplement des alliés. Le trajet ne dura à peine plus qu’une journée sans les enfants et les vieillards. Quelques troupes étaient restées a Cridor comme la sorcière que j’avais rencontrer lors de ma première nuit au château, mais TrancheAube m’avait suivie et était déterminé à combattre à mes cotés. Nous montions un campement sur le territoire des elfes, d’autres troupes continuaient d’arriver, je fus surpris de voir des orcs et même un géant s’unir avec des elfes pour combattre alors que d’habitude ils se détestaient. Ivrisse nous appris que les démons nous avaient remarqués et qu’ils réunissaient aussi toutes leurs forces. Le lendemain la bataille finale allait se produire.

Les premiers rayons du soleil nous éclairaient et nous plongeaient dans une douce chaleur, rien ne présageait du massacre qui allait se produire. L’herbe à nos pieds se noierait bientôt dans des flots de sang puis, les larmes des survivants les laveront comme pour essayer d’effacer ce qui s’y est passé. Mais cette journée sera l’une de celle que l’on ne peut purifier sa mémoire, aucun Edens ne pourra pas nous réveiller du cauchemard perpétuel dans lequel cette bataille nous plongera. Seule la douce délivrance de notre dernier souffle nous offrira le repos que mérite chaque combattant qui défendra la vie sous la funeste lumière de cette journée.

Les deux armées se faisaient face, et ce fut les démons qui ouvrirent l’offensive en nous chargeant, des pluies de flèches et des sorts s’envolèrent des deux côtés, causant les premiers morts. Mais la vraie hécatombe se produisit lors du contact entre les deux camps. Des démons de toutes sortes, de toutes tailles et de toutes formes différentes s’enchainèrent devant moi mais avec je me sentais plus fort que jamais avec un dragon à mes cotés, et aucun ne résistait à mon épée.

Dans le camp des démons, il y avait aussi des humains, qui avaient donnés leurs âmes aux démons, et seule une carcasse vide dénuée de toute humanité. Ces goules ne représentaient pas une grande difficulté, mais un humain, qui portait les emblèmes des démons trouva mon chemin. Celui-là était clairement différent des goules, il n’était pas en décomposition et portait une lame couleur ébène, mais ce ne fut pas moi qui croisa le fer en premier avec lui, mon général Lytios qui le combattait, je cru d’abord le lui laisser mais je vis les deux mages qui devaient le protéger au sol dans une marre de leurs sangs. A cette vue je compris qu’il ne pouvait le battre seul, car même s’il était un guerrier averti, l’âge l’avait affaibli. Mais le temps que j’arrive l’aider, l’arme noire transperçait déjà le corps encore tremblant de Lytios.

Sentant la colère monter en moi, j’engageai le combat avec lui mais après quelques échanges avec lui je compris pourquoi il ne souffrait d’encore aucune blessure. Il me fit une botte qui lui ouvrit une faille dans ma défense, et je vis sa lame se rapprocher de ma gorge sans que je puisse rien faire, et alors que j’attendais que ma mort vienne. TrancheAube heurta mon adversaire, et je compris en ressentant ces pensées qu’il pensait qu’on pourrait le battre si on se battait ensemble. Mais c’était impossible personne ne pourra jamais le battre, il était bien trop fort. Je restais paralysé pendant que l’humain maudit qui s’était fait pousser des ailes se battait dans les airs seul contre mon dragon. Mais très rapidement mon dragon se fit battre, il tomba sur le sol une blessure lui traversant le corps. Se fut le tour de PlumeArdente et de Ivrisse de le combattre mais même eux ne réussir pas à le battre, aucun sort n’avait d’effet sur lui et sa rapidité était à toute épreuve. Alors que le dragon à plume et sa sorcière gisaient par terre, je commençais à penser à Camillia je ne voulais pas qu’elle meurt, et le courage me revenu. Alors que je me relevai je sentis la douleur de mon dragon disparaitre, puis il se posa près de moi. Ensemble, nous foncions sur le démon, et en nous voyant il eut un rictus de colère, il se lança sur mon dragon. Après quelques instants de lutte TrancheAube réussit à le plaquer un instant au sol et en profitant je lui coupais les ailes, le démon, ne pouvait plus voler, repoussa le dragon pour se jeter sur moi enchainant les coups brutaux. Mais cette fois j’arrivais à rivaliser avec lui, j’étais calme et confiant alors que lui était énervé et blessé, puis TrancheAube l’inonda de flamme et sous la douleur le démon mit un genou à terre et profitant de cette faiblesse je lui tranchai la tête.

Sa mort fit un effet partout chez les démons, bien qu’ils continuaient de se battre ils avaient comme perdus espoir et nous prenions le dessus. Peu à peu le reste des démons s’enfuirent surement retournant d’où ils venaient.

*FIN*




Je remercie énormément Pureswan qui ma aidé et corrigé énormément de fautes.

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#3 06-02-2014 06:46:02

 Neyilla
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Re: Sondage du Concours d'Ecriture

TEXTE 3



VISION



Douleur intense, vrillant les tréfonds de mon être, de chacune de mes cellules. Elle finie par devenir familière et d'une certaine façon rassurante... Si elle est là c'est que je respire encore. Faiblement et avec difficulté, aspirant goulûment l'air de mes poumons perforés. Je sens le sang qui s'écoule par mes naseaux, il forme des bulles quand je respire. Gluant et tiède il s'infiltre dans ma gueule. J'arrive encore à sentir son goût ferreux sur ma langue. Brusquement il y en a trop, j'ai un hoquet de surprise avant de tousser. Dans les ténèbres de ma défaite il me faut un long moment pour retrouver ma respiration douloureuse et pénible.

J'essaye alors de me concentrer sur le reste de mon corps, mes muscles sont tétanisés d'efforts et de fatigue. L'une de mes pattes arrières je ne la sent plus ; je sens sa présence sous mon corps écailleux, sa forme mais, elle inerte. Mes ailes sont brisées en plusieurs endroits et leurs nervures déchirées. Si j'arrivais à m'envoler je ne sais combien je pourrais faire de battements d'ailes avant de m'écraser sur le sol.

"- Le sol... ce mot n'a plus de sens..."

J'éclate en sanglot, en étendant ma propre voix, brisée et éteinte. J'essaye d'ouvrir un œil. Je n'en ai plus qu'un, le droit étant aveugle depuis trois jours, perdu lors de l'un des nombreux assauts que nous avons menés. Mon œil unique s'emplit de larme avant même d'avoir pu observer les alentours, car je ne les connais que trop bien. Je peux ressentir contre mon corps la froideur de mes compagnons défunts, je peux sentir à travers l'odeur de mon propre sang celle de la mort et de la pourriture. Je hisse un peu ma tête avec beaucoup d'efforts. Le sol n'est rien de plus qu'un amoncellement de cadavres de dragons, de toutes couleurs, tailles et âges. Du bébé dragon au légendaire, notre espèce est représentée dans toute sa variété... Corps déchiquetés et sans vie baignant dans une lueur à la nuance sépia nimbée de nostalgie.

"- Sépia ? Mais lors du dernier assaut c'était lavande et avant vert d'eau et... Je ne me souviens plus.
Combien de temps ? Combien d'assauts ? Combien d'explosions soniques ? Depuis combien de temps je survie ?"


Je me recroqueville pour récupérer. Je suis moi et je suis encore en vie, je dois me préserver pour ensuite repartir à l'assaut. Avant de sombrer j'ai un souvenir fugace de mon ancienne vie.

*************************************************************

Je me prélasse dans les rayons de l'astre du jour bienfaiteur. Observant avec paresse le vol d'un papillon, dans la plaine en contrebas de la caverne que j'habite avec mes sœurs et mon unique frère. Pour l'heure, ces magnifiques créatures dragoniques sont absentes. Elles s'occupent soit à parachever leurs entraînements dans l'une des aptitudes nécessaires à la bonne exécution de leurs missions exploratoires soit à jauger, avec le plus de justesse possible, leur potentiel adversaire avant de lancer le cri de défi annonciateur, au cœur de la lice du village des sorciers, d'un duel entre dragons... Duel toujours mortel dans cette famille d'ailleurs... Au grand damne de notre maître humain, c'est parfois leur mort qu'ils récoltent. Heureusement cet humain possède le pouvoir des courants magiques et peut donc ramener des rivages du sommeil éternel ses turbulents compagnons à écailles adorant jouer avec les frontières de la vie.

D'un lent et méthodique bâillement mon corps aux écailles couleurs de l'arc en ciel se replonge dans son sommeil bienfaiteur. Pour que l'oeuf que j'abrite puisse être pondu il me faudra toutes mes forces.

Un tohu-bohu m'éveille brutalement. Je mets un moment avant de comprendre les raisons de ce déferlement de grognements sourds et plaintifs, bruits de griffes et claquements de mâchoires sonores qui envahissent le corridor de la demeure minérale. Mes yeux d'or se remplissent d'un voile sombre, l'un des miens à franchir le seuil du trépas, détrempant le sable jaune de l'arène de son sang... Mes sœurs l'ont ramené avec célérité pour permettre sa résurrection.

Alerté par le bruit de ses colossaux enfants, notre humain émerge de son laboratoire magique. Prenant la mesure du problème d'un rapide regard puis s'en retournant prestement chercher le nécessaire. Parchemin en main, notre humain psalmodie l'incantation magique qui permet d'insuffler de nouveau la vie à l'unique mâle de sa tribu. Une fois ce dernier remis sur ses pattes nous lui laissons reprendre ses esprits tout en demandant à ses sœurs les causes de sa mortelle défaite. C'est avec un froncement de sourcils que notre humain se retourna vers la créature écailleuse.

"Tu es le seul garçon de la famille et pourtant tu cherches encore à te différencier... Si cela continue je vais te rebaptiser Hélianthe, toi qui passe ton temps à te pavaner en prenant bien garde à ce que les rayons du soleil fassent luire ta robe d'or pour faire tourner la tête de ces demoiselles célibataires !!
Créfieu, concentre toi donc sur ton adversaire cela évitera ces mises à morts stupides..."


****************************************************************

Un sentiment de perte irrémédiable, le goût de la solitude. Je respire toujours aussi mal mais, pas à cause de mes blessures physiques. J'ai perdu toute ma famille et plus aucune magie désormais ne peut me les ramener. La magie a désertée notre monde...

"- Plus aucune magie ne fonctionne depuis ton arrivée Hexagone des Ténèbres ! Mais, à la fin, qu'es-tu ? "

Tel est le hurlement que je pousse malgré ma fatigue.

Je regarde de nouveau avec mon œil unique, vers le ciel cette fois. Je cherche l'objet de notre mort, cette chose inconnue qui est soudainement apparue dans notre ciel. Elle est là encore et toujours, une espèce de mirage d'ondes chaleureuses l'entourant. Un grésillement faible est perceptible dans l'air.

"- Forme étrange tu te recharges. J'ignore ton fonctionnement réel, je sais juste que ce grésillement va s'amplifier et à son paroxysme il va exploser envoyant à travers notre monde une décharge sonore qui détruira nos âmes et nos corps. Notre ciel changera alors de couleur et le cycle recommencera...
Tu as tué tous les humains, sorciers, serviteurs et paysans, en quatre cycles maximum. J'ignore combien de dragons sont encore en vie...
Quel est ton but ? Quel est le sens de ton existence ?"


Les larmes coulent sur mes écailles.

"- Je connais le sens de la mienne... Et tu m'as tout fait perdre..."

Des brides de mon passé, proche ou lointain je ne saurais le dire refirent surface. C'était un slogan qui circulait à une époque dans le village. À l'époque j'en avais été blessé. Me comparer moi et mes semblables à une substance néfaste pouvait sembler drôle d'un certain point de vue, mais pas pour moi. Je m'étais refermée en moi-même. Ma famille avait tout fait pour me faire sortir de cet état et avec patience et douceur elle y était parvenue.

Longtemps les ténèbres avaient habité mon cœur, pendant que d'autres vivaient joyeusement en pleine lumière. Pensant ne pas le mériter, repliée sur moi-même, j'avais rejeté inconsciemment cette vie de joie. C'est, cette joyeuse lumière, que ma famille m'avait offerte. Ce faisant l'ombre de mon cœur avait été révélée.

J'étais moi et ce qui importait n'était pas ce que pensaient les autres. Non c'est ce que je pensais de moi-même. Ombre et lumière se partagent nos cœurs, l'une ne peut vivre sans l'autre et inversement. De leur union nait l'équilibre, notre propre équilibre, notre propre réalité.

"- Le chemin fut long et quand enfin je revivais, acceptant la vie telle qu'elle est, tu apparais... Forme hexagonale flottant dans les airs apportant le son de la mort dans ton sillage."

Alors, venant du plus profond de mon être un grognement s'éleva. Il s'accompagna de l'éveil de mon corps meurtri et mortellement blessé. Je me redressais en pensant à ceux et celles qui m'avaient été enlevés, à ceux que je ne connaissais pas et dont les corps recouvraient le sol d'un linceul pourrissant. J'étais en vie, j'étais moi et je ne pouvais permettre qu'une chose inconnue tue encore. Alors que je savais enfin où diriger les pas de ma propre vie.

Debout, les naseaux fumant de colère je dirigeais mon rugissement vers la forme mystérieuse. Le son dans l'air gonflait rapidement il allait bientôt exploser. Je sentais une sensation étrange parcourir mes écailles, des petits éclairs se formaient, l'attaque de la chose était imminente. Il fallait frapper avant...

Je perçus alors mêlé au mien d'autres rugissements, je n'étais pas le seul
dragon survivant. En m'élançant vers le ciel lançant mes dernières forces dans mon attaque, qui me serait fatale, je ressentis un débordement d'affection pour mes semblables dont je pouvais voir les silhouettes se découper dans le ciel. Je changeais alors la modulation de mon rugissement. Au lieu de cracher ma rage à cet Hexagone mystérieux, je transmis à ces dragons, dont j'ignorais tout hormis notre lien d'espèce, ma joie de les savoir en vie et réunit dans le même élan...
D'autres dragons avaient eux aussi entamé le même chant. Lequel avait lancé ce chant en premier ? Aucune idée et cela importait peu, nous étions vivants et unis...

Le son de mort s'intensifia, les éclairs grandir. En opposition notre chant d'amour et d'espoir s'intensifia alors.

Un claquement, un éclair lumineux, une décharge d'émotions...

*
*
*

L'odeur de l'herbe fraîche, le souffle du vent sur la membrane de mes ailes, le soleil à son zénith. Je suis devant notre caverne, j'entends ma famille. Dans le ciel aucune forme étrangère.

"- Un rêve ? J'ai du m'endormir... Pourtant, j'avais des sensations si réelles..."

Un long instant de flottement avec une sensation étrange sur mes écailles, un léger gout de sang dans ma gueule...

Puis j'entendis les miens m'appeler. Je les rejoignis espérant que ce n'était qu'un rêve.

"- Oui, un simple rêve..."

En mon cœur une autre phrase se forma, qui me glaça le sang "- Non... Une vision..."



*FIN*

Dernière modification par Neyilla (06-02-2014 07:12:39)


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#4 06-02-2014 06:46:08

 Neyilla
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Re: Sondage du Concours d'Ecriture

TEXTE 4



La guerre des couleurs.

A la veille du printemps, je me couche en pensant au lendemain. Jour de liesse et le début des beaux jours.

Du moins je le pensai.

Réveillée de bonne heure , j'enfile mes pantoufles en peau de renne, tellement douces, en pensant que c'était la dernière fois que je les portes. Mes jolies babouches roses m'attendent en ce début de printemps.

Je regarde par ma "petite" fenêtre , surprise la nuit est encore là. Aucun signe de lumière , je ne vois ni mon mouton rouge, ni mon âne nounout, le noir est si dense.

J'enfile rapidement ma robe de sorcière, dessinée par notre fameuse Thalissa, une artiste reconnue dans notre village .

Je sors le noir est là et bien là. Lourd, pesant, ne laissant rien passer de la belle lueur naissante qui devait déjà poindre.

J'ouvre la porte ou dort mon très cher Dragon, lui aussi me dit qu'il sent qu'une chose étrange se passe.

Après une bonne dose de caresses, je l'enfourche.Il faut que l'on comprenne pourquoi le printemps avait manqué sa naissance .

Il renifle longuement avant de décoller, et d'un coup de ses ailes si puissantes, il m'élève dans le ciel ténébreux.

Après beaucoup de doute, il survole dans un endroit si sombre, qu'il fallut qu'il crache quelques flammes pour que je sache ou nous étions .

Nous survolons la tour de l'hiver , au faîte de celle ci , se trouve un dragon noir, noir de l'hiver , noir de la mort.
Il se dresse fièrement , toutes ailes déployées en pensant nous impressionner

-"cette année le printemps ne reviendras pas, tel est mon choix"

Devant ses yeux si noirs et féroces, je ne dis rien.

Chuchotant à l'oreille de mon Dragon, je lui demande de faire plusieurs fois le tour de ce monstre .

Je me rapproche doucement de lui, tout en douceur, sans rien laisser passer de notre effroi .

je me poste devant lui le regarde droit dans les yeux , je sors de mon sac offert par les reines du printemps Morganec et Médusa , une douce fleur que Menra m'avait offert en me disant qu'elle me servirait un jour.

Je la montre à ce monstre noir debout sur sa tour.

Et là je vois dans son regard un instant de doute, et petit à petit, je vois naître une lueur d'espoir, de bonheur , d'amour.

Dans le ciel une percée de lumière commence à naître, un peu de bleu puis un rayon de soleil, le ciel s'illumina de mille feu (je suis obligée de mettre les lunettes de soleil que mon ami Minibig m'avait offert), Enfin c'est une autre histoire,bref .

Et sans combattre, sans une goutte de sang , juste un regard, juste la fleur du bonheur, on a retrouvé le printemps.

La lumière à gagner sur la noirceur.

A notre retour à notre village tout le monde est là .

Le premier sorcier qui me tend les mains c'est mon âme sœur, il m'offre la plus belle fleur celle de son cœur.

*FIN*

Dernière modification par Neyilla (06-02-2014 07:17:26)


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#5 06-02-2014 06:46:14

 Neyilla
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Re: Sondage du Concours d'Ecriture

TEXTE 5



La guerre des moutons

En ce temps de grâce (ou de graisse) ou les prairies étaient abondantes et les rivières encore claires, vivaient deux clans de moutons :
Les tondus et les non tondus
Les non tondus gardaient jalousement leur fameux trésor : la toison d’o, qui durant l’hiver, le « Grand hiver » leurs procurait la Chaleur !

Moi, Mouton Rouge, seigneur des agneaux et surtout des « tondus » je vais vous conter la fameuse guerre de la « toison d’or »

Après que j'aie envoyé Émissaire le Bouc les informer de ma déclaration de guerre, leur réponse fut assez tranchante, surtout pour ce pauvre Émissaire …ils me renvoyèrent ses cornes !
Alors que j'étais assis dans ma tente et que je réfléchissais à la meilleure tactique de guerre, Une jeune servante s’approcha de moi pour m'apporter le fameux lait que l’on avait volé aux Vaches.
-Seigneur ? Un peu de lait ?
-Oui bien volontiers… mais tu es nouvelle, je ne t’ai jamais vue ! Comment t’appelles-tu ?
-Elaine, je m’appelle Elaine et je suis une brebis comme les autres
-Pourquoi pars-tu? Reste ici ! J'ai tant besoin d'une amie!

Quelques secondes plus tard, mon second rentra subitement dans la tente avec le Dynamiteur que j’avais demandé plus tôt: une idée avait germé dans mon esprit machiavélique : détruire le fameux pont ou les « Tondus » passaient chaque jour pour aller gracieusement brouter l’herbe grasse.

Mes ordres étaient clairs, faire sauter le pont à la nuit tombée !
Le dynamiteur et Panurge allèrent donc faire sauter le pont
- Alors ? Tu as bien compris : tu branches le fil rouge sur le bouton rouge, le fil vert sur le bouton vert, tu appuies et paf !
- Oui ! Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil vert sur le bouton vert.
Quelques minutes plus tard le pont avait enfin disparu !!

Victoire !!!! Mais on a gagné une bataille ! Pas la guerre !

Le lendemain les Non Tondus chargèrent sur mon camp et là ce fut le carnage (quelque soit le camp) certains moutons (du camp des non tondus) se sont fait tondre; quant aux miens ils ont été capturés pour tisser la laine.

Bande de couards !

La guerre fut reportée au lendemain car chez nous, on ne fait jamais la guerre la nuit, car c'est à ce moment là que notre ennemi commun, le loup, rôde!
Mon troupeau était en train de paniquer ! Entrant dans la bergerie, il y avait un terrible brouhaha.
- Silence ! Les agneaux !

Mais pendant la nuit, une autre idée aussi machiavélique avait germé dans mon esprit, construire un mouton gigantesque et glisser quelques intrépides soldats pour rentrer dans leur bergerie, en leur faisant croire que c’était un geste de paix ! Et dans la nuit, leur voler enfin « mon précieux »!

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Avec l’aide des petits cochons (esclaves d’une autre guerre, je ne m'en rappelle plus la raison):

Ils me construisirent mon fameux Mouton en bois, puis avec l’aide des nains (une autre guerre, une autre histoire) Le Mouton de trois (j’ai eu l'idée de l'appeler comme ça grâce aux cochons) fut terminé.
- Seigneur ? Le nain porte quoi ?
- Eh bien, Le mouton de trois !!
Ils le portèrent jusque devant la bergerie ennemie. Et je me suis glissé dedans avec mes meilleurs soldats.
Nous attendîmes quelques heures avant le lever du soleil et le seigneur ennemi accueillit mon cadeau avec une grande joie.
Toute la bergerie adverse applaudit ce noble geste ! Et nous attendions la nuit tombée pour pouvoir sortir.

La nuit arriva enfin, où nous pouvions sortir : À pas de loup (sans faire de jeu de mot) nous allâmes dans la bergerie principale ou était accrochée la fameuse toison d’or; et c’est avec plaisir que je décrochai enfin « mon précieuuuuuux »

Mais la garde du seigneur des moutons noirs se réveilla et le combat s’engagea ! Il y eut des coups de cornes mal placés, des coups de sabots… Uniquement des coups bas, en fait.
C’est alors qu’un bélier fit son entrée sur la scène: il chargea et quelques uns de mes soldats volèrent hors de la bergerie.

-Seigneur ? Ils sont sur la frontière, où enterre-t-on les survivants ? Chez nous ou chez eux ?
Mais je n'eus pas le temps de répondre car le chef des moutons noirs arriva, furieux d'avoir été réveillé (d'autant que nous avions eule culot de prendre sa toison).

-Comment oses-tu ? Mouton Rouge !!!

Et il me chargea ! Je réussi à esquiver son premier assaut et je m’apprêtai moi aussi à charger ! Nos charges respectives firent trembler le sol et le choc fut violent ! A demi assommé, je lui mis un coup de sabot bien placé mais ce couard m’en a mît un aussi très très mal placé (Adieu Elaine).
Je lui mis un coup de corne là ou j'étais sûr qu’il n’aurait plus de descendance lui non plus ! Œil pour œil ! Dent pour dent !

-La toison est à moi maintenant, Mouton noir !

Mouton noir capitula. Cependant nous fîmes la paix : la toison serait pour tout le monde ! Car le Grand Hiver arrive bientôt et tout le monde avait besoin de la toison.

Je repartis avec mes soldats, la toison sur le dos, et nous chantions un chant de victoire !

Marie avait un petit agneau
Petit agneau, petit agneau
Marie avait un petit agneau
Blanc comme neige, il était beau.



Panurge me posa la question :
-Chef, comment on fait pour devenir chef? Chef?
-Le flaire !!!

*FIN*

Dernière modification par Neyilla (06-02-2014 07:21:29)


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#6 15-02-2014 10:48:35

 Neyilla
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Mess.: 18769

Tekmatey




Re: Sondage du Concours d'Ecriture

Et ben alors ? Cela vote pas ici hum Alors qu'ils ce sont donnés tant de mal pour écrire ces textes hum


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#7 15-02-2014 11:26:56

 Thalissa
Grand mage
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Mess.: 1415


Re: Sondage du Concours d'Ecriture

voté depuis longtemps mais si tu veux, je peux encore voter^^


Ne fais pas aux autres ce que tu n'as pas envie que l'on te fasse!
http://thalissa.art-1976.over-blog.com/
http://img4.hostingpics.net/pics/126873nainportequoi2.jpg

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#8 15-02-2014 13:31:51

 petite
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Mess.: 2855




Re: Sondage du Concours d'Ecriture

pfiouuuu   ca fait de la lecture dite donc

a vote

langue le 5 je le connais


http://img10.imageshack.us/img10/2378/fghfj.jpghttp://moe.mabul.org/up/moe/2009/12/21/img-1551451ngdb.jpg

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#9 16-02-2014 14:03:07

 Shani
sorcier confirmé
Lieu: France
Inscrit(e) le: 11-09-2013
Mess.: 162

Re: Sondage du Concours d'Ecriture

A voté aussi.
Vraiment bravo a tous les participants  j'ai passé un bon moment à vous lire :-)

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#10 16-02-2014 17:19:58

 Menra
Modérateur
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Inscrit(e) le: 24-01-2009
Mess.: 6361

Moriarty




Re: Sondage du Concours d'Ecriture

Je compte bien lire et voter mais je pourrais surement pas avant le week end prochain au moins... donc si ça dérange pas j'aimerais bien que la fermeture des votes puisse m'attendre, mais sinon tant pis :p


                                                        http://www.drakemaster.net/i/smileys/148482_url.gif                                                 
https://zupimages.net/up/22/26/kmnx.png

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#11 16-02-2014 20:49:17

 Nathaniel
Maitre sorcier
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Mess.: 274

Re: Sondage du Concours d'Ecriture

Vu qu'il n'y a que 13 voies au total pour l'instant, ton souhait risque d'être exaucé.

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#12 16-02-2014 22:33:10

 MINIbig
Maitre mage
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Mess.: 1575




Re: Sondage du Concours d'Ecriture

A voté et bravo aux écrivains bien


Roi des Sangliers. 1er du nom.

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#13 17-02-2014 07:03:01

 Neyilla
Modérateur
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Mess.: 18769

Tekmatey




Re: Sondage du Concours d'Ecriture

Merci aux votants et sans problème menra on t'attend smile


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#14 19-02-2014 17:57:31

 Pureswan
sorcier confirmé
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Mess.: 184


Re: Sondage du Concours d'Ecriture

A voté aussi! smile Bravo à tout le monde (et je tiens à dire que le texte 3 m'a donné des frissons)


Calvin : You can't just turn on creativity like a faucet. You have to be in the right mood.
Hobbes : What mood is that?
Calvin : Last-minute panic.

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#15 23-02-2014 16:48:41

 Neyilla
Modérateur
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Tekmatey




Re: Sondage du Concours d'Ecriture

menra tu as eu le temps de lire ?


https://zupimages.net/up/20/09/3jmr.gif Il a survécu ! A bas le zombie ! Vive le Mini-Raton ! http://zupimages.net/up/17/44/1pcy.jpg

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#16 23-02-2014 17:56:28

 Menra
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Moriarty




Re: Sondage du Concours d'Ecriture

Du tout hmm J'devrais avoir le temps dans la semaine (quand je serais vraiment en vacances...), là je suis sur mon compte rendu ... Mais sinon tant pis, j'veux pas tout retarder non plus ^^'

(Et puis vois si mon vote peut changer le classement, sinon si mon vote n'influera pas mets le classement je les lirais plus tard :p )

Dernière modification par Menra (23-02-2014 17:57:54)


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#17 23-02-2014 18:21:38

 Neyilla
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Re: Sondage du Concours d'Ecriture

Je clos le 1 mars wink


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#18 23-02-2014 18:23:51

 Menra
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Moriarty




Re: Sondage du Concours d'Ecriture

Ok, merci beaucoup bisous


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#19 26-02-2014 15:20:42

 Menra
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Moriarty




Re: Sondage du Concours d'Ecriture

Bon, double post, saylemal, mais je SUIS le mal. Na.

Alors enfin voilà mon vote ! Mais d'abord, mon avis sur les textes ...

TEXTE 1 :
Bof ... J'ai pas du tout accroché ... Et les fautes d'orthographe, les faux raccords (Certains passage à la 1ère personne, d'autres à la 3e ...) et mots manquants n'arrangent rien sad
J'ai trouvé l'histoire générale pas trop mal, ça donnait pas mal de possibilités, mais au final c'est survolé, ça manque de détails, d'ambiance, de pensée, et de réflexion ...
Le personnage principal trouve sa mère disparue presque en claquant des doigts,  apprends qu'elle a voulu le tuer en quelques phrases pas très argumentées sans vraiment qu'on sente du regret et lui part défendre le peuple de sa mère ? La crédibilité en prend un coup aussi ...
Et puis bon, les noms genre "Oblivion" ...

'fin bref, c'est dommage, 'faudrait essayer la prochaine fois d'accrocher un peu plus, d'y passer peut-être un peu plus de temps mais de détailler un peu l'idée, je pense wink

TEXTE 2 :
Il reste quelques fautes d'orthographe mais l'histoire est bien racontée, tombe pas dans le facile, s'attarde un peu dans les détails aidant ainsi à installer l'ambiance ... Très réussi, j'aime beaucoup ! smile

TEXTE 3 :
Encore quelques rares fautes d'orthographe là aussi mais je trouve ce texte super bien raconté ! Le point de vue de la dragonne mourante est bien exprimé,  la présence de la guerre est bien transmise à travers la souffrance de la dragonne ... Sans parler des références à l'univers de DM (parchemin de résurrection, stades de bébé à légendaire .. Magnifique !

TEXTE 4 :
Superbe ! Un coup de cœur, quelques rares fautes repérées mais l'histoire est poétique la guerre insérée dans une idée beaucoup plus originale et poétique (oui, je sais, je l'ai déjà dit.) sans une goutte de sang, à peine quelques effluves de peinture et hommages échappés big_smile
Vraiment bravo. top

TEXTE 5 :
Quelques fautes d'orthographe là encore (le premier qui vote en disant qu'il a sélectionné selon ce critère, je le renvois en cours de français. discret ) mais histoire très drôle, avec de magnifiques jeux de mots, sur notre mouton rouge tant aimé. Un bémol ceci dit, il ne boit pas du lait volé aux vache mais du CAFÉ ! faux

Mon vote ira donc après mûre réflexion (et dures hésitations) bien entendu au texte 4 (Pas d'hésitation pour celui là, comme je l'ai dit, coup de cœur langue ), mais aussi au texte 3 que j'aime beaucoup. Je renie le 5 après longue hésitation pour manque de café (et devoir de sélection, aussi.)

Voilà voilà pour mon avis, en tout cas bravo à tous ! top


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#20 26-02-2014 15:27:04

 Neyilla
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Tekmatey




Re: Sondage du Concours d'Ecriture

Des mots manquants c'est à dire ? Non car c'est possible que ce soit de ma faute certain mots ce sont transformé en smiley et ma fallut les replacer en tant que mot j'en ai donc peut être oublier hmm


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